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mercredi 2 mars 2011

Vos sacs plastiques convertis en carburant domestique

Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffageL'exploitation et l'utilisation de sacs et d'emballages à base de produits pétroliers conduit notre société comtemporaine à accumuler d'énormes quantités de matières plastiques  dans nos décharges.

Un scientifique japonais indique avoir mis au point un procédé unique de recyclage de nos sacs plastiques usagés qui font peser de graves menaces sur l'environnement.
Sa machine, baptisée Carbon-Negative System (système à carbone négatif) à la capacité de convertir nos sacs plastifiés, nos gobelets et nos textiles polymérisés de façon à produire du carburant pour nos appareils domestiques (chauffage, électrogène, etc.)



Comme le plastique est conçu à partir de matières premières dérivées de pétrole, cette machine de 50 kg va transformer les divers déchets plastiques en huile, par un procédé de cuisson. Par ailleurs, elle permet aussi le piégeage des vapeurs toxiques récupérées dans un compartiment à eau (partie transparente).


Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffage
Le mécanisme de conversion produit un litre d'huile en 3 heures, pour 1 kg  de détritus plastiques, tout en utilisant 1 kilowattheure d'énergie.
Vos sacs platiques convertis en carburant de chauffage
Actuellement, l'engin de conversion est commercialisé à un prix d'environ $ 10 000 dollars (7.270 euros) par la société Blest Corporation.

jeudi 10 février 2011

Découverte d'un système artificiel de photosynthèse

Découverte d'un système artificiel de photosynthèseLe professeur Richard Watt et ses étudiants en chimie de l'université de Brigham Young (BYU) dans l'Utah soupçonne une protéine commune qui pourrait réagir à la lumière du soleil et capturer son énergie - semblable à ce que réalise la chlorophylle lors de la photosynthèse.


L'histoire débute avec l'extraction d'acide citrique contenu dans les oranges avant d'être mélangé avec cette fameuse protéine. Ensuite, ils dissolvent de la poudre d'or dans la solution. Puis ils mettent la mixture de couleur jaune sous la lumière directe du soleil et croisent les doigts dans l'espoir qu'elle devienne mauve.

En effet, si la solution tourne au mauve, ce serait le signal que les atomes d'or reçoivent des électrons et cette énergie servirait à resserrer les nanoparticules de couleur pourpre. Et, cela voudrait dire que la protéine utilise la lumière du soleil pour exciter l'acide citrique et déclencher un transfert d'énergie.

Alors que la lumière directe du soleil déclenche le processus en 20 minutes environ, une lampe tungstène à mercure haute puissance le réalise beaucoup plus rapidement.

Découverte d'un système artificiel de photosynthèse

« Nous avons mis le système en place, allumé la lumière, et la solution est devenue violette », a déclaré R. Watt. « Nous savions alors que nous avions démontré le concept. » La beauté de cette expérience ne réside pas dans ses couleurs - à moins, bien sûr, qu'elle ne révèle son potentiel pour les sources d'énergie "verte" !

La dernière étape de ce projet consistera à relier la protéine à une électrode afin de canaliser l'énergie dans une pile à combustible ou dans une batterie. Les chimistes du BYU réaliseront cette prochaine étape en partenariat avec Jae-Woo Kim, du "National Institute of Aerospace."

Les chercheurs du BYU ont publié leurs conclusions dans le "Journal of Nanoparticle Research".

mercredi 9 février 2011

Des portugais conçoivent une batterie à eau en papier

Des portugais conçoivent une batterie de papier à eauDes scientifiques de la Faculté des sciences et de technologies de Lisbonne, au Portugal, ont créé un nouveau type de batterie de papier capable d'alimenter des appareils électroniques.


Le groupe de chercheurs dirigé par Elvira Fortunato et Rodrigo Martins indique que ces batteries novatrices sont rechargées "grâce à la vapeur d'eau contenue dans l'air, à condition que l'humidité relative demeure de l'ordre de 40%".

Les scientifiques ont également inventé la première bio-batterie, dans laquelle circule des fluides corporels comme la sueur et le plasma sanguin. Elle a été conçue pour alimenter en énergie les appareillages médicaux comme les stimulateurs cardiaques.


Des portugais conçoivent une batterie à eau en papier

Les batteries de papier utilisent un papier à écrire ordinaire, tandis que les bio-batteries ont besoin d'un papier synthétique qui ne se dégrade pas à l'intérieur du corps humain. Ce papier est fabriqué à partir d'un dérivé de cellulose, qui est projeté sur une cible en utilisant des champs électriques, et formant une membrane de nanofibres. Ensuite, les étapes suivantes sont communes : le dépôt des électrodes et du prototype (morphologique et électrique).

jeudi 20 janvier 2011

BFS convertit le CO2 industriel en pétrole avec des microalgues

L’usine pilote BFS d’Alicante en Espagne, vient d’achever en novembre 2010 sa première phase de construction au pied de la cimenterie Cemex et sera pleinement opérationnelle en mars 2011. Cette usine pilote est capable selon BFS, par hectare équipé et par an, d’absorber 12.000 tonnes de CO2 et de produire 5.500 barils de pétrole voire, selon l’option retenue, 0.45 Mégawatts d’électricité par heure (le CO2 capté peut être transformé en électricité grâce à des turbines ou des Moteurs de Combustion Internes).
L’idée est venue au début 2006 quand à la suite de la campagne menée par Al Gore, Bernard Stroïazzo-Mougin fait le constat simple que ce CO2 était le résultat de la combustion ou l’oxydation des hydrocarbures et que ces hydrocarbures ont été formés par des matières organiques, principalement végétales. Ces matières végétales ont elle-mêmes été fabriquées à partir d’énergie solaire, d’eau et de dioxyde de carbone. Alors pourquoi ne pas essayer d’inverser ce cycle oxydo-réduction en utilisant le CO2 résultant de la combustion et pour récupérer son carbone pour le reconvertir en pétrole ?
Mais la difficulté majeur était alors le temps de réalisation car la formation du pétrole fossile a duré des millions d’années, d’où la seconde partie de l’idée, qui fut de trouver une solution pour accélérer ce processus de formation. Mais on ne peut pas éviter la dure réalité des lois physiques qui régissent notre univers. Par contre, on peut imaginer l’assemblage d’éléments qui nous permettent d’accélérer un processus de transformation. Pour la concrétisation de cette idée, Bernard Stroïazzo-Mougin a travaillé avec une équipe d’ingénieurs, de scientifiques, de techniciens qui ont ensemble contribué à la mise au point d’un procédé industriel de production en continue de pétrole propre à partir des émissions de CO2.
Transport du CO2 industriel
Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, Bio Fuel Systems a donc réussi à produire une synthèse contrôlée de formation de pétrole en stimulant et en accélérant chaque étape de ce processus au moyen d’un processus de transfert hydrophotosynthétique et thermochimique à l’aide de catalyseurs, utilisant :
  • L’énergie solaire comme principale source d’énergie.
  • Le CO2 des émissions industrielles comme matière première.
  • Le plancton en tant qu’échangeur primaire, simple et efficace.
Le résultat c’est un combustible dense, non polluant, durable, inépuisable et viable d’un point de vue économique, le Blue Petroleum, comparable au pétrole fossile et offrant, toujours selon BFS, les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…).
  • DENSE avec un pouvoir calorifique élevé (9.700 kcal / kg).
  • NON POLLUANT, il élimine 938 kg de CO2 par baril produit.
  • DURABLE, il convertit en permanence le CO2 en énergie (2.168 kg de CO2 par baril).
  • INÉPUISABLE, avec une production journalière par reproduction cellulaire illimitée.
  • EFFICACITÉ PROUVÉE, son bilan énergétique est positif et sa production en continue nécessité de faibles apports énergétiques, assurant une disponibilité d’énergie de 8 000 heures par an.
  • VIABLE D’UN POINT DE VUE ÉCONOMIQUE, son prix est compétitif comparé à celui des sources énergétiques existantes.

Des photobioréacteurs profilés pour une rentabilité optimale

La culture intensive des micro-organismes s’opère en milieu fermé dans des photobioréacteurs verticaux de 8 mètres de haut pour optimiser les surfaces d’implantation au sol et la productivité à l’hectare. Les photobioréacteurs offrent une large surface de réception à l’énergie lumineuse afin d’assurer la fixation des photons et la production de biomasse en continu, avec un rapport m²/m3 optimisé. Ils ont été pensés pour être également « autonettoyants ». Le confinement du milieu d’élevage, assuré par le maintien constant d’une « pression positive », assure qu’aucun élément extérieur pathogène ou contaminant ne peut pénétrer le milieu de culture ni en altérer sa productivité. La mise en structure cellulaire des tubes des photobioréacteurs facilite la photosynthèse.
Un substitut au pétrole produit en moins de 48 heures
Élaboré à partir des émissions de CO2 des industries dites polluantes telles les cimenteries, les déchetteries, les centrales thermiques ou encore les raffineries, le pétrole BFS est produit directement sur place ou, selon les options retenues, sur un site distant de transformation.
Alors que le pétrole d’origine fossile a nécessité des millions d’années pour se former à la suite d’un long et complexe processus de sédimentation, 48h suffisent à produire le pétrole BFS. Il faut en effet près de 24h pour obtenir le gisement de biomasse et autant pour en extraire le pétrole par voie thermochimique. Les installations fonctionnent 24h/24 pour permettre l’absorption massive du CO2 et assurer une production en continu du pétrole.
Dans sa phase finale 450.000 tonnes de CO2 seront traitées annuellement dans l’usine pilote de San Vicente de Raspeig (Alicante) en Espagne pour produire 35.000 tonnes de fuel ainsi que 3.000 tonnes de produits secondaires hautement nutritifs. Cela éliminera plus de 200.000 tonnes de CO2 d’émissions dans l’atmosphère. Deux autres usines sont déjà signées sur l’île de Madère au Portugal et à Venise en Italie.
Pour en savoir plus : www.biopetroleo.com ou http://bfs-france.com/

mardi 21 décembre 2010

EAU : UN PROCÉDÉ DE DESSALEMENT À BAS COÛT

Oasys Water a développé une nouvelle solution pour dessaler l'eau. Elle associe les procédés thermique et d'osmose inverse. La société prévoit un pilote en 2011.


Commercialisation fin 2011Le britannique Oasys Water a développé un nouveau procédé de dessalement de l'eau, rapporte le Technology Review, magazine du Massachusetts institute of technology (MIT). Un pilote est prévu pour 2011 pour un début de commercialisation dans un an.

Réduire les coûts

La technologie Oasys combine osmose inverse et procédé thermique pour réduire les coûts de dessalement. Le principe : d'un côté d'une membrane, se trouve de l'eau de mer. De l'autre, une solution contenant de fortes concentrations de dioxyde de carbone et d'ammonique. L'eau de mer migre vers cette solution. Au passage, la membrane bloque les particules de sel et impuretés. Le mélange obtenu est chauffé. Ammoniaque et CO2 s'évaporent, laissant à disposition une eau dessalée. 

Dix fois moins d'électricité

Selon ses inventeurs, cette technique consomme moins d'énergie que dans le procédé thermique classique. Celui-ci consiste à chauffer l'eau de mer entre 70 et 100°C pour en récupérer le sel. Ici, le mélange (avec le CO2 et l'ammoniaque) n'est chauffé qu'entre 40 et 50°C. De même, toujours selon Oasys, leur procédé est moins énergivore que l'osmose inverse (dix fois moins d'électricité consommée). L'osmose inverse requiert en effet de très fortes pressions pour forcer le passage dans la membrane. Ici, la migration se fait plus "naturellement" grâce aux différences de composition des deux solutions de part et d'autre.

Thomas Blosseville

mardi 30 novembre 2010

POLLUTION : UN PIÈGE À HYDROCARBURES

Ecopomex s'est associé à IFP Energies nouvelles


Présenté sur le salon Pollutec, cet absorbant à hydrocarbures a été développé par Ecopomex, avec IFP Energies nouvelles.
Issu d'une sélection de pierres ponces, cet absorbant piège les hydrocarbures flottant dans l'eau. Capable ensuite de les restituer, il est réutilisable jusqu'à six fois. Hydrophobe, il garde sa flottabilité même après capture du polluant. Sa plage d'utilisation serait très large : ports, lacs, rivières, mer, mais aussi eaux de ruissellement et rejets industriels.

Thomas Blosseville

Pour en savoir plus : http://ecopomex.com 

vendredi 26 novembre 2010

Sapphire Energy : un carburant algal dans 18 mois ?




SAN FRANCISCO – (Etats-Unis) – 24/11/2010- 3B Conseils – A en croire le vice-président de Sapphire Energy, Mike Mendez, dans une récente interview, l’heure du test grandeur nature approche pour Sapphire Energy.
Je rappelle que cette compagnie, dont j’ai déjà longuement parlé, espère produire du carburant algal à partir d’algues génétiquement modifiées, cultivées en bassins ouverts, et ceci à un prix économiquement attrayant, contrairement à la plupart de ses concurrents.
Cela devrait donc être bientôt prouvé, puisque la construction d’une installation de 100 acres (40 ha) au Nouveau-Mexique, devrait être achevée d’ici 18 mois (mi-2012 donc ! ). Ce sera l’occasion de vérifier si la technologie originale de Sapphire Energy, qui consiste à ajouter des micro-organismes cannibales à des algues génétiquement modifiées, accélère de façon significative le processus habituel de croissance et de transformation des algues en carburant. Ce premier étang-test prévu par Sapphire ne sera pas optimisé pour la production commerciale, mais permettra de tester les promesses et les limites de l’innovation.
Le caractère novateur des produits proposés par Sapphire Energy et sa maîtrise des organismes génétiquement modifiés dans le processus de production ont toujours placé la compagnie en tête des entreprises américaines agissant dans le domaine des biocarburants algaux… avec une bonne longueur d’avance sur ses concurrents, Solazyme ou Solix Biofuels par exemple.On verra donc sous peu si tout cela est justifié ou si ça n’était que bluff et approximations, comme certains le prétendent.
Pour l’heure, les conditions du marché des carburants sont à nouveau favorables aux biocarburants, puisque les prix du pétrole sont à nouveau à la hausse et que le gouvernement américain maintient son objectif de produire 36 milliards de gallons de biocarburant d’ici 2022. La future ferme de Sapphire Energy au Nouveau-Mexique sera composée de trois sites de 100 acres (40 hectares) composés chacun de dix bassins de 10 acres (4 ha). Le premier servira de banc d’essai pour le second, et le second servira de banc d’essai pour le troisième. C’est sur le troisième site que Sapphire espère être en mesure d’améliorer ses processus de production commerciale à grande échelle. Ces superficies cumulées de 120 hectares de bassin au Nouveau-Mexique seront capables de générer un million de gallons (plus de 3,7 millions de litres) de carburant par an. La croissance des algues en bassins ouverts pourrait être assez semblable à celle du riz, mais cette culture en bassin ouvert d’algues comportant des modifications génétiques et un micro-organisme cannibale assez semblable à ceux à l’œuvre dans le processus du retraitement des eaux usées, pose de nombreux problèmes en termes de contaminations écologiques. Solix et Solazyme – qui cultivent leurs algues en containers fermés – ne manquent jamais de souligner ce point. Mais Sapphire Energy qui a commencé a joué les « apprentis sorciers » ne compte pas s’arrêter en chemin.
Pour toutes ces raisons, contrairement aux autres compagnies, Sapphire Energy ne pourra pas revendre les produits dérivés des protéines (« modifiées ») tirés du traitement habituel des algues sur le marché alimentaire ou sur celui des cosmétiques. Sapphire compte réutiliser ses protéines comme nutriments pour ses propres algues. On est cannibale ou on ne l’est pas ! En clair : Sapphire Energy n’a pas d’autres débouchés commerciaux que celui de se consacrer exclusivement à la production d’algo-carburant ! Et il se trouve que le Ministère de la Défense américain, avec ses besoins accrus en carburant « indépendant » de tous troubles ou fluctuations internationales pour les armées de l’air, de terre et navale, fournit l’argument de la nécessité stratégique à un producteur tout à fait décidé à en faire son client n°1… et peut-être même, selon certains – mais j’en doute – son client exclusif !
Article : Francis ROUSSEAU

mardi 5 octobre 2010

CHIMIE • La date limite de REACH approche

À deux mois de la première échéance de la réglementation européenne REACH, les entreprises doivent mettre les bouchées doubles pour enregistrer à temps leurs produits chimiques, sous peine de ne plus pouvoir les commercialiser au sein de l'Union européenne. D'ici au 1er décembre, toutes les substances produites ou importées au sein de l'UE en quantité supérieure à mille tonnes doivent être référencées. Le but est de faire le ménage parmi les quelque 100 000 substances chimiques en circulation dans l'UE et exclure progressivement les plus dangereuses.