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lundi 18 avril 2011

Les Smartphones bientôt rechargés à l’énergie solaire

Un film transparent révolutionnaire permet de recharger un téléphone à la lumière du jour. Il devrait être commercialisé à partir de 2012. La plupart des acteurs de la téléphonie se sont empressés de remplir le carnet de commandes de la start-up


Il avoue être d’un naturel optimiste. Pourtant, Ludovic Deblois était loin d’imaginer le succès fulgurant de Wysips, sa start-up implantée à Aix-en-Provence. Primée lors du salon CTIA Wireless, la technologie Wysips permet d’intégrer un film photovoltaïque transparent sur les écrans de téléphones mobiles afin de recharger l’appareil de façon autonome. Cette technologie pourrait être industrialisée d’ici un an.

Face aux géants de l’industrie mobile, une start-up française, Wysips (What You See Is Photovoltaic Surface), a remporté le CTIA Wireless, dans la catégorie « Enterprise & Vertical Market: Green Telecom & Smart Energy Solutions, Apps & Hardware », un grand concours international de l’innovation mobile qui récompense chaque année, à Orlando, les projets les plus innovants en matière de technologie mobile. Breveté en 2006, son procédé lenticulaire qui inclut des cellules solaires photovoltaïques dans un film transparent suffisamment fin (100 microns) pour ne pas perturber le fonctionnement de la couche tactile, et sans incidence sur la luminosité, permet de produire de l’énergie afin de recharger un téléphone mobile de façon autonome. Ce film très fin, et posé pendant la fabrication du téléphone, captera la lumière du jour qui rechargera intégralement un iPhone en six heures.

Dans la mouvance écolo, le film photovoltaïque de Ludovic Deblois a de quoi séduire les foules. « Cela nous plaisait de développer l’énergie solaire pour les besoins de la vie quotidienne, raconte le président et fondateur de la start-up. Même si rien n’est écrit à l’avance, nous avions envie d’y croire. » Dans le « nous », il inclut le Géo Trouvetou de la bande, Joël Gilbert, un astrophysicien de 55 ans. C’est lui qui a imaginé le film révolutionnaire. En 2006, à deux, et avec une dizaine de développeurs, ils ont porté ce projet jusqu’au dépôt du brevet et la victoire du concours « devant tous les grands pontes du milieu ».

Des centaines de milliers de commandes

La plupart de ces magnats de la téléphonie se sont d’ailleurs empressés de remplir le carnet de commandes de Ludovic Deblois. « J’ai déjà plusieurs centaines de milliers de commandes », assure-t-il, ravi. Et pour cause : sans impacter sur la luminosité de l’écran, ni sur son aspect tactile, le petit bijou technologique et écolo sera vendu aux constructeurs à moins d’un euro pour un smartphone. Un argument de taille pour les industriels de la téléphonie mobile. Un opérateur américain est d’ailleurs déjà sur les rangs pour être le premier à proposer des téléphones dotés du fameux film solaire. Mais pour le fondateur de Wysips, il n’est pas question d’être exclusif. « Nous sommes aussi en pleine négociation avec des opérateurs européens, certaines grandes marques d’iBook ainsi que l’un des leaders de l’affichage publicitaire », précise Ludovic Deblois. « Les premières unités devraient être commercialisées en France en septembre 2012, lance-t-il. En 2013, nous produirons de très gros volumes. »

D’ici là, le patron de Wysips envisage de recruter une vingtaine de personnes en vue de préparer des « préséries ». Puis, en début d’année prochaine, il devrait lancer la production intensive de films photovoltaïques avec de nouveaux emplois à la clé et l’achat d’une nouvelle structure pour assurer la production dans la région Paca. « Nous visons 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à partir de 2014, assure-t-il. Notre objectif est de suivre la même courbe que le tactile, qui est passée de 9 à 70 % en cinq ans. » Un horizon prometteur pour le trentenaire d’Aix qui conclu dans un murmure : « C’est vrai qu’on est content ! »

Un procédé universel aux multiples applications

Si le démonstrateur primé ne s’applique aujourd’hui qu’aux téléphones mobiles, à terme, tous les écrans pourraient produire de l’énergie. En fait, Wysips apparait comme un procédé universel qui, avec un rendement de 10 % (soit 100 W/m2), est capable de transformer n'importe quel support en surface photovoltaïque sans en changer l'aspect. De nombreux produits peuvent ainsi acquérir une totale indépendance énergétique ainsi que de nouvelles fonctionnalités grâce à l'énergie solaire ainsi produite.

L’équipe Wysips travaille d’ailleurs sur l’intégration de cette technologies avec des films souples ou rigides, dont l’épaisseur varie de 0,1 à 0,5 millimètres, sur des supports très divers. Écrans, verre, tissus, voiles, plastiques, composites… sont susceptibles de devenir des matériaux producteurs d'énergie photovoltaïque.

Par exemple, la technologie Wysips permettrait de rendre autonomes les stores des bâtiments, évitant ainsi la réalisation de travaux normalement nécessaires à l’installation des produits classiques (la motorisation fonctionnerait grâce à l’énergie captée par les éléments constituant le store devenu photovoltaïque). Complexes sportifs, bâtiments culturels ou tertiaires… pourraient ainsi produire leur propre énergie et fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage ou au fonctionnement d’équipements électroniques.

Intégrée au textile, cette technologie permettrait également de proposer des vêtements intelligents producteurs d’énergie, autorisant ainsi pompiers ou médecins à recharger des équipements de première nécessité.

Autre application potentielle : le mobilier et la communication. Des cellules photovoltaïques intégrées dans ces produits permettraient de proposer des nouvelles fonctions : tente de camping intégrant une source lumineuse, table de jardin avec prise électrique, parasol éclaireur… Et appliquée aux surfaces publicitaires fixes (panneaux) ou mobiles (transport), Wysips donnerait à l’image une fonction nouvelle : la production d’énergie dédiée à l'autonomie de ces matériels, mais aussi à la production d'une énergie complémentaire permettant l’ajout de fonctionnalités (éclairage, vidéo surveillance, bornes WiFi…).

Appliquée au yachting motorisé et intégrée sur le pont du navire, la technologie Wysips pourrait fournir une partie de l’énergie électrique nécessaire à la propulsion. Pour les voiliers, elle pourrait constituer une source d'énergie complémentaire pour des moteurs hybrides, garantir l'autonomie de certains équipements de bord (éclairage, radio, GPS…), alimenter des stabilisateurs ou des unités de secours (lampe flash, radio, désalinisateur ...).

Filiale de SunPartner, groupe spécialisé dans la recherche, la mise au point et l’exploitation de solutions innovantes dans le domaine de l’énergie solaire, la société Wysips, implantée à Aix-en-Provence, pourrait démarrer des projets industriels relativement rapidement. Ludovic Deblois espère d’ailleurs voir son système intégré dans des produits commercialisés d’ici les douze prochains mois.

mardi 21 décembre 2010

L’éclairage professionnel bascule vers la high-tech

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Quel est le point commun entre un entrepôt, un hôpital et une école ? La moitié au moins de leur consommation d’électricité est due à… l’éclairage ! Bonne nouvelle, il est possible de diviser ces dépenses par quatre grâce à de nouvelles sources lumineuses bardées d’électronique et pilotées par des systèmes d’information de plus en plus intelligents. Lumière sur ce secteur discret pourtant en pleine révolution.
« Il est déjà possible de multiplier par quatre l’efficacité énergétique des systèmes d’éclairage », dévoile Lionel Witkowski, Directeur général de TRILUX France, un des leaders français du secteur. Pour arriver à un tel résultat, toute la filière travaille de concert : producteurs de sources lumineuses, designers de l’électronique embarquée, fabricants de luminaires, développeurs de systèmes de régulation et de GTB (Gestion technique des bâtiments).
Sources lumineuses : vers le tout LED ?
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« Un virage conséquent du marché vers la technologie LED est probable à moyen terme », prédit Lionel Witkowski. Une vision qui pourrait paraître surprenante alors que les LEDs représentent aujourd’hui moins de 5 % des sources lumineuses. «Actuellement, la technologie LED répond à la loi de Moore (ndlr : multiplication par deux des performances tous les 18 mois). Il est acquis que l’efficacité des LEDs, qui talonne déjà celle des lampes à décharge, les dépassera rapidement, et largement !», ajoute Lionel Witkowski. Seuls deux freins ralentissent temporairement cette arrivée massive. Tout d’abord, l’absence de normes, qui entrave les échanges techniques entre les acteurs de la filière. Et surtout des prix encore supérieurs aux autres lampes, qui allongent les retours sur investissement.
Parallèlement à la rupture technologique des LEDs, les lampes à décharge continuent leur progression vers une meilleure efficacité énergétique, notamment grâce à la généralisation des ballasts électroniques. « L’arrivée de l’électronique dans les lampes à décharge a permis non seulement d’économiser 20 à 25% d’énergie, mais aussi d’augmenter leur durée de vie », explique Bernard Duval, Directeur technique du Syndicat de l’Eclairage. Cette électronique embarquée est d’autant plus stratégique qu’elle permet littéralement de piloter l’intensité lumineuse, et donc la consommation de chaque lampe, ouvrant ainsi la porte à la régulation de puissance. C’est pourquoi les principaux fabricants de luminaires développent leurs propres composants. Ils sont d’ailleurs très en avance sur la réglementation. En effet, si les ballasts ferromagnétiques seront interdits en 2017, les fabricants ne proposeront plus que des modèles électroniques dès juin 2011.
Luminaires : un investissement rentable
Le couple lampe-ballast ne suffit pourtant pas à obtenir la division par quatre de la consommation. « La conception du luminaire est fondamentale. D’abord l’optique doit correspondre au besoin d’éclairement et aux contraintes des lieux. Nous choisissons donc au sein de notre gamme les modèles adaptés au métier de chaque client, et même à chaque poste de travail. Ensuite, la qualité des matériaux joue un rôle primordial. Nous avons ainsi développé un réflecteur multicouches contenant de l’argent qui augmente jusqu’à 98 % les valeurs de réflexion des optiques », explique Lionel Witkowski. Au final, entre un luminaire low-cost et son équivalent haut de gamme, l’efficacité lumineuse peut varier du simple au double. Les retours sur investissement sont alors atteints en quelques années.
Une autre rentabilité, plus difficile à quantifier, concerne les ressources humaines : «Les industriels par exemple ont bien compris qu’un poste de travail bien éclairé diminue la fatigue visuelle du personnel, et par conséquent les taux de rebus », analyse Lionel Witkowski.
Régulation : une approche globale de l’éclairage
Ainsi les utilisateurs sont-ils les premiers bénéficiaires de ces éclairages techniquement très efficients. Mais ils en sont aussi le point faible : inutile d’investir dans des luminaires dernier cri si c’est pour laisser la lumière allumée 24h/24 à la puissance maximale ! « En ajustant l’intensité lumineuse en fonction de la lumière du jour, on gagne déjà 20%. Ajoutez la détection de présence, et le gain total peut atteindre 55%. Quelques économies supplémentaires sont aussi possibles en améliorant la réflexion lumineuse des murs, ou l’orientation des bâtiments neufs », détaille Lionel Witkowski.
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Capteur de présence compatible DALI, Philips.
Plusieurs approches technologiques permettent cette exploitation intelligente. La plus courante consiste à installer des capteurs de présence et d’intensité lumineuse, reliés à une centrale dédiée pilotant des zones d’éclairage prédéfinies. On trouve également des luminaires totalement autonomes, embarquant leurs propres cellules de détection, ainsi que des règles de fonctionnement prédéterminées. Mais la grande tendance pour les prochaines années réside dans l’intégration totale de l’éclairage dans la GTB (Gestion Technique des Bâtiments). Capteurs et luminaires sont alors mis en réseau (norme DALI - Digital Addressable Lighting Interface), chaque point lumineux pouvant être contrôlé individuellement en fonction des besoins immédiats des utilisateurs. Au menu : interconnexion avec les systèmes de contrôle d’accès du personnel, possibilité pour chacun de gérer l’éclairement de son poste de travail, monitoring en temps réel, maintenance facilitée (détection a distance des lampes hors service par exemple)… Lumineux !

Le marché de l’éclairage hors résidentiel
Estimé à 1,4 milliards d’euros, le marché français du matériel d’éclairage hors résidentiel progresse d’environ 5% par an depuis 10 ans. Emmenées par Philips, qui détient près d’un tiers du marché, quelques dizaines d’entreprises se partagent la fourniture des sources lumineuses (lampes, LEDs), des luminaires, et depuis peu des systèmes de régulation. Seuls 3% des chantiers concernent la rénovation (Source : Syndicat de l’Eclairage).

mardi 30 novembre 2010

Compteurs intelligents et objets communicants : Rafi Haladjian, le créateur du Nabaztag lancera Open.sen.se, le 1er décembre

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Rafi Haladjian, qui a revendu Violet en 2009, revient avec Sen.se, qui sera lancée officiellement cette semaine. Il veut créer une sorte de boutique d'applications pour les objets communicants, avant de lancer ses propres produits sur le marché. 

Sen.se, la nouvelle start-up de Rafi Haladjian, ouvre sa version bêta le 1er décembre. Le créateur du lapin Nabaztag (revendu à Mindscape en octobre 2009 alors que la société était en difficulté), qui s'est écoulé à 180 000 exemplaires, en est à sa 17e création d'entreprise. Cette fois, il s'attaque encore à l'internet des objets. Sa nouvelle société compte une douzaine de personnes, éclatées entre le siège à Paris, Stockholm, et Montréal.
Quelle est la genèse de votre nouveau projet ?
Avec Violet, j'ai participé à la première phase de ce qui est devenu l'internet des objets. On l'a expérimenté comme très peu de gens l'ont fait, et cela nous a beaucoup appris. D'une part, que les gens vont finir par avoir plusieurs objets communicants chez eux, qui se parlent les uns aux autres. Pas seulement un objet qui communique avec le web. D'autre part, ces objets seront achetés chez différents vendeurs. L'intérêt sera qu'il y ait une espèce d'intelligence d'ensemble. Un objet communicant, c'est généralement cher : entre 100 et 200 euros, parfois avec un abonnement en plus. Les gens ne vont pas pouvoir en acheter beaucoup, chacun avec sa spécialisation. La solution, c'est qu'ils deviennent polyvalents, plus flexibles, ou que l'on puisse les fabriquer soi-même.
Pouvez-vous nous donner des exemples d'objets communicants existant aujourd'hui ?
Zéo, un "coach de sommeil" qui mesure la qualité de votre sommeil. Philips Direct Life, un gestionnaire de santé qui mesure votre niveau d'activité. AlertMe, un système domotique qui vous aide à réduire votre consommation d'énergie. Withings, un pèse-personne WiFi connecté à internet...
Qu'est-ce que Sen.se ?
C'est une plateforme qui permet de connecter tous ces objets achetés séparément, de faire en sorte que l'utilisateur récupère toutes ces données qu'ils enregistrent, et de demander à ces objets d'effectuer de nouvelles choses. L'idée, c'est de transformer tous ces flux de données en actions : par exemple, envoyer un tweet, allumer un appareil ou ouvrir la fenêtre quand une série de conditions que vous avez définies sont remplies. Sen.se permet de donner du sens à des flux d'informations. De créer un journal intime qui s'écrit tout seul. Concrètement, ce sont des serveurs et un site web, qui n'est que la partie visible.
Comment cela va-t-il fonctionner, et à qui s'adresse le site ?
Open.sen.se, lancé le 1er décembre, est un espace dédié à tous ceux qui conçoivent des objets communicants : amateurs, ingénieurs, labos... Le principe, c'est qu'ils connectent leur machine pour faire des expérimentations. Concrètement, ils envoient leurs données à la plateforme qui est capable d'identifier leur machine, par exemple un Nabaztag, et ils ont accès à une bibliothèque d'applications pour créer des scénarios d'usages. Cela permet de changer les fonctions de l'objet sans le transformer physiquement. Par exemple, je peux créer un scénario de comportement pour le Nabaztag : si je veux lui faire accomplir une action spécifique si la température de la pièce atteint un certain niveau et que mon nombre d'emails reçus dépasse 10, je peux. Je peux aussi ajouter une application de courbe graphique à la balance Withings. Ou envoyer un mail automatique à mon médecin si mon poids dépasse un certain seuil, des fonctions qui n'existent pas dans l'objet quand vous l'achetez.
Vous avez créé vous-mêmes ces applications ?
Dans un premier temps, ce sont des applications que nous avons développées, seuls ou avec des partenaires. Mais tout est open source et les développeurs pourront l'enrichir.
Allez-vous aussi fabriquer des objets ou fonctionnerez-vous avec ceux qui sont déjà sur le marché ?
Dans un deuxième temps, cette plateforme pourra servir à l'exploitation d'objets à l'échelle industrielle. Et il y aura peut-être des objets Sen.se... mais ce ne sera pas des lapins ! L'idée, c'est de faire l'internet des objets, pas l'internet des lapins.
Quels types d'objets serez-vous susceptible de créer ?
Des objets désirables avant tout. Si on veut que l'internet des objets démarre, il faut d'abord que les gens s'équipent. Or, sorti des box et des téléphones mobiles, il n'y a pas d'objets subventionnables. Un objet cher, follement utile et sérieux, je n'y crois pas. Si au lieu de rendre un objet intelligent on le rend idiot, ce qui est notre approche puisqu'on lui demande de faire un minimum, capter une donnée et l'envoyer à un serveur, on retarde le cycle de l'obsolescence dans lequel entrent tous les objets numériques, et tout est imaginable.
Quel est votre modèle économique ?
La plateforme d'expérimentation et de prototypage Open.sen.se sera gratuite. En revanche, la connexion d'appareils de manière massive sera payante. La plateforme recevra et traitera les flux de milliers d'appareils, 24/24, et cela a un coût. La tarification sera proportionnelle. Et bien sûr, nos futurs objets ne seront pas gratuits.

lundi 29 novembre 2010

Compoeco veut révolutionner la collecte des ordures

Compoeco veut révolutionner la collecte des ordures


Compoeco a choisi de se positionner sur le secteur de la collecte sélective des déchets. La toute jeune société, créée en 2009 à Tarbes et hébergée actuellement par la pépinière Crescendo, souhaite développer ses activités sur ce marché porteur tout en choisissant d'anticiper les nouvelles législations dans le domaine.
Ces produits s'adressent aux communautés de communes désireuses de se soumettre aux normes du Grenelle de l'environnement. « Il faut savoir qu'à l'avenir, et je songe ici à une échéance d'une dizaine d'années, la collecte d'ordures au porte à porte qui est trop coûteuse, polluante et qui gaspille de l'énergie, sera remplacée par l'apport volontaire, constate Eric Gallien, le créateur de la société. Nous développons actuellement chez Compoeco des conteneurs aériens innovants dans le choix du matériau utilisé, le béton, qui résiste notamment au feu. »
La société se positionne également sur la question de l'accès des personnes handicapées aux conteneurs à ordures en proposant des volumes intérieurs réservés pour ce type de public. « Il s'agit dans ce cas d'une législation qui va s'appliquer dès 2015 et à laquelle les communes doivent immédiatement s'intéresser. »
Une implantation logistique dans l'Isère
En outre, Compoeco travaille à la création de sondes destinées à mesurer le niveau de remplissage des conteneurs à ordures qui pourront ainsi être vidés en fonction de leur saturation et permettront d'optimiser la collecte des ordures, ou s'emploient à anticiper la redevance incitative sur les ordures en créant des conteneurs à tambours. « Nous sommes certes moins compétitifs que nos concurrents, les grands noms du secteur, en terme de coût, mais nous proposons une offre plus souple et totalement modulable en fonction du cahier des charges des communes, notamment en terme de couleurs ou d'aspect visuel. De plus, nous proposons des produits résistants et totalement innovants. »
Compoeco compte actuellement son centre logistique dans l'Isère. « Ainsi nous partons du principe que Lyon est le centre de la France et que la société peut ainsi déployer ses activités sur une grande partie du territoire. De plus, notre siège social est basé à Tarbes, où nous profitons des services de la pépinière Crescendo pour développer nos activités, ce qui nous permet de rayonner sur le Grand Sud. »
Mais la société entend d'ici peu compléter son implantation par l'installation d'un centre de montage et d'assemblage dans le Sud-Ouest afin de se rapprocher de Toulouse, Nantes ou Bordeaux. « Parmi nos clients, nous équipons déjà la ville de Nancy et nous avons décroché un contrat avec La Mongie. Pour l'avenir, nous souhaitons compléter notre offre de matériaux urbains en proposant notamment aux communes des accès handicapés en matériaux composits. »