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lundi 11 octobre 2010

Miroir, dis moi si je vais bien




Parmi les prochains produits High Tech à sortir, nombre d’entre eux seront peut être des objets de tous les jours. C’est ainsi que Ming-Zher Poh, étudiant au MIT, a fait d’un objet courant un outil d’aide médicale.


Après beaucoup de réflexion, un traitement d’image sophistiqué associé à une simple caméra lui ont permis d’afficher de nouvelles fonctions sur un simple miroir. “Le système mesure de légers changements de luminosité produits par la circulation sanguine dans les vaisseaux du visage. ”
Le pouls, la respiration et la pression artérielle sont ainsi mesurés sans l’aide d’aucun capteur. Les données sont alors affichées sur le miroir dans lequel est placée la caméra.

À Douai et ailleurs, la conquête des bornes électriques pour autos

À Douai et ailleurs, la conquête des bornes électriques pour autos


La voiture électrique offre de nouvelles perspectives aux fabricants de matériel électrique, qui se mettent en ordre de bataille pour proposer à temps des bornes de recharge pour faire rouler les véhicules du futur.



Dès 2015, la France veut se doter d'un million de points de recharge pour les voitures électriques, vedettes du Salon de l'automobile à Paris, dont les livraisons devraient débuter dans quelques mois. « Il faudra deux bornes par véhicule, compte tenu des différents usages », estime Olivier Le Berre, directeur marketing France de Legrand.


Comme il est estimé que 8 à 10 millions de véhicules seront commercialisés dans le monde, « nous sommes sur un marché d'équipements (initial) compris entre 15 à 20 millions de bornes », ajoute-t-il. Selon le cabinet d'études ABI Research, le marché des installations de recharge pour voitures électriques atteindra 11,75 milliards de dollars d'ici cinq ans. Une aubaine pour les géants français du matériel électrique, comme Schneider Electric ou Legrand, qui y voient un relais de croissance pour les années à venir.


DBT, « poil à gratter » du secteur
Face à eux, prennent place aussi des petits poucets, à l'instar de DBT, la PME de Douai, qui se veut « poil à gratter » du secteur. Depuis les premières expériences pilote dans les années 1990, « nous sommes les seuls à être restés (sur ce secteur) et à maintenir nos bornes », explique son PDG Hervé Borgoltz, sur son stand du Mondial de l'auto. La société de 45 employés et 11 millions d'euros de chiffre d'affaires revendique « le plus gros parc de bornes installées du monde », avec 6 000 bornes de recharge, qui, faute de quatre roues, servent surtout aux deux roues.

Le marché des bornes de recharge pâtit encore de l'absence de normes techniques communes. C'est pourquoi Schneider, Legrand et l'italien Scame ont fondé EV Plug Alliance, un regroupement d'une quinzaine de groupes défendant un standard européen de prise haute sécurité. Fin mai, les pays de l'Union européenne ont promis à Bruxelles de trouver une solution harmonisée d'ici mi-2011. Selon M. Le Berre, le secteur se développe malgré tout. «  Dans ces marchés très nouveaux, il faut savoir avancer sur tous les dossiers en même temps. »



Gestion intelligente de l'énergie

Pas du tout présents dans les batteries pour voitures électriques, terrain de jeu de groupes comme Saft ou Bolloré, les fabricants de matériel électrique veulent proposer des panoplies complètes de bornes: pour usage public ou privé, à recharge lente ou rapide, avec différents modes de paiement ou systèmes de sécurité. Par exemple, la borne Green'UP de Legrand, commercialisée en juillet 2011, « se décline en trois versions: une version habitat, une version parking privé ou public et une version pour se brancher directement sur la voirie », détaille Olivier Le Berre. De son côté, outre leur simplicité et leur sécurité, Schneider Electric met l'accent sur la « gestion intelligente de l'énergie » intégrée dans ses bornes.
Se déployant dans les « smart grids », les réseaux électriques intelligents, le groupe explique que ces bornes seront capables d'adapter la puissance de charge en fonction des besoins du véhicule et de la disponibilité du réseau électrique. Le conducteur pourra aussi être prévenu par ordinateur ou portable des bornes disponibles et du moment où la charge est terminée. La voiture électrique « est à terme un marché en devenir à ne pas rater pour des opérateurs comme Legrand ou Schneider, mais son développement va être assez lent », prévoit Philippe Gattet, directeur d'études au cabinet Xerfi.

Quand la décoration de gâteaux devient un automatisme

Ce décorateur automatique de gâteaux va vous rappeler le spirographe de votre enfance.
Pour la touche finale, le bras mécanique de la machine dépose des perles de sucre sur la surface du gâteau.


Automatic Cake Decorator

Quand la bière sert à se chauffer

Une brasserie a eu l’idée d’utiliser les déchets de la fabrication de la bière pour produire de l’énergie. Selon elle, chaque foyer a besoin pour se chauffer et cuisiner l'équivalent de déchets de 600 pintes de bières.

Si l'on dit souvent que l’alcool (avec modération bien sûr) sert à se réchauffer, désormais, il pourrait surtout servir à se chauffer ! Une brasserie située à l’est de l'Angleterre a décidé d’utiliser les déchets de la fabrication de la bière pour produire de l’énergie à destination de la cuisine et du chauffage de nombreux foyers. 

En partenariat avec British Gas, le projet prévoit de transformer en gaz les résidus d'orge utilisés dans la fabrication de la bière. Selon la brasserie, les déchets de 600 pintes de bières sont nécessaires pour combler les besoins d’une famille. 


Le but final est de pouvoir alimenter la brasserie uniquement avec du biogaz, tout en injectant 60% du gaz produit dans le réseau national. Et pour boucler la boucle, les déchets de l’usine de biogaz pourraient servir, à leur tour, aux agriculteurs comme engrais pour la culture de l'orge avec lequel on réalise… la bière.