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mardi 17 mai 2011

CoolEfficiency remporte le Grand Prix de l'Innovation

CoolEfficiency remporte le Grand Prix de l'InnovationPrésidé par Vincent Grégoire, le jury du Grand Prix de l'Innovation a récompensé la marque Siemens le jeudi 28 avril à la foire de Paris pour ses inventions en matière de froid.
Classé A++, le réfrigérateur coolEfficiency permet de réaliser jusqu'à 60% d'économies d'énergie par rapport à la classe A.

Sa consommation en électricité est inférieure à celle d'une ampoule de 20 W (soit 17,9 W/h) ! Ce nouvel appareil garantit également une réduction des émissions de CO2 de près de 80 kg par an.

Le secret de sa très faible consommation réside dans l'alliance de plusieurs éléments et innovations. Le combiné coolEfficiency possède 2 circuits de froid indépendants évitant ainsi toute déperdition de froid inutile renforcés par une meilleure isolation des zones sensibles. Le compresseur à vitesse variable allié au repositionnement de l'évaporateur et à l'optimisation du condensateur ont considérablement amélioré les performances de l'appareil. Autre nouveauté, le système lowFrost réduit fortement laformation de givre dans le congélateur pour un entretien facilité, évitant ainsi la surconsommation d’électricité.

La technologie novatrice powerVentilation assure quant à elle, un air brassé de haut en bas le long de la paroi arrière du réfrigérateur garantissant ainsi une homogénéité et une descente en température supérieure à celles d'un appareil conventionnel.
CoolEfficiency remporte le Grand Prix de l'Innovation

Ensuite, le tiroir coolBox permet de conserver les denrées délicates comme le poisson, la viande et la charcuterie entre2°C et 3°C, sans transmission d'odeur. Dans le tiroir crisperBox, les légumes restent frais plus longtemps grâce àun taux d'humidité ajustable, gardant ainsi tout leur croquant et leurs qualités nutritives.

D'un grande modularité, la nouvelle clayette flexShelf paut être tirée à tout moment pour offrir un espace de rangement supplémentaire si nécessaire. Le balconnet s'ajuste facilement même chargé.
CoolEfficiency remporte le Grand Prix de l'Innovation

Enfin, avec sa porte inox anti-trace, le coolEfficiency arbore un design moderne qui séduira les amateurs du genre.

lundi 18 avril 2011

Les Smartphones bientôt rechargés à l’énergie solaire

Un film transparent révolutionnaire permet de recharger un téléphone à la lumière du jour. Il devrait être commercialisé à partir de 2012. La plupart des acteurs de la téléphonie se sont empressés de remplir le carnet de commandes de la start-up


Il avoue être d’un naturel optimiste. Pourtant, Ludovic Deblois était loin d’imaginer le succès fulgurant de Wysips, sa start-up implantée à Aix-en-Provence. Primée lors du salon CTIA Wireless, la technologie Wysips permet d’intégrer un film photovoltaïque transparent sur les écrans de téléphones mobiles afin de recharger l’appareil de façon autonome. Cette technologie pourrait être industrialisée d’ici un an.

Face aux géants de l’industrie mobile, une start-up française, Wysips (What You See Is Photovoltaic Surface), a remporté le CTIA Wireless, dans la catégorie « Enterprise & Vertical Market: Green Telecom & Smart Energy Solutions, Apps & Hardware », un grand concours international de l’innovation mobile qui récompense chaque année, à Orlando, les projets les plus innovants en matière de technologie mobile. Breveté en 2006, son procédé lenticulaire qui inclut des cellules solaires photovoltaïques dans un film transparent suffisamment fin (100 microns) pour ne pas perturber le fonctionnement de la couche tactile, et sans incidence sur la luminosité, permet de produire de l’énergie afin de recharger un téléphone mobile de façon autonome. Ce film très fin, et posé pendant la fabrication du téléphone, captera la lumière du jour qui rechargera intégralement un iPhone en six heures.

Dans la mouvance écolo, le film photovoltaïque de Ludovic Deblois a de quoi séduire les foules. « Cela nous plaisait de développer l’énergie solaire pour les besoins de la vie quotidienne, raconte le président et fondateur de la start-up. Même si rien n’est écrit à l’avance, nous avions envie d’y croire. » Dans le « nous », il inclut le Géo Trouvetou de la bande, Joël Gilbert, un astrophysicien de 55 ans. C’est lui qui a imaginé le film révolutionnaire. En 2006, à deux, et avec une dizaine de développeurs, ils ont porté ce projet jusqu’au dépôt du brevet et la victoire du concours « devant tous les grands pontes du milieu ».

Des centaines de milliers de commandes

La plupart de ces magnats de la téléphonie se sont d’ailleurs empressés de remplir le carnet de commandes de Ludovic Deblois. « J’ai déjà plusieurs centaines de milliers de commandes », assure-t-il, ravi. Et pour cause : sans impacter sur la luminosité de l’écran, ni sur son aspect tactile, le petit bijou technologique et écolo sera vendu aux constructeurs à moins d’un euro pour un smartphone. Un argument de taille pour les industriels de la téléphonie mobile. Un opérateur américain est d’ailleurs déjà sur les rangs pour être le premier à proposer des téléphones dotés du fameux film solaire. Mais pour le fondateur de Wysips, il n’est pas question d’être exclusif. « Nous sommes aussi en pleine négociation avec des opérateurs européens, certaines grandes marques d’iBook ainsi que l’un des leaders de l’affichage publicitaire », précise Ludovic Deblois. « Les premières unités devraient être commercialisées en France en septembre 2012, lance-t-il. En 2013, nous produirons de très gros volumes. »

D’ici là, le patron de Wysips envisage de recruter une vingtaine de personnes en vue de préparer des « préséries ». Puis, en début d’année prochaine, il devrait lancer la production intensive de films photovoltaïques avec de nouveaux emplois à la clé et l’achat d’une nouvelle structure pour assurer la production dans la région Paca. « Nous visons 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à partir de 2014, assure-t-il. Notre objectif est de suivre la même courbe que le tactile, qui est passée de 9 à 70 % en cinq ans. » Un horizon prometteur pour le trentenaire d’Aix qui conclu dans un murmure : « C’est vrai qu’on est content ! »

Un procédé universel aux multiples applications

Si le démonstrateur primé ne s’applique aujourd’hui qu’aux téléphones mobiles, à terme, tous les écrans pourraient produire de l’énergie. En fait, Wysips apparait comme un procédé universel qui, avec un rendement de 10 % (soit 100 W/m2), est capable de transformer n'importe quel support en surface photovoltaïque sans en changer l'aspect. De nombreux produits peuvent ainsi acquérir une totale indépendance énergétique ainsi que de nouvelles fonctionnalités grâce à l'énergie solaire ainsi produite.

L’équipe Wysips travaille d’ailleurs sur l’intégration de cette technologies avec des films souples ou rigides, dont l’épaisseur varie de 0,1 à 0,5 millimètres, sur des supports très divers. Écrans, verre, tissus, voiles, plastiques, composites… sont susceptibles de devenir des matériaux producteurs d'énergie photovoltaïque.

Par exemple, la technologie Wysips permettrait de rendre autonomes les stores des bâtiments, évitant ainsi la réalisation de travaux normalement nécessaires à l’installation des produits classiques (la motorisation fonctionnerait grâce à l’énergie captée par les éléments constituant le store devenu photovoltaïque). Complexes sportifs, bâtiments culturels ou tertiaires… pourraient ainsi produire leur propre énergie et fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage ou au fonctionnement d’équipements électroniques.

Intégrée au textile, cette technologie permettrait également de proposer des vêtements intelligents producteurs d’énergie, autorisant ainsi pompiers ou médecins à recharger des équipements de première nécessité.

Autre application potentielle : le mobilier et la communication. Des cellules photovoltaïques intégrées dans ces produits permettraient de proposer des nouvelles fonctions : tente de camping intégrant une source lumineuse, table de jardin avec prise électrique, parasol éclaireur… Et appliquée aux surfaces publicitaires fixes (panneaux) ou mobiles (transport), Wysips donnerait à l’image une fonction nouvelle : la production d’énergie dédiée à l'autonomie de ces matériels, mais aussi à la production d'une énergie complémentaire permettant l’ajout de fonctionnalités (éclairage, vidéo surveillance, bornes WiFi…).

Appliquée au yachting motorisé et intégrée sur le pont du navire, la technologie Wysips pourrait fournir une partie de l’énergie électrique nécessaire à la propulsion. Pour les voiliers, elle pourrait constituer une source d'énergie complémentaire pour des moteurs hybrides, garantir l'autonomie de certains équipements de bord (éclairage, radio, GPS…), alimenter des stabilisateurs ou des unités de secours (lampe flash, radio, désalinisateur ...).

Filiale de SunPartner, groupe spécialisé dans la recherche, la mise au point et l’exploitation de solutions innovantes dans le domaine de l’énergie solaire, la société Wysips, implantée à Aix-en-Provence, pourrait démarrer des projets industriels relativement rapidement. Ludovic Deblois espère d’ailleurs voir son système intégré dans des produits commercialisés d’ici les douze prochains mois.

vendredi 1 avril 2011

Une feuille artificielle qui peut chauffer une maison


Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé une feuille artificielle qui produit de l’énergie dix fois plus vite que la photosynthèse naturelle, et qui pourrait créer assez d’énergie pour chauffer une maison pendant un jour.

Un scientifique nommé John Turneravait déjà créé la première feuille artificielle il y a plus d’une décennie, mais celle des chercheurs du MIT est plus petite, plus puissante et moins chère que celle de Turner.
Le professeur Daniel Norcera a récemment présenté son modèle lors du meeting annuel de l’American Chemical Society en Californie. Il s’agit d’un appareil solaire sophistiqué de la taille d’une carte à jouer que l’on laisse flotter dans un récipient d’eau. Un peu à la manière de la photosynthèse réalisée par une feuille naturelle, la feuille utilise la lumière du soleil pour séparer les deux composants essentiels de l’eau, l’oxygène et l’hydrogène, qui sont ensuite utilisés pour produire de l’électricité.

La conception de ce nouveau prototype, qui contient également de la silicone du silicium et des circuits électroniques, a été possible grâce à la découverte de nouveaux catalyseurs puissants et bon marché en nickel et en cobalt. La feuille a fonctionné pendant au moins 45 heures d’affilée sans s’arrêter au cours des tests préliminaires. Norcera estime qu’avec quatre litres d’eau, une feuille pourrait produire assez d’électricité pour une maison dans un pays en développement pendant un jour. Il n’en fallait pas plus pour que certains tabloïds britanniques s’extasient: «Des scientifiques prétendent avoir trouvé le “Saint Graal” de la science avec une feuille artificielle qui pourrait transformer chaque maison britannique en sa propre centrale», écrit le Daily Mail.

L'invention peut sembler trop belle pour être vraie, mais elle est bien réelle et est déjà en passe d’être commercialisée. Wired.co.uk rapporte que le géant indien Tata Group a déjà passé un accord avec le chercheur du MIT pour construire une centrale électrique de la taille d’un réfrigérateur au cours des prochains 18 mois. Pour le moment, Nocera vise principalement les pays en développement:
«Notre but est de faire de chaque maison sa propre centrale électrique. On peut imaginer des villages en Inde et en Afrique dans un futur proche achetant des systèmes de production d’électricité basiques et abordables à partir de cette technologie.»
Photo: Jatropha hybrid - Leaf detail (129 DAS)/tonrulkens via Flickr CC License by

lundi 28 mars 2011

Sunpartner reçoit le grand prix de la technologie verte du salon CTIA Wireless

Wysips
Sunpartner
 
Sunpartner, jeune pousse provençale, vient de voir sa technologie Wysips de recharge des mobiles par film photovoltaïque récompensée aux Etats-Unis. La société est actuellement en discussions avec des opérateurs télécoms, des équipementiers et des fabricants de composants pour développer et industrialiser sa production. « C'est mon partenaire Joël Gilbert qui a eu l'idée », s'amuse Ludovic Deblois, co-fondateur de Sunpartner, lorsqu'on l'interroge sur les origines de Wysips, l'une des principales technologies développées par cette société créée en 2008 à Lambesc, près d'Aix-en-Provence. A la base de Wysips, il y a en effet un petit cadeau original. En 2008, Joël Gilbert reçoit d'un proche un livre à couverture lenticulaire, dont les images changent en fonction de l'angle de vision. Objet d'amusement pour les uns. Objet d'inventions et de brevets pour d'autres... Astrophysicien spécialisé dans les systèmes solaires à concentration, Joël Gilbert est à classer dans la catégorie des inventeurs. Il a l'idée de s'appuyer sur les images lenticulaires pour créer un film photovoltaïque original, « sur lequel une petite bande d'image sera remplacée par une nouvelle surface photovoltaïque », résume Ludovic Deblois. « Ce processus - protégé - sera progressivement amélioré jusqu'à offrir une totale transparence », poursuit-il, en soulignant que « c'est cette transparence qui permet aujourd'hui de l'utiliser sur les mobiles. »

Grand prix de la technologie verte du salon CTIA Wireless


La mayonnaise prend. En 2009, Joël Gilbert et Ludovic Deblois créent une filiale de Sunpartner pour exploiter le procédé « Wysips », un acronyme signifiant « What you see is photovoltaic surface » (« ce que vous voyez est une surface photovoltaïque », en français). Fin 2010,Wysips obtient un premier prix régional (le prix de l'innovation en micro-électronique de PACA). Et Sunpartner lève 1,8 million d'euros auprès de plusieurs investisseurs (Davaniere Capital, Little Green Capital...). Le 24 mars 2011, la firme est à nouveau primée. Mais aux Etats-Unis, cette fois. « Wysips vient d'arriver en première place dans la catégorie 'énergie verte' du grand concours organisé par le salon CTIA Wireless, dédié aux télécoms mobiles », se félicite Ludovic Deblois. Dans la catégorie « green telecom & smart energy solutions ». Autrement dit « green télécoms » et « solutions d'énergie intelligente. »
Plusieurs marchés sont visés

Depuis sa création, la technologie Wysips s'est améliorée. Compatible avec tous les écrans, elle permettrait désormais d’apporter l’énergie électrique suffisante à un mobile pour une demi-heure de communication, après environ une heure d'ensoleillement. Naturellement, les opérateurs sont les premiers intéressés : il suffirait d'ajouter ce film sur les écrans tactiles, de plus en plus répandus, « pour rendre les terminaux plus autonomes et faciliter le développement de nouvelles applications », indique Ludovic Deblois. « Ce qui est très important pour le développement de nouvelles applications, de paiement notamment, qui ne peuvent pas supporter de pannes de batteries. »

Dans les pays les plus « riches », Wysips pourrait ainsi offrir une « source d'énergie complémentaire et de confort aux utilisateurs ». Et dans les pays émergents, où les réseaux électriques font parfois défaut, « elle devrait permettre de résoudre un des principaux obstacles au développement des outils de communication : l'énergie. »Reste pour Sunpartner à vendre le procédé et à le fabriquer. Les pistes sont nombreuses. Des négociations sont en cours avec des opérateurs mobiles et des fabricants de téléphones et de composants... Et Wysips espère déléguer la fabrication de ses premiers films à un industriel de la région PACA d'ici la fin de l'année. Enfin, en dehors des télécoms, la firme envisage de nouveaux projets. « Nous réfléchissons par exemple à un store photovoltaïque, qui conserverait ses couleurs, et à l'utilisation de Wysips sur des panneaux publicitaires », conclut Ludovic Deblois. Affaire à suivre...


http://les4elements.typepad.fr/blog/2011/03/sunpartner-re%C3%A7oit-le-grand-prix-de-la-technologie-verte-du-salon-ctia-wireless.html

mardi 22 mars 2011

CARGILL va utiliser l'énergie éolienne en mer pour ses cargos

 le puissant affréteur américain Cargill, à la tête d'une flotte de plus de 300 cargos sillonnant constamment les mers du globe, a annoncé avoir signé un accord avec l'allemand SkySails GmbH & Co. KG (baptisé en l'occurrence Zeppelin SkySails) pour utiliser sa technologie de propulsion éolienne et contribuer ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du transport maritime. Cargill qui emploie 130 000 personnes dans plus de 66 pays a réalisé, en 2010, un chiffre d'affaire de 108 milliards de US dollars en transportant 185 millions de tonnes de fret. (fiche wikipédia de la multinationale Cargill ICI).


Zeppelin SkySails, pour sa part, est la société basée à Hambourg qui a inventé, breveté et développé la propulsion des cargos par un système de cerf-volant géant. Positionné à l'avant du navire, le cerf-volant géant générerait, selon le constructeur, une force de propulsion suffisante pour réduire la consommation de combustible de soute de 35 % dans des conditions de navigation idéale. L'accord signé prévoit que dès le mois de décembre 2011, Cargill installera un cerf-volant de 320 m2 sur un bateau de petit tonnage (compris entre 25.000 et 30.000 tonnes) que la compagnie a décidé d'affréter à long terme. Ce sera le plus grand navire propulsé par un cerf-volant existant dans le monde. Le but de Cargill et de Zeppelin SkySails est de développer un système complètement opérationnel pour le premier trimestre 2012. Pour l'heure, Cargill s'est proposé d'aider SkySails à développer et tester sa technologie avec l'appui d'un armateur favorable aux arguments environnementaux dans le domaine de l'industrie des transports maritimes de marchandises. Ils ne courent pas les mers, c'est sûr, mais ils existent. Et pour peu que Cargill propose son aide...

La technologie, quant à elle, n'a pas beaucoup varié par rapport à ce que j'en disais il y a 2 ans. Elle s'est juste affirmée. Le cerf-volant SkySails sera relié au bateau par un câble et dressé par un mat télescopique. Toutes les opérations de mise en place sont automatisées et la structure repliée tient très peu de place à bord. L'orientation de la voile une fois déployée sera contrôlée en permanence par un ordinateur qui la pilotera automatiquement en fonction des meilleures capacités éoliennes calculées de façon à maximiser l'utilisation de la force du vent en mer. Le cerf-volant culminera à des hauteurs comprises entre 100 et 420 mètres selon la ressource et évoluera dans l'air en suivant la figure d'un 8. 



Le SkySails peut supporter des vents en mer de l'ordre de 3 à 8 Beaufort (il n'est pas opérationnel en-dessous de 3). La voilure ne comporte aucune structure rigide interne qui puisse l'empêcher de passer des ponts ou gêner l'entrée dans certains ports. Le système de contrôle automatique dirige seul le cerf-volant, ajuste sa trajectoire de vol et le rapatrie à bord en cas de chute des vents en mer. Toutes les informations relatives au fonctionnement du système sont affichées sur l'écran du poste de contrôle du "SkySails" sur le pont du navire.


http://energiesdelamer.blogspot.com/2011/03/cargill-va-utiliser-lenergie-eolienne.html

vendredi 11 mars 2011

Ecran LCD tactile solaire et transparent

Samsung : un écran LCD tactile solaire et transparentSamsung Electronic a dévoilé sa dernière technologie LCD translucide via un écran plat des plus étonnants puisqu'il est capable de fonctionner normalement sans être relié au réseau électrique.


Le prototype de télévision / moniteur d'un format de 46 pouces (diagonale 116 centimètres) a été présenté la semaine dernière au CeBit 2011 en Allemagne.
Il est doté de panneaux solaires (NDLR : intégrés à la dalle directement ?) qui produisent de l'énergie à partir de la seule lumière ambiante de la pièce. Comme il a besoin pour fonctionner de très peu d'énergie, il n'a donc pas besoin de sources d'alimentation externes supplémentaires.

Une autre percée majeure derrière ce concept reste que la dalle numérique est non seulement capable d'afficher des images très fines, mais une fois en marche, même les objets, les personnes et les décors situés derrière l'écran demeurent visibles. Cela sous entend que ce type d'application pourra toucher dans le futur aussi bien les pare-brises que les vitrines des magasins et pourquoi pas notre bon vieux réfrigérateur.



Samsung : un écran LCD tactile solaire et transparent
Le prototype présenté au CeBit supportait pleinement la résolution vidéo HD, à 1920x1080 pixels. La dalle LCD était également capable d'agir comme un écran tactile, à 10 points (doigts).

Samsung chercherait aussi à développer des dalles plus grandes que celles existantes déjà actuellement (65 pouces ou 165 cm).

Stop aux polluants dans nos cheminées et barbecues !

Stop aux polluants dans nos cheminées et barbecues !Allumer un feu de cheminée ou de barbecue tient souvent du "bricolage" surtout lorsqu'il s'agit de le faire dans l'urgence....  et que dire alors de l'utilisation de l'alcool à brûler, source de nombreux accidents.


Il faut savoir également que les chiffons gras, les allumes feu d’origine pétrolière, les journaux, les vieilles poutres, et les cagettes peuvent contenir des polluants (pesticides, fongicides…). Ils ont le potentiel non seulement de polluer l’air ambiant, mais aussi de contaminer nos aliments.
Promethée s'est penché sur ces inconvénients et a conçu un nouveau produit 100% naturel à base de laine de bois et de cire pure alimentaire.
Cet allume-feu (issu de forêts certifiées PEFC) s'avère être d’une grande efficacité, car avec un seul bâtonnet, il permet selon le fabricant "d’allumer n’importe quel feu avec facilité, sécurité et fiabilité".

Ce produit écologique présente certains avantages comme, un allumage rapide, aucune odeur de combustion, une braise propre et idéale grâce au temps de combustion lent.

Tressés mécaniquement, les petits bâtonnets sont conditionnés soit en carton de 50 soit en sac de 1.000 unités et sont accessibles aux particuliers comme aux professionnels de la filière bois.
Côté prix, il faut compter 6 euros la boîte de 50 allume-feu. Pour les plus impatients, vous en trouverez sur le site Utile&Co.

** Les allumes-feu promethee seront présentes sur le salon bois energie à Besançon du 24 au 27 mars 2011 (parc des expositions micropolis : Stand G87 Hall A2).

WAT : la lampe qui fonctionne à l’eau

La lampe concept WAT fonctionne avec de l’eau. Il ne s’agit pas de l’énergie marémotrice mais vraiment de gouttes d’eau. WAT a été conçue par la française Manon Leblanc, designer férue de décoration. Pour utiliser cette lampe, on verse un peu d’eau dans sa partie supérieure puis on fait tourner sa petite manivelle pour qu’elle s’allume. Comment allume-t-on une lampe avec l’eau ? La réponse relève de la chimie. Tout d’abord, WAT possède une batterie hydro-électrique fabriquée à partir d’une tige de carbone recouverte de poudre de magnésium. Lorsque l’eau entre en contact avec la batterie, elle génère une réaction électrochimique qui produit la lumière.





Le concept WAT a déjà remporté le premier prix lors du CINNA – MAISON FRANCAISE Design Contest 2011



Source : http://oxgeek.com/design/wat-la-lampe-qui-fonctionne-a-l%E2%80%99eau-1253

mercredi 2 mars 2011

Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serres

Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serresSolyndra, un fabricant de systèmes photovoltaïques (PV) cylindriques, a annoncé hier le lancement d'une nouvelle application solaire à destination des serres et ombrières agricoles.


D'après Solyndra, l'installation de ce type de panneau solaire sur les constructions agricoles permet une double utilisation des terres et favorise en outre les pratiques agricoles existantes tout en produisant une quantité d'électricité non négligeable.

En effet, la solution Solyndra optimise d'une part la croissance des plantes tout en contrôlant leur ombrage, et assure aux exploitants des revenus complémentaires, ainsi qu'une source d'électricité pour leurs activités.
Les travaux de recherche menés par des instituts de recherche agronomique réputés, tels que le CeRSAA en Italie et le département des sciences végétales de l'université de Californie à Davis, aux Etats-Unis, confirment la performance du design cylindrique de ces panneaux ainsi que leur capacité à favoriser la croissance des plantes cultivées sous les panneaux, tout en produisant de l'électricité.

« Nous expérimentons cette nouvelle solution solaire agricole en Italie, où les vastes activités agricoles ombragées, associées à un fort ensoleillement et à un tarif de rachat de l'électricité favorable, génèrent beaucoup d'intérêt et une forte demande », a indiqué Clemens Jargon, Président EMEA de Solyndra.

Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serres


Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serresLes fabricants de serres peuvent facilement intégrer ces panneaux à la toiture d'une serre ou d'une ombrière. Une couverture complète maximisera la production d'énergie par hectare et génèrera un ombrage uniforme comparable à la lumière transmise par les ombrières ou par les enduits blancs classiques. Grâce à leur design cylindrique, les modules captent la lumière du soleil et produisent de l'électricité à partir de la lumière directe, diffuse et réfléchie (voir Image ci-contre). Les exploitants de serres peuvent également choisir d'ajouter un voile d'ombrage pour protéger les cultures nécessitant plus d'ombre à certaines périodes de l'année.


Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serresL'utilisation de voiles blancs permet de réfléchir une partie de la lumière vers les tubes, augmentant la production énergétique du système. Par ailleurs, un système de ventilation peut être installé en pignons, en raison de l'importance de la circulation d'air pour la santé des plantes.

« Ce produit, qui permet la croissance des plantes et offre à la fois de l'ombre et une source d'électricité répartie en surface, est la meilleure idée que j'aie vue et pourrait bien devenir l'application idéale de l'énergie solaire – une utilisation mixte des terres agricoles », a affirmé Dr Giovanni Minutode du centre de recherche CERSAA d'Albenga, en Italie. 

Depuis un an, ce centre évalue le système Solyndra avec différents types de plantes et dans conditions météorologiques variées.

Solyndra : des modules cylindriques adaptés aux serres
Les sites d'essai gérés par des instituts de recherche agronomique, tels que le CeRSAA et le département
 des sciences végétales de l'université de Californie à Davis, ont montré que des plantes telles que les tomates ou les fleurs d'ornement poussent bien sous l'ombrage partiel dispensé par ces systèmes.

Un chauffe-eau solaire en thermosiphon : pourquoi pas ?

L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon"Le chauffe-eau solaire en thermosiphon, à Nantes comme à Marseille, ça marche !", tel est l'argument imparable de la société Solairenvie née d'une volonté commune de deux convaincus de démocratiser le chauffe-eau solaire thermique en France.

D'un prix accessible, Solairenvie propose un chauffe-eau solaire à monter soi-même, permettant d'économiser jusqu'à 70% de l'énergie nécessaire à la production d'eau chaude.

D'après la société basée à Paris, son chauffe-eau est facile à installer (quelques notions de plomberie et outils suffisent à le monter), peut être installé en version monobloc ou désolidarisée, ne craint pas le gel et son capteur a une durée de vie supérieure à 20 ans.

Certifié Solar Keymark, il est fabriqué dans l'Union Européenne dans une usine ISO 9001, garant de qualité, fiabilité et performance.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphonPrincipe de fonctionnement :
 Un circuit rempli de liquide caloporteur (qui transmet la chaleur) relie les capteurs solaires au ballon de stockage placé au dessus de ceux-ci. Le soleil rayonnant sur les capteurs réchauffe le liquide qui, une fois chaud, monte naturellement vers le ballon de stockage et échange sa chaleur avec celle de l'eau. Quand il refroidit, le liquide redescend vers les capteurs pour être chauffé à nouveau. Cette eau chauffée naturellement peut être utilisée directement ou peut alimenter en préchauffage le ballon du foyer.
Coût : Contrairement à un chauffe-eau solaire en circulation forcée qui a besoin d'électricité pour la pompe et le régulateur, le chauffe-eau solaire en thermosiphon est le plus accessible tant au niveau du coût du matériel que de la main d'œuvre.

Sans oublier que les chauffe-eau solaires en thermosiphon distribués par Solairenvie sont éligibles au crédit d'impôt dans le cas d'une installation par un professionnel !

Fiabilité
 : Les systèmes en thermosiphon fonctionnant de manière naturelle sans électronique, ils sont particulièrement fiables et sont garantis 5 ans.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

Tous les panneaux solaires thermiques Calpak sont certifiés Solar Keymark, certains d'entre eux disposent même d'un avis technique du CSTB (GIGA GS et VTN), la norme de référence en France.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon
Modularité : Une multitude de possibilités tant au niveau de l'installation que du branchement vous permettront de l'intégrer au mieux à votre habitation.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

Vos sacs plastiques convertis en carburant domestique

Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffageL'exploitation et l'utilisation de sacs et d'emballages à base de produits pétroliers conduit notre société comtemporaine à accumuler d'énormes quantités de matières plastiques  dans nos décharges.

Un scientifique japonais indique avoir mis au point un procédé unique de recyclage de nos sacs plastiques usagés qui font peser de graves menaces sur l'environnement.
Sa machine, baptisée Carbon-Negative System (système à carbone négatif) à la capacité de convertir nos sacs plastifiés, nos gobelets et nos textiles polymérisés de façon à produire du carburant pour nos appareils domestiques (chauffage, électrogène, etc.)



Comme le plastique est conçu à partir de matières premières dérivées de pétrole, cette machine de 50 kg va transformer les divers déchets plastiques en huile, par un procédé de cuisson. Par ailleurs, elle permet aussi le piégeage des vapeurs toxiques récupérées dans un compartiment à eau (partie transparente).


Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffage
Le mécanisme de conversion produit un litre d'huile en 3 heures, pour 1 kg  de détritus plastiques, tout en utilisant 1 kilowattheure d'énergie.
Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffage
Actuellement, l'engin de conversion est commercialisé à un prix d'environ $ 10 000 dollars (7.270 euros) par la société Blest Corporation.

vendredi 25 février 2011

Récupérer les calories issues des eaux usées : une voie prometteuse


La société Biofluides Environnement, spécialisée dans la fabrication de matériels et produits de traitement d’eau, a présenté une nouvelle technologie permettant la récupération de la chaleur sur eaux grises. L’ERS (Energy Recycling System) est capable d’extraire l’énergie calorifique rejetée dans les canalisations d’eaux usées, en provenance des baignoires, douches, lavabos, éviers et machines à laver, sans perturber leur évacuation vers le réseau public. Face aux pertes de chaleur importantes et quotidiennes évacuées à l’égoût, le pôle de Recherche et Développement de Biofluides Environnement a développé la technologie TREC (Technologie de Recyclage Calorifique), dont le principe consiste à recycler les calories perdues des fluides caloporteurs au service de tout autre process.
L'Energy Recycling System, issu de cette technologie, est un dispositif d’extraction de la chaleur contenue dans les eaux usées, non chargées, provenant d’usages domestiques (douches, baignoires, lave-linge, lave-vaisselle...), ou industriels (condensats de vapeur d’eau, eaux de lavage, et autres points d’eau chaude). Cette chaleur recyclée permet d’alimenter des installations de production de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou de traitement d’air. L'ERS est associé à une pompe à chaleur combinée, spécialement développée pour cette application.
Une installation positionnée dans le prolongement de l'écoulement des eaux usées, qui ne perturbe pas leur évacuation vers le réseau public et qui est constituée d'un échangeur inox grande surface à forte inertie et à très faible perte de charge, associé à une pompe à chaleur spécifique. Le process consiste à récupérer les eaux usées à des températures comprises entre 25 et 35°C vers l’échangeur puis rejetées vers les égouts.
Les calories sont récupérées dans la cuve et transférées à la pompe à chaleur, laquelle s’adapte au flux d’évacuation. Parallèlement, l'eau provenant d'un ballon de préchauffage passe, via le circuit condenseur de la pompe à chaleur, de 8 à 55°C (coefficient de performance (COP) de la PAC (pompe à chaleur) de 4,2 à la mise en service). Une chaufferie se charge, en cas de besoin (maintenance), de maintenir l'eau à 55°C, température nécessaire pour l'eau chaude sanitaire.
L'Energy Recycling System apporte une véritable valeur ajoutée, là où la performance énergétique est devenue un critère dominant, notamment dans les projets de construction affichant des objectifs ambitieux ou visant des labels de qualité environnementale sous l’appellation « bâtiment basse consommation » ou « bâtiment à énergie positive ».
L'ERS est une nouvelle clé, encore peu exploitée, pour répondre aux exigences de la nouvelle réglementation thermique relative au parc existant. Elle constitue une réponse quant au plan d’efficacité énergétique et dans le cadre du Grenelle de l'Environnement fixant les objectifs pour 2020, et notamment à travers le plan climat adopté par la ville de Paris qui vise une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre et une consommation annuelle de 80 kWh/m² de surface habitable de son parc existant. Outre son application dans les bâtiments tertiaires ou à usage d’habitation, l'ERS trouve un intérêt complémentaire dans l’industrie utilisant des process à forte consommation d’eau chaude ou de vapeur à condensats non recyclés.

NOMAD 13, le kit solaire tout-terrain

NOMAD 13, le kit solaire tout-terrainLa société française Extel basée à Trévoux, dans l'Ain, innove en proposant aux aventuriers et globes-trotteurs de tout poil , un kit solaire compact et efficace, leur permettant d'obtenir de l'énergie, indépendamment du lieu.

Prêt à poser, ce kit de 12V, permet une utilisation quotidienne de 4 heures pour un éclairage d'appoint par exemple. Multi-usage, il devient alors possible de recharger un téléphone, un lecteur ou bien encore d'alimenter un ordinateur, un outillage électro portatif, etc. De plus, il est également en mesure de brancher un convertisseur de tension 230V.

Peu encombrant, le NOMAD 13 est facile à transporter grâce à ses mallettes. Du câble de branchement, aux douilles de fixation, en passant par l'interrupteur, EXTEL fournit tout le nécessaire.

Le modèle est commercialisé au prix public de 199 euros TTC

NOMAD 13, le kit solaire tout-terrain

Un biocarburant superpropre qui nettoie l'air... et l'eau ?

La fabrication d’un biocarburant écologique, associée à l’assainissement de l’eau usagée, tout cela en un rien de temps et pour pas cher ? C’est le défi réalisé par un laboratoire américain, dont les chercheurs pensent avoir trouvé la solution verte idéale.

La nature est pleine de ressources qu’il faut savoir exploiter intelligemment... Selon un communiqué de l’Université de Rochester, des chercheurs duRochester Institute of Technology suivent cette piste et tentent de produire un carburant vert, tout en purifiant simultanément de l’eau usée.

Nous le savons tous : pour sauver la planète, il faut réduire nos émissionsde gaz à effet de serre. Comme il paraît difficile de convaincre les Terriens de ne plus prendre leur voiture, certains voient dans le biodiesel une solution, sinon idéale, au moins acceptable. En effet, le biocarburant est produit à partir de végétaux (une énergie non fossile et donc renouvelable) qui possèdent la particularité d’absorber du CO2 au cours de leur croissance. Lors de la combustion du biocarburant, la quantité de CO2rejetée serait équivalente à celle préalablement absorbée, menant théoriquement à un équilibre parfait.

Des biocarburants pas si écologiques ?

Mais si ce raccourci énergétique et environnemental est plutôt positif, d’autres problèmes viennent s’ajouter au bilan, qui pourrait ressembler à un désastre. La culture de ces plantes nécessite de grands territoires, qui peuvent provenir soit de forêts détruites pour l’occasion, soit de terres auparavant cultivées pour l’alimentation humaine. Aucune des deux solutions n'est la bonne puisque dans un cas on s'attaque aux poumons de la Terre, et dans l’autre l’on accentue la famine. De plus, les plantes comme le colza ont besoin d’eau, d’engrais, de pesticides… un cocktail loin d’enchanter les écologistes.

Comme le souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un rapport daté de 2009, le mieux serait donc d'oublier les biocarburants dits de première génération (qui proviennent des plantes spécialement cultivées à cet usage en sol), mais de se focaliser sur les biodiesels de deuxième génération, produits à partir de déchets agricoles ou de microorganismes, et qui ne nécessitent donc pas d’espace de terre cultivable.


Les algues peuvent être facilement cultivées en laboratoire. © A. Sue Weisler, RIT

L’algue aux multiples avantages

C’est ce qu’ont fait les chercheurs du Rochester Institute of Technology en se tournant vers une algue, qui appartient au genre Scenedesmus et présente un grand nombre d’avantages : elle est peu chère, se multiplie rapidement et ne nécessite pas de sol. En tant qu’organisme unicellulaire photosynthétique, elle ne demande qu’un peu de lumière solaire et de CO2pour réaliser la réaction de photosynthèse au sein de ses usines subcellulaires (les chloroplastes). Le glucose qui en découle lui fournit sa nourriture, et elle rejette pour seul déchet de l’oxygène dans l’air. Grâce au savoir-faire des chimistes, les scientifiques ont montré que des moléculesd’intérêt (les lipides) peuvent être extraites de l’algue pour produire du biodiesel couleur or.

En plus de la lumière solaire et du CO2 qui sont inépuisables, elle a également besoin d’eau… et là non plus, l’algue n’est vraiment pas difficile, car de l’eau usée en provenance d’un centre de traitement lui suffit amplement. Et ce n’est pas tout : les Scenedesmus sont capables de dépolluer l'eau. L'idée d'utiliser des algues pour recycler des eaux usées tout en produisant n'est pas nouvelle. Au Danemark, on envisage la culture de la laitue de mer (l'ulve, Ulva lactuca) grâce aux déchets agricoles. LesScenedesmus, elles, outre qu'elles prennent moins de place, semblent d'efficaces dépollueuses. Elles vont jusqu’à nettoyer l'eau de 99 % de sonammoniaque et de son phosphate, et de 88 % de son nitrate. De plus, ces algues réduisent très fortement la concentration en bactéries potentiellementpathogènes.

Cette solution miracle à base d'algues superpropre est-elle vraiment réaliste ? Les chercheurs n’en doutent apparemment pas. Ils ont maintenant l’intention de construire des conteneurs de plus en plus grands, dont une serre mobile capable de contenir 3.000 litres de culture d’algue. Selon eux, et grâce à l’industrie Northern Biodiesel qui s’occupera de convertir les lipides en biocarburant, « ce biodiesel pourrait compenser 50 % de notre utilisation de carburant pour les équipements qui consomment du diesel ».

DU SILICONE QUI COLLECTE L’ÉNERGIE

Des textiles, des semelles ou des pacemakers qui transforment les mouvements en électricité font partie des débouchés possibles pour les matériaux piézoélectriques. Mais encore faut-il pouvoir les intégrer à une surface souple et qu’ils résistent aux contraintes mécaniques. C’est chose faite sur du silicone.


Deux équipes américaines, de l’Université de Princeton et de l’Université de Pennsylvanie, ont mis au point une méthode qui transforme le silicone en matériau collecteur d’énergie. Ils ont pour cela employé des céramiques de titane, de zirconium et de plomb (PZT), un des matériaux piézoélectriques les plus performants. Il convertit près de 80 % de l’énergie mécanique reçue en électricité. 


                              
                                      Le matériau piézoélectrique résiste mieux aux contraintes 
                                                      grâce à sa forme en vaguelettes.
 


Les chercheurs ont déjà démontré en 2010 qu’il était possible d’intégrer les PZT dans des feuilles souples de silicone. Pratiquement, plusieurs nano-rubans de titane, zirconium et plomb sont alignés puis imprimés à la surface du silicone. Le matériau n’était cependant pas encore assez résistant aux déformations pour envisager des applications.

Cette fois, le nouveau procédé donne une conformation particulière aux nano-rubans, en vaguelettes, afin qu’ils résistent mieux aux contraintes appliquées au silicone. Les ingénieurs ont même observé une amélioration du rendement piézoélectrique. 

Ludovic Fery 

jeudi 10 février 2011

Le rapport sur les carburants du futur met l'accent sur l'électrique et l'hydrogène

Les carburants alternatifs pourraient remplacer progressivement les sources d'énergie fossiles et rendre la mobilité durable d'ici à 2050, tout en respectant l'objectif de réduction des émissions de CO2 de 80 à 95 %, selon un rapport présenté à la Commission européenne par le groupe d'experts* sur les carburants du futur pour les transports. Selon les auteurs, qui ont pour la première fois, élaboré une statégie globale couvrant l'ensemble du secteur des transports, il serait possible de répondre à tous les besoins par une combinaison de la propulsion électrique (batteries et hydrogène/piles à combustible, avec une phase intermédiaire par l'hybride) et de biocarburants comme solutions principales, complétées par les bio-carburants, des carburants de synthèse (issus de sources renouvelables dans une proportion croissante) comme solution intermédiaire et éventuellement le méthane. Le GPL est par contre marginalisé, en tant que produit dérivé du pétrole (même si on évoque un Bio-GPL) et ne devrait pas peser plus de 10 %.



Selon cette vision pour 2050, il est intéressant de noter que les experts ne partagent pas l'optimisme béat pour l'électrique pur. Les auteurs du rapport insistent sur l'autonomie insatisfaisante des batteries et leur coût élevé et préconisent une multiplicité de solutions : hybride rechargeable, prolongateur d'autonomie (REV : range extender vehicle) et piles à combustible pour produire du courant à bord. L'électro-mobilité passera par des technologies de complément à la batterie.


L'hydrogène est vivement encouragé. Le rapport souligne que 400 véhicules roulent actuellement dans le monde, qu'ils ont parcouru 15 millions de km et ont effectué sans problème 80 000 pleins. Les principaux problèmes techniques sont aujourd'hui résolus et le coût - encore élevé aujourd'hui - des piles à combustible va baisser de 90 % d'ici 2020. Le principal problème reste celui de l'infrastructure pour lequel il faut investir 3 à 5 milliards d'euros par an jusqu'en 2020 pour bâtir un réseau. Un effort financier qui serait toutefois moins élevé que pour les bornes de recharge à plus long terme. Dans ces conditions,le marché grand public est envisageable sur la période 2020-2025.


Une autre solution vient des bio carburants. Ils peuvent être utilisés avec les moteurs existants (avec des modifications mineures) et distribués par une infrastructure déjà en place. Le rapport préconise l'éthanol sous sa forme light (E10) ou plus chargée en alcool (E85), ainsi que le bio diesel B7. C'est toutefois l'émergence des carburants de synthèse (issus de sources renouvelables), qui va pouvoir donner un coup de fouet au marché. On pourra ainsi produire du BTL (biomass to liquids), du bio-méthane, mais aussi de l'éthanol ligno-cellulosique à base de déchets, ou encore du carburant à base de graisses animales ou végétales (HVO), sans oublier les algues. Ce ne sont pas les solutions qui manquent.
Ce rapport n'est qu'une base de propositions. Il faut toutefois prendre des décisions dans les 10 ans qui viennent si l'Europe veut avoir une chance d'atteindre les objectifs ambitieux qu'elle s'est fixés.
Lien : http://ec.europa.eu/transport/urban/vehicles/road/clean_transport_systems_en.htm

*Ces experts font partie d'associations et de fédérations qui regroupent très largement les différentes énergies. Les constructeurs sont représentés par l'ACEA et sa branche de R&D Eucar. Il y a même dans le panel Greenpeace et le WWF