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mercredi 2 mars 2011

AEMO : L’OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE DES PROCESS INDUSTRIELS

AEMOLe bureau d’ingéniérie en automatisme AEMO a été récompensé récemment pour un projet innovant : la mesure énergétique des process industriels (MEE), avec la détermination des meilleurs moyens d’économie. Et ceci grâce à un dispositif de captation et d’analyse entièrement en wifi.
« Le service que nous avons développé ne permet pas seulement d’économiser de l’énergie, mais aussi d’assurer une meilleure productivité », explique d’emblée Marc Nass, gérant d’AEMO. En clair, améliorer les process industriels – le métier de base d’AEMO -, c’est bien. Mais y parvenir au moindre coût énergétique, c’est encore mieux. L’objectif est aussi environnemental, et correspond à la première étape demandée lors de toute démarche de certification ISO 14000. Tout d’abord, les ingénieurs d’AEMO mesurent et centralisent l’information sur toutes les énergies consommées par les process, ensuite ils déterminent les meilleurs moyens d’économie. Ceux-ci peuvent toucher aussi bien à l’organisation (décaler des postes de travail) qu’à la gestion des heures creuses /heures pleines ou aux comportements dans l’entreprise.
Captation et traitement des données en wifi
Les avantages du wifi sont connus : les appareils de mesure ne perturbent pas les équipements existants, se fixent facilement où on le souhaite, et ne comprennent ni pose ni dépose, des postes de coût non négligeables. Les capteurs mesurent de nombreux paramètres : le taux d’humidité, la température, la consommation d’électricité, d’eau ou de gaz, etc. Un ordinateur central recueille toutes les données et les traite, toujours sans liaison filaire.
Quand la mesure de l’énergie devient outil de management
« Les préconisations issues des mesures tiennent compte de l’ensemble du process. Est-ce que la pompe est mal entretenue ? A-t-on besoin de chauffer tel composant, de le refroidir autant avant de le réchauffer à nouveau ? La question de l’énergie pointe les équipements énergivores et révèle des dysfonctionnements. Et il faut adopter les meilleures mesures au meilleur coût ». La mesure de l’énergie devient un outil de management, puisqu’on intervient sur l’optimisation des process. « C’est flagrant lorsqu’une usine de fabrication a plusieurs unités dans le monde. Les consommations variables d’une usine à l’autre indiquent qu’il y a une marge d’amélioration. A nous de trouver la meilleure solution au meilleur prix », conclut Marc Nass. Dans l’automatisme, AEMO possède de nombreuses références connues, comme Novartis, Millipore, Weleda… et travaille aussi localement, avec les Vins Tresch, Can Packaging, Sotoco ou encore Les Papeteries du Rhin. Le bureau d’ingénierie compte 10 personnes.
Contact : AEMO, Marc Nass, 1 rue des Alpes, Sausheim
Tél. 03 89 61 81 14 – Site web : www.aemofrance.fr

mardi 21 décembre 2010

Véléance décroche le Premier Prix du concours Med’Innovant

Ce prix vient récompenser leur positionnement initial qui vise à inventer une nouvelle mobilité urbaine. Leurs produits, avec en tête de file le Tri’Ode, permet à chacun de conserver les bénéfices de la mobilité, de la simplicité et de l’autonomie qui ont fait le succès de l’automobile sans la pollution, l’encombrement et le coût. 

Depuis la création de la société en 2006, chaque décision de la société concilie ces 3 objectifs : l’écologie, la sécurité, l’économie. 
Le concours MED'INNOVANT récompense des projets innovants et durables en faveur de l’amélioration de la vie quotidienne des habitants ou salariés du périmètre d’Euroméditerranée. 

En savoir plus sur Véléance : http://www.veleance.fr/ 


 

lundi 13 décembre 2010

LA POMPE À MEMBRANE SE RÉINVENTE

 Le fluide est propulsé par l'ondulation d'une membrane
Le fluide est propulsé par l'ondulation d'une membrane
DR
AMS R&D a inventé un concept inédit de pompe. Une membrane ondulante propulse le fluide. Cette technologie pourrait donner naissance à une nouvelle famille de pompes avec des débouchés dans toute l’industrie. Observez-la en vidéo
La jeune entreprise innovante AMS R&D développe la pompe à membrane ondulante. Ni axe, ni clapet, ni pièce tournante… La simple oscillation d’une membrane élastomère propulse le fluide. A la clé, des économies d’énergie attendues – en comparaison avec les pompes ordinaires – de 30 à 40 %.



Un atout majeur

Traitement de l’eau, assistance cardiaque, nucléaire… AMS cible un large spectre de débouchés. Sa technologie possède un atout majeur. Elle fonctionne avec tout fluide, qu’il soit liquide, gazeux ou diphasique. Mieux : la pompe AMS tolère les corps étrangers solides. « Comme le sable, les graviers, les feuilles d’arbres, les grains de café, même les balles de golf ! », s’enthousiasme Erik Guillemin, président d’AMS. Dans l’agroalimentaire, en injectant deux fluides, elle les mélangerait. Dans l’automobile, sa vitesse de démarrage de 12 ms accélèrerait la réponse des turbocompresseurs. Et réduirait d’un tiers, selon AMS, la taille des moteurs. 

Son principe ? Un actionneur génère un mouvement sinusoïdal sur la périphérie d’une membrane circulaire. En oscillant, celle-ci transmet l’énergie au fluide et le fait avancer. Ci-dessous, en vidéo, la pompe fonctionne avec de l'eau contenant des graviers. Retrouvez tous les détails sur le fonctionnement de cette pompe dans le numéro de décembre 2010 d'Industrie & Technologies.  

Thomas Blosseville
 

SmartGrains : Le stationnement intelligent

SmartGrains


SmartGrains résout les problèmes de stationnement grâce au déploiement sur les places de vastes réseaux de capteurs intelligents. Installés en quelques minutes, ces capteurs détectent les véhicules puis communiquent entre eux par ondes radio pour relayer les informations en temps réel. Cette technologie est déclinée dans une gamme de solutions de guidage et d'optimisation à destination de la voirie, des parkings publics, de la grande distribution et des aéroports.

Découvrez pourquoi Unibail-Rodamco, SFR, VINCI Energies ou encore la Ville d'Issy-les-Moulineaux nous ont déjà fait confiance.



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Les réseaux de capteurs sans fil ne datent pas d’hier. Dès les années 60, l’armée américaine imaginait semer des « grains intelligents » pour remplacer les mines anti-char et détecter ainsi toute intrusion sur un périmètre sensible. Cinquante ans plus tard, la jeune start-up française SmartGrains, qui vient de remporter le Prix Cleantech Republic 2010, s’empare du concept pour le mettre au service du guidage des automobilistes vers les places de stationnement disponibles dans les zones congestionnées.
Dans une grande ville, chaque année, la recherche de places libres représente en moyenne de 10 à 30% du trafic, ce qui correspond, d’après les calculs de la jeune entreprise,  à l’émission de 2 millions de tonnes de CO2. De quoi considérer la solution de SmartGrains avec sérieux, et cela, même si, au chapitre de l’éco-mobilité, les collectivités tendent naturellement à promouvoir les transports collectifs plutôt que la voiture individuelle.
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Les « grains intelligents » de la jeune pousse, fondée au printemps 2009, prennent la forme de pastilles électroniques (voir image) disséminées au sol au niveau des places de stationnement. Ces capteurs mesurent en permanence le champ magnétique terrestre, et détectent sa déformation provoquée par l’entrée de matériaux ferromagnétiques dans ce champ : « nous avons mis eu point un algorithme qui fonctionne comme une boussole 3D permettant de stipuler que le corps pénétrant dans le champ magnétique est bien un véhicule », explique Cédric Gepner, l’un des trois co-fondateurs de SmartGrains.
Des capteurs utilisés en intérieur comme en extérieur
Les capteurs radio sans fil travaillent sur les plages de fréquences du Wi-Fi, et forment un réseau radio maillé (mesh network). De sorte qu’ils communiquent entre eux, de proche en proche, avant de remonter les informations sur l’occupation ou non des places de parking à une station relais (1 relais pour 100 capteurs). A l’heure de concevoir ces capteurs, il importait de conjuguer deux critères essentiels : l’autonomie des batteries d’alimentation de la pastille et le temps de latence associée à la mesure de l’occupation des places de stationnement. Résultat : les capteurs, alimentés par des piles au lithium, ont une durée de vie de 5 ans ; une longévité due principalement à un logiciel embarqué à très faible consommation qui « se réveille » seulement 5 millisecondes par seconde.
Résistant à des pressions localisées de 5 tonnes, les pastilles de SmartGrains peuvent être utilisées en intérieur comme en extérieur. Un argument comparé aux solutions concurrentes filaires, fonctionnant à l’aide de capteurs ultrasons qu’il convient de fixer à une paroi et qui ne trouvent donc leur usage que dans des parkings couverts.
Composée de ces capteurs et d’une suite logicielle vouée à l’exploitation du système, la solution de SmartGrains est baptisée ParkSense. Le premier marché ciblé par l’équipe dirigeante de la start-up est celui des parkings de centres commerciaux. Ainsi, SmartGrains vient-il de signer son premier gros contrat avec Unibail-Rodamco pour équiper le parking du centre commercial Vélizy 2 de son système de guidage intelligent. Plus de trois mille pastilles seront collées sur les places de parking extérieures. Les travaux dureront un mois, le système devrait être opérationnel fin avril 2010. De grands panneaux fournissant des informations par grandes zones de stationnement seront installés sur les axes routiers bordant le centre ; tandis que des totems électroniques fixés devant chaque allée afficheront une flèche verte (plus le nombre de places libres dans l’allée) ou une croix rouge en fonction de l’occupation des places.
3000 capteurs opérationnels sur le parking du centre commercial Vélizy 2 fin avril 2010
corps_smartgrainsmobile_1012211Autre marché visé : les services de voirie des collectivités locales. En novembre dernier, SmartGrains a annoncé un projet pilote de guidage des automobilistes dans un quartier d’Issy-les-Moulineaux, en partenariat avec SFR (qui avait distingué la start-up lors de son concours SFR Jeunes Talents Innovation), Grand Paris Seine Ouest et Vinci Park. « Ce projet est important car il s’agit de valider la mise au point de notre technologie en voirie », confesse Cédric Gepner. A Issy, une application iPhone, téléchargeable sur Apple Store, permet aux usagers du quartier de bénéficier du service de guidage de SmartGrains.
Deux marchés cibles, deux modèles d’affaires. Pour les centres commerciaux, SmartGrains vendra sa solution complète et des services de maintenance. Pour les projets de voirie, SmartGrains envisage d’investir dans l’infrastructure de capteurs, en échange de quoi il serait autorisé par la collectivité à exploiter les informations de stationnement. En ce cas, SmartGrains jouerait le rôle d’« opérateur de guidage » à même de fournir aux usagers des abonnements à son service (un montage bien connu des opérateurs de téléphonie qui offrent leurs services aux administrés d’une collectivité en délégation de service public).
Le potentiel de la technologie de SmartGrains dépasse largement les frontières françaises. La structuration d’un réseau de distribution à l’international est déjà dans les esprits des fondateurs. Une accélération du plan de développement que renforcerait idéalement une seconde levée de fonds…

vendredi 3 décembre 2010

Ecrans Oled : le chinois Visionox fait de l'Europe une priorité en ciblant les marchés industriels



Encore peu connue en Europe, la société chinoise Visionox espère combler ce déficit de notoriété en proposant des afficheurs Oled conçus pour les applications industrielles.


"Pour nous, l'Europe, et notamment la France, représente un marché potentiel important pour les afficheurs Oled et c'est la raison pour laquelle nous proposons toute une gamme d'écrans Oled conçus pour satisfaire les exigences des applications industrielles tant d'un point de vue des performances que d'un point de vue pérennité de l'offre", nous a indiqué, ce matin même, Jaty Mu (photo ci-contre), responsable des ventes internationales de Visionox, en visite en France pour rencontrer son distributeur exclusif, Via Design, ainsi que des clients potentiels. Le chinois est notamment l'un des rares fabricants d'afficheurs Oled à garantir une pérennité de production de 5 ans, voire plus dans certains cas.
Encore peu connu en Europe, Visionox est pour le moment un fabricant d'écrans Oled à matrice passive mais il compte bien franchir le pas des afficheurs Oled à matrice active (AM-Oled) avec une usine actuellement en phase de test et dont la production devrait débuter d'ici à la fin de l'année ou au début de 2011. "Pour les applications industrielles, Visionox débutera la production avec des AM-Oled de 2,8 pouces de diagonale", précise Philippe Mulbert, directeur de Via Design.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Visionox est ambitieux. "Dans les années à venir, nous comptons être un acteur de tout premier plan dans le domaine des écrans Oled et visons la seconde place mondiale derrière Samsung Mobile Display", assure M. Mu. Pour ce faire, Visionox dispose de l'appui du gouvernement chinois qui a récemment investi un milliard de dollars dans la première phase d'un vaste programme visant à développer l'outil de production de Visionox. Affaire à suivre donc.

mercredi 17 novembre 2010

Peek et poke, spécialiste du Playmobil et du Lego, remporte un trophée régional

 Suite à une forte demande des adeptes de Playmobil et Lego, Bénédicte Ramet a ouvert une boutique au Touquet. PHOTO « LA VOIX »

Au départ, ils étaient deux. Trois ans plus tard, Bénédicte Ramet et son époux Fabrice Perrin emploient quatre personnes, ont une boutique au Touquet, un commerce de vente en ligne florissant et un projet de franchise. Zoom sur cette entreprise qui n'a pas que des idées en plastique.


Il a une pince à la place des doigts, il ne peut ni plier les bras ni les genoux. Et pourtant, le Playmobil continue de cartonner, au même titre que le Lego. La mecque des adeptes se trouve rue Saint-Jean, au Touquet. « Des clients ont acheté une résidence secondaire dans le secteur pour pouvoir être près de chez nous », sourit Bénédicte Ramet devant notre mine interloquée.



Quand elle a créé cette entreprise avec son mari, la gérante de Peek et poke était à mille lieues de s'imaginer un tel succès. Et la voilà auréolée d'un trophée régional décerné par le site de vente en ligne eBay (lire ci-dessous). Tout a commencé en 2007. Bénédicte Ramet, ancienne responsable de la ludothèque d'Étaples et Fabrice Perrin, son informaticien de mari, décident d'ouvrir une boutique de jouets à Boulogne, rue Nationale. « On avait racheté le stock d'un Rouennais, dans lequel il y avait des jouets anciens et de collection, dont des Playmobil et des Lego », se souvient Bénédicte Ramet. Mais à Boulogne, le magasin est peu visible. Le couple ferme et se consacre entièrement au développement de l'activité sur Internet.

« On a misé sur Internet pour se faire connaître »

Peek et poke ouvre une boutique en ligne chez eBay, puis un site propre. « On a misé sur Internet pour se faire connaître », précise Bénédicte Ramet. Mais rapidement, la question d'un point de vente revient sur le tapis. « Les gens nous le demandaient, mais à l'époque il n'y avait pas d'opportunité au Touquet ». Le couple ouvre quand même un petit magasin à Étaples, rue de Rosamel. Le scénario est le même qu'à Boulogne. Puis, mi-janvier, une cellule commerciale se libère au Touquet.
Cependant, Internet représente toujours 80 % des ventes. Peek et poke exporte ses Lego et Playmobil en France, dans les Pays de l'Est, les Dom-Tom, la Belgique, et même en Chine et aux États-Unis.
Avec une centaine d'envois quotidiens, il a fallu employer quatre personnes et investir dans un dépôt de 500 m², dont on taira l'adresse. Car tout jouets en plastique qu'ils sont, Lego et Playmobil peuvent être aussi haut de gamme qu'un sac Vuiton. « Pour certaines références, on peut monter jusqu'à 200, 300 E », estime Bénédicte Ramet. Ce n'est pas pour effrayer les fans. « Certains clients achètent pour 2 000 E de jouets », assure la commerçante.
Si Peek et poke a tant de succès, c'est que ses gérants ont plus d'un tour dans leur sac. « Nous travaillons également avec Lego Belgique, ce qui nous permet d'avoir des choses qui ne sont pas sorties en France. » Achetés à un revendeur allemand, les Playmobil, eux, arrivent rue Saint-Jean quelques mois avant leur sortie française officielle.
C'est là la force de Peek et poke, qui aura peut-être bientôt pignon sur rue en Belgique. « On pense aussi à lancer une franchise », annonce Bénédicte Ramet. Finalement, on peut faire beaucoup de choses de ses deux pinces.