Clarté inaugure un nouveau moyen de réalité virtuelle, qui peut être utilisé en mode collaboratif. L’occasion de montrer des applications industrielles dans le domaine du bâtiment ou du design et d’ouvrir la porte à des applications novatrices avec une interface cérébrale.
Clarté, le centre de recherche en réalité virtuelle et en réalité augmentée basé à Laval (53) vient d’inaugurer un nouvel équipement immersif, le SAS 3+. Il s’agit d’une salle de réunion collaborative (VRC – Virtual Collaborative Room), qui est dotée des meilleurs équipements du moment.
Elle comporte 4 écrans en verre parfaitement plans de 4 mètres de haut par 3 mètres de large. 8 projecteurs Barco tri-DLP, d’une puissance lumineuse de 12 000 lumens avec une résolution de 1 920 x 1 200 pixels, pilotés par un cluster graphique de 9 nœuds haute performance, offrent une précision et un réalisme impressionnants. Notons que la résolution augmente en fonction de la distance de l’utilisateur aux écrans (pixels de 1,5 mm dans les premiers 1,80 m). Le système de suivi de l’utilisateur (tracking) utilise quant lui 6 caméras ART, dont deux situées dans les angles inferieurs de la face frontale, contre 4 dans l’équipement précédent. Cela permet d’avoir un meilleur suivit du point de vue de l’utilisateur et une capture beaucoup plus efficace de ses mouvements.
Elle comporte 4 écrans en verre parfaitement plans de 4 mètres de haut par 3 mètres de large. 8 projecteurs Barco tri-DLP, d’une puissance lumineuse de 12 000 lumens avec une résolution de 1 920 x 1 200 pixels, pilotés par un cluster graphique de 9 nœuds haute performance, offrent une précision et un réalisme impressionnants. Notons que la résolution augmente en fonction de la distance de l’utilisateur aux écrans (pixels de 1,5 mm dans les premiers 1,80 m). Le système de suivi de l’utilisateur (tracking) utilise quant lui 6 caméras ART, dont deux situées dans les angles inferieurs de la face frontale, contre 4 dans l’équipement précédent. Cela permet d’avoir un meilleur suivit du point de vue de l’utilisateur et une capture beaucoup plus efficace de ses mouvements.
| S'immerger au coeur de la maquette numérique |
La grande hauteur de cet équipement permettra une immersion beaucoup plus efficace, très intéressante dans les applications d'aménagement de locaux ou de formation à la maintenance d'équipements complexes. La très haute résolution sera quant à elle intéressante pour le rendu photo-réaliste de maquettes 3D complexes, ainsi que pour les applications liées au design.
La réalité virtuelle sur le chantier
Un certain nombre d'applications industrielles ont été présentées lors de l'inauguration pour montrer le potentiel d'un tel équipement. Ainsi Saint Gobain Recherche l'utilise dans le domaine du bâtiment pour valider la mise en œuvre de systèmes d'isolation thermique par l'extérieur (ITE).
| Evaluer différentes technologies d'isolation par l'extérieur sur site ... virtuel |
L'objectif premier est de disposer d'une application de démonstration des potentialités de la technologie ITE sur des situations réalistes de mise en œuvre. Les objectifs d'exploitation seront ensuite de comparer différents systèmes d'ITE et d'expérimenter plusieurs hypothèses de réalisation.
Faciliter le travail des designers
Le carrossier Gruau utilise quant à lui cet équipement dans le cadre du projet VR4D (Virtual Reality for Design) pour valider l'aménagement intérieur de son nouveau microbus. Il est notamment utilisé par les designers qui peuvent ainsi concevoir des pièces en situation. L'outil AirPen leur permet de réaliser des tracés à main levée dans l'espace virtuel en matérialisant de manière filaire en 3D un objet ou une zone de passage. Des aides logicielles permettent de compenser les imprécisions de tracé dues à l'absence de retour d'efforts. Ainsi des contraintes cinématiques sur les manipulations ont été systématisées sur tous les outils.
Faciliter le travail des designers
Le carrossier Gruau utilise quant à lui cet équipement dans le cadre du projet VR4D (Virtual Reality for Design) pour valider l'aménagement intérieur de son nouveau microbus. Il est notamment utilisé par les designers qui peuvent ainsi concevoir des pièces en situation. L'outil AirPen leur permet de réaliser des tracés à main levée dans l'espace virtuel en matérialisant de manière filaire en 3D un objet ou une zone de passage. Des aides logicielles permettent de compenser les imprécisions de tracé dues à l'absence de retour d'efforts. Ainsi des contraintes cinématiques sur les manipulations ont été systématisées sur tous les outils.
| Faciliter le travail des designers |
Enfin pour ne pas perturber la vision du projet par l'utilisateur, les menus de commande s'affichent sur un iPod fixé au bras du designer. Toutes les fonctionnalités de l'application sont ainsi disponibles, tout en offrant un grand confort d'utilisation. Un confort accru est aussi apporté par le développement d'une méthode de reconnaissance de l'intention des gestes de l'utilisateur. Celle-ci appliquée à de nombreux outils (déformation, déplacement...) permet de limiter l'utilisation abusive de widgets et d'interfaces.
Dans le cadre du projet VR4D, Gruau a utilisé cet équipement immersif pour valider le positionnement des sièges de son microbus, l'accessibilité des personnes handicapées, l'ergonomie du siège du conducteur et divers positionnements des équipements du tableau de bord.
Vers la réalité virtuelle collaborative
Clarté a aussi montré une application de travail collaboratif entre son SAS 3+ basé à Laval et la salle de réalité virtuelle Lives de Dassault Systèmes située à Vélizy (78). Travaillant depuis plus de 3 ans sur une approche collaborative de la réalité virtuelle, Clarté a montré son progiciel ICE3 qui gère une session collaborative à distance, rendant cohérent les déplacements d'objets sur des sites différents, ainsi que les modifications d'outils ou de contexte.
Dans le cadre du projet VR4D, Gruau a utilisé cet équipement immersif pour valider le positionnement des sièges de son microbus, l'accessibilité des personnes handicapées, l'ergonomie du siège du conducteur et divers positionnements des équipements du tableau de bord.
Vers la réalité virtuelle collaborative
Clarté a aussi montré une application de travail collaboratif entre son SAS 3+ basé à Laval et la salle de réalité virtuelle Lives de Dassault Systèmes située à Vélizy (78). Travaillant depuis plus de 3 ans sur une approche collaborative de la réalité virtuelle, Clarté a montré son progiciel ICE3 qui gère une session collaborative à distance, rendant cohérent les déplacements d'objets sur des sites différents, ainsi que les modifications d'outils ou de contexte.
| Lorsque la réalité virtuelle devient collaborative |
L'objectif de la démonstration était de montrer comment deux équipes distantes pouvaient collaborer sur la conception d'un poste de production en simulant le positionnement d'équipements et d'opérateurs, en les plaçant en conditions opérationnelles et en les faisant travailler ensemble. De telles applications sont en cours de déploiement chez des industriels tels PSA ou Saint Gobain.
Un pilotage cérébral
Et les applications d'un tel équipement n'ont pas fini de nous étonner. Clarté travaille ainsi avec l'Inriaà Rennes dans le cadre du projet OPenVIBE2 sur une interface cérébrale. L'objectif est de montrer comment une activité cérébrale liée à des mouvements réels ou imaginaires des pieds peut être mesurée et utilisée pour piloter une interface cerveau/ordinateur.
Un pilotage cérébral
Et les applications d'un tel équipement n'ont pas fini de nous étonner. Clarté travaille ainsi avec l'Inriaà Rennes dans le cadre du projet OPenVIBE2 sur une interface cérébrale. L'objectif est de montrer comment une activité cérébrale liée à des mouvements réels ou imaginaires des pieds peut être mesurée et utilisée pour piloter une interface cerveau/ordinateur.
| Pourra-t-on un jour piloter une application informatique par la pensée ? |
Jean-François Prevéraud
Pour en savoir plus : http://www.clarte.asso.fr