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vendredi 1 avril 2011

Une feuille artificielle qui peut chauffer une maison


Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé une feuille artificielle qui produit de l’énergie dix fois plus vite que la photosynthèse naturelle, et qui pourrait créer assez d’énergie pour chauffer une maison pendant un jour.

Un scientifique nommé John Turneravait déjà créé la première feuille artificielle il y a plus d’une décennie, mais celle des chercheurs du MIT est plus petite, plus puissante et moins chère que celle de Turner.
Le professeur Daniel Norcera a récemment présenté son modèle lors du meeting annuel de l’American Chemical Society en Californie. Il s’agit d’un appareil solaire sophistiqué de la taille d’une carte à jouer que l’on laisse flotter dans un récipient d’eau. Un peu à la manière de la photosynthèse réalisée par une feuille naturelle, la feuille utilise la lumière du soleil pour séparer les deux composants essentiels de l’eau, l’oxygène et l’hydrogène, qui sont ensuite utilisés pour produire de l’électricité.

La conception de ce nouveau prototype, qui contient également de la silicone du silicium et des circuits électroniques, a été possible grâce à la découverte de nouveaux catalyseurs puissants et bon marché en nickel et en cobalt. La feuille a fonctionné pendant au moins 45 heures d’affilée sans s’arrêter au cours des tests préliminaires. Norcera estime qu’avec quatre litres d’eau, une feuille pourrait produire assez d’électricité pour une maison dans un pays en développement pendant un jour. Il n’en fallait pas plus pour que certains tabloïds britanniques s’extasient: «Des scientifiques prétendent avoir trouvé le “Saint Graal” de la science avec une feuille artificielle qui pourrait transformer chaque maison britannique en sa propre centrale», écrit le Daily Mail.

L'invention peut sembler trop belle pour être vraie, mais elle est bien réelle et est déjà en passe d’être commercialisée. Wired.co.uk rapporte que le géant indien Tata Group a déjà passé un accord avec le chercheur du MIT pour construire une centrale électrique de la taille d’un réfrigérateur au cours des prochains 18 mois. Pour le moment, Nocera vise principalement les pays en développement:
«Notre but est de faire de chaque maison sa propre centrale électrique. On peut imaginer des villages en Inde et en Afrique dans un futur proche achetant des systèmes de production d’électricité basiques et abordables à partir de cette technologie.»
Photo: Jatropha hybrid - Leaf detail (129 DAS)/tonrulkens via Flickr CC License by

vendredi 11 mars 2011

Ecran LCD tactile solaire et transparent

Samsung : un écran LCD tactile solaire et transparentSamsung Electronic a dévoilé sa dernière technologie LCD translucide via un écran plat des plus étonnants puisqu'il est capable de fonctionner normalement sans être relié au réseau électrique.


Le prototype de télévision / moniteur d'un format de 46 pouces (diagonale 116 centimètres) a été présenté la semaine dernière au CeBit 2011 en Allemagne.
Il est doté de panneaux solaires (NDLR : intégrés à la dalle directement ?) qui produisent de l'énergie à partir de la seule lumière ambiante de la pièce. Comme il a besoin pour fonctionner de très peu d'énergie, il n'a donc pas besoin de sources d'alimentation externes supplémentaires.

Une autre percée majeure derrière ce concept reste que la dalle numérique est non seulement capable d'afficher des images très fines, mais une fois en marche, même les objets, les personnes et les décors situés derrière l'écran demeurent visibles. Cela sous entend que ce type d'application pourra toucher dans le futur aussi bien les pare-brises que les vitrines des magasins et pourquoi pas notre bon vieux réfrigérateur.



Samsung : un écran LCD tactile solaire et transparent
Le prototype présenté au CeBit supportait pleinement la résolution vidéo HD, à 1920x1080 pixels. La dalle LCD était également capable d'agir comme un écran tactile, à 10 points (doigts).

Samsung chercherait aussi à développer des dalles plus grandes que celles existantes déjà actuellement (65 pouces ou 165 cm).

WAT : la lampe qui fonctionne à l’eau

La lampe concept WAT fonctionne avec de l’eau. Il ne s’agit pas de l’énergie marémotrice mais vraiment de gouttes d’eau. WAT a été conçue par la française Manon Leblanc, designer férue de décoration. Pour utiliser cette lampe, on verse un peu d’eau dans sa partie supérieure puis on fait tourner sa petite manivelle pour qu’elle s’allume. Comment allume-t-on une lampe avec l’eau ? La réponse relève de la chimie. Tout d’abord, WAT possède une batterie hydro-électrique fabriquée à partir d’une tige de carbone recouverte de poudre de magnésium. Lorsque l’eau entre en contact avec la batterie, elle génère une réaction électrochimique qui produit la lumière.





Le concept WAT a déjà remporté le premier prix lors du CINNA – MAISON FRANCAISE Design Contest 2011



Source : http://oxgeek.com/design/wat-la-lampe-qui-fonctionne-a-l%E2%80%99eau-1253

mercredi 2 mars 2011

AEMO : L’OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE DES PROCESS INDUSTRIELS

AEMOLe bureau d’ingéniérie en automatisme AEMO a été récompensé récemment pour un projet innovant : la mesure énergétique des process industriels (MEE), avec la détermination des meilleurs moyens d’économie. Et ceci grâce à un dispositif de captation et d’analyse entièrement en wifi.
« Le service que nous avons développé ne permet pas seulement d’économiser de l’énergie, mais aussi d’assurer une meilleure productivité », explique d’emblée Marc Nass, gérant d’AEMO. En clair, améliorer les process industriels – le métier de base d’AEMO -, c’est bien. Mais y parvenir au moindre coût énergétique, c’est encore mieux. L’objectif est aussi environnemental, et correspond à la première étape demandée lors de toute démarche de certification ISO 14000. Tout d’abord, les ingénieurs d’AEMO mesurent et centralisent l’information sur toutes les énergies consommées par les process, ensuite ils déterminent les meilleurs moyens d’économie. Ceux-ci peuvent toucher aussi bien à l’organisation (décaler des postes de travail) qu’à la gestion des heures creuses /heures pleines ou aux comportements dans l’entreprise.
Captation et traitement des données en wifi
Les avantages du wifi sont connus : les appareils de mesure ne perturbent pas les équipements existants, se fixent facilement où on le souhaite, et ne comprennent ni pose ni dépose, des postes de coût non négligeables. Les capteurs mesurent de nombreux paramètres : le taux d’humidité, la température, la consommation d’électricité, d’eau ou de gaz, etc. Un ordinateur central recueille toutes les données et les traite, toujours sans liaison filaire.
Quand la mesure de l’énergie devient outil de management
« Les préconisations issues des mesures tiennent compte de l’ensemble du process. Est-ce que la pompe est mal entretenue ? A-t-on besoin de chauffer tel composant, de le refroidir autant avant de le réchauffer à nouveau ? La question de l’énergie pointe les équipements énergivores et révèle des dysfonctionnements. Et il faut adopter les meilleures mesures au meilleur coût ». La mesure de l’énergie devient un outil de management, puisqu’on intervient sur l’optimisation des process. « C’est flagrant lorsqu’une usine de fabrication a plusieurs unités dans le monde. Les consommations variables d’une usine à l’autre indiquent qu’il y a une marge d’amélioration. A nous de trouver la meilleure solution au meilleur prix », conclut Marc Nass. Dans l’automatisme, AEMO possède de nombreuses références connues, comme Novartis, Millipore, Weleda… et travaille aussi localement, avec les Vins Tresch, Can Packaging, Sotoco ou encore Les Papeteries du Rhin. Le bureau d’ingénierie compte 10 personnes.
Contact : AEMO, Marc Nass, 1 rue des Alpes, Sausheim
Tél. 03 89 61 81 14 – Site web : www.aemofrance.fr

Un chauffe-eau solaire en thermosiphon : pourquoi pas ?

L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon"Le chauffe-eau solaire en thermosiphon, à Nantes comme à Marseille, ça marche !", tel est l'argument imparable de la société Solairenvie née d'une volonté commune de deux convaincus de démocratiser le chauffe-eau solaire thermique en France.

D'un prix accessible, Solairenvie propose un chauffe-eau solaire à monter soi-même, permettant d'économiser jusqu'à 70% de l'énergie nécessaire à la production d'eau chaude.

D'après la société basée à Paris, son chauffe-eau est facile à installer (quelques notions de plomberie et outils suffisent à le monter), peut être installé en version monobloc ou désolidarisée, ne craint pas le gel et son capteur a une durée de vie supérieure à 20 ans.

Certifié Solar Keymark, il est fabriqué dans l'Union Européenne dans une usine ISO 9001, garant de qualité, fiabilité et performance.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphonPrincipe de fonctionnement :
 Un circuit rempli de liquide caloporteur (qui transmet la chaleur) relie les capteurs solaires au ballon de stockage placé au dessus de ceux-ci. Le soleil rayonnant sur les capteurs réchauffe le liquide qui, une fois chaud, monte naturellement vers le ballon de stockage et échange sa chaleur avec celle de l'eau. Quand il refroidit, le liquide redescend vers les capteurs pour être chauffé à nouveau. Cette eau chauffée naturellement peut être utilisée directement ou peut alimenter en préchauffage le ballon du foyer.
Coût : Contrairement à un chauffe-eau solaire en circulation forcée qui a besoin d'électricité pour la pompe et le régulateur, le chauffe-eau solaire en thermosiphon est le plus accessible tant au niveau du coût du matériel que de la main d'œuvre.

Sans oublier que les chauffe-eau solaires en thermosiphon distribués par Solairenvie sont éligibles au crédit d'impôt dans le cas d'une installation par un professionnel !

Fiabilité
 : Les systèmes en thermosiphon fonctionnant de manière naturelle sans électronique, ils sont particulièrement fiables et sont garantis 5 ans.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

Tous les panneaux solaires thermiques Calpak sont certifiés Solar Keymark, certains d'entre eux disposent même d'un avis technique du CSTB (GIGA GS et VTN), la norme de référence en France.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon
Modularité : Une multitude de possibilités tant au niveau de l'installation que du branchement vous permettront de l'intégrer au mieux à votre habitation.
L'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon

jeudi 20 janvier 2011

BFS convertit le CO2 industriel en pétrole avec des microalgues

L’usine pilote BFS d’Alicante en Espagne, vient d’achever en novembre 2010 sa première phase de construction au pied de la cimenterie Cemex et sera pleinement opérationnelle en mars 2011. Cette usine pilote est capable selon BFS, par hectare équipé et par an, d’absorber 12.000 tonnes de CO2 et de produire 5.500 barils de pétrole voire, selon l’option retenue, 0.45 Mégawatts d’électricité par heure (le CO2 capté peut être transformé en électricité grâce à des turbines ou des Moteurs de Combustion Internes).
L’idée est venue au début 2006 quand à la suite de la campagne menée par Al Gore, Bernard Stroïazzo-Mougin fait le constat simple que ce CO2 était le résultat de la combustion ou l’oxydation des hydrocarbures et que ces hydrocarbures ont été formés par des matières organiques, principalement végétales. Ces matières végétales ont elle-mêmes été fabriquées à partir d’énergie solaire, d’eau et de dioxyde de carbone. Alors pourquoi ne pas essayer d’inverser ce cycle oxydo-réduction en utilisant le CO2 résultant de la combustion et pour récupérer son carbone pour le reconvertir en pétrole ?
Mais la difficulté majeur était alors le temps de réalisation car la formation du pétrole fossile a duré des millions d’années, d’où la seconde partie de l’idée, qui fut de trouver une solution pour accélérer ce processus de formation. Mais on ne peut pas éviter la dure réalité des lois physiques qui régissent notre univers. Par contre, on peut imaginer l’assemblage d’éléments qui nous permettent d’accélérer un processus de transformation. Pour la concrétisation de cette idée, Bernard Stroïazzo-Mougin a travaillé avec une équipe d’ingénieurs, de scientifiques, de techniciens qui ont ensemble contribué à la mise au point d’un procédé industriel de production en continue de pétrole propre à partir des émissions de CO2.
Transport du CO2 industriel
Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, Bio Fuel Systems a donc réussi à produire une synthèse contrôlée de formation de pétrole en stimulant et en accélérant chaque étape de ce processus au moyen d’un processus de transfert hydrophotosynthétique et thermochimique à l’aide de catalyseurs, utilisant :
  • L’énergie solaire comme principale source d’énergie.
  • Le CO2 des émissions industrielles comme matière première.
  • Le plancton en tant qu’échangeur primaire, simple et efficace.
Le résultat c’est un combustible dense, non polluant, durable, inépuisable et viable d’un point de vue économique, le Blue Petroleum, comparable au pétrole fossile et offrant, toujours selon BFS, les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…).
  • DENSE avec un pouvoir calorifique élevé (9.700 kcal / kg).
  • NON POLLUANT, il élimine 938 kg de CO2 par baril produit.
  • DURABLE, il convertit en permanence le CO2 en énergie (2.168 kg de CO2 par baril).
  • INÉPUISABLE, avec une production journalière par reproduction cellulaire illimitée.
  • EFFICACITÉ PROUVÉE, son bilan énergétique est positif et sa production en continue nécessité de faibles apports énergétiques, assurant une disponibilité d’énergie de 8 000 heures par an.
  • VIABLE D’UN POINT DE VUE ÉCONOMIQUE, son prix est compétitif comparé à celui des sources énergétiques existantes.

Des photobioréacteurs profilés pour une rentabilité optimale

La culture intensive des micro-organismes s’opère en milieu fermé dans des photobioréacteurs verticaux de 8 mètres de haut pour optimiser les surfaces d’implantation au sol et la productivité à l’hectare. Les photobioréacteurs offrent une large surface de réception à l’énergie lumineuse afin d’assurer la fixation des photons et la production de biomasse en continu, avec un rapport m²/m3 optimisé. Ils ont été pensés pour être également « autonettoyants ». Le confinement du milieu d’élevage, assuré par le maintien constant d’une « pression positive », assure qu’aucun élément extérieur pathogène ou contaminant ne peut pénétrer le milieu de culture ni en altérer sa productivité. La mise en structure cellulaire des tubes des photobioréacteurs facilite la photosynthèse.
Un substitut au pétrole produit en moins de 48 heures
Élaboré à partir des émissions de CO2 des industries dites polluantes telles les cimenteries, les déchetteries, les centrales thermiques ou encore les raffineries, le pétrole BFS est produit directement sur place ou, selon les options retenues, sur un site distant de transformation.
Alors que le pétrole d’origine fossile a nécessité des millions d’années pour se former à la suite d’un long et complexe processus de sédimentation, 48h suffisent à produire le pétrole BFS. Il faut en effet près de 24h pour obtenir le gisement de biomasse et autant pour en extraire le pétrole par voie thermochimique. Les installations fonctionnent 24h/24 pour permettre l’absorption massive du CO2 et assurer une production en continu du pétrole.
Dans sa phase finale 450.000 tonnes de CO2 seront traitées annuellement dans l’usine pilote de San Vicente de Raspeig (Alicante) en Espagne pour produire 35.000 tonnes de fuel ainsi que 3.000 tonnes de produits secondaires hautement nutritifs. Cela éliminera plus de 200.000 tonnes de CO2 d’émissions dans l’atmosphère. Deux autres usines sont déjà signées sur l’île de Madère au Portugal et à Venise en Italie.
Pour en savoir plus : www.biopetroleo.com ou http://bfs-france.com/

mardi 18 janvier 2011

Du savon râpé bon pour la planète


soapgrater
Les designers sont fantastiques, ils sont capables de nous mettre face à des évidences que les grandes sociétés de marketing ont fini par nous faire oublier pour toujours nous en vendre moins à un prix plus exorbitant.
Comment ne pas de dire ” il fallait y penser ” en voyant ce distributeur de savon ? Une solution qui convertira sans aucun doute les adeptes dusavon liquide au retour du savon de Marseille .
On doit ce concept à Nathalie Stämpfli à la recherche d’une solution économique et écologique pour remplacer les savons liquides qui contiennent de l’eau et tout un ensemble de produits chimiques dont le traitement n’est pas toujours tendre avec la planète, ainsi que des emballages volumineux dont le plastique n’est pas toujours recyclé.
Le problème des savons normaux étant qu’ils nécessitent tous autant d’eau pour extraire une couche de leur bloc, et que généralement le fait de mouiller un pain entier de savon provoque des pertes non utilisées.
Ici le principe est simple, le pain de savon vient se positionner sur une rape dont l’action se fait par une simple pression. Des petits copeaux de savons tombent ainsi dans la main de l’utilisateur qui n’a plus qu’à y apporter un peu d’eau pour en profiter pleinement.
Le concept a également été porté dans une forme adaptée à la douche, ressemblant fortement avec un poivrier dont il faudra tourner le moulin pour obtenir des morceaux de savon.

lundi 17 janvier 2011

CES de Las Vegas : Vers la maison connectée

De la cuisine à la salle de bains en passant par la chambre, toute la maison se met progressivement à l'ère du tout connecté, avec des appareils "intelligents" permettant d'ajuster la consommation d'énergie et d'assurer des suivis à distance. 

"Les appareils intelligents, ce ne sont pas des appareils qui imposent d'adopter de nouvelles routines, mais qui sont discrètement intelligents", en ajoutant à des objets d'usage familier de nouvelles possibilités, a expliqué Cédric Hutchings, le directeur général de Withings. Cette petite société française s'est fait remarquer au CES de Las Vegas avec des appareils modestes : pèse-personne, tensiomètre ou appareil de surveillance de la chambre d'enfants communiquant avec des tablettes ou téléphones. Ils peuvent ainsi transmettre, stocker et analyser les données recueillies, et même, dans le cas du "baby monitor", être commandés à distance.

Plus largement, c'est tout le secteur de l'électroménager qui s'est fait une place cette année au CES, avec en vedette le géant General Electric, présent pour la première fois depuis plus de trente ans, ainsi que l'américain Kenmore, ou encore le coréen LG : lave-linge, sèche-linge, réfrigérateur, four, chauffe-eau... tous ces appareils promettent des programmations facilitées, et surtout la possibilité de gérer au mieux la consommation d'électricité. Plus étonnant encore, la société Fulton, un équipementier pour de grandes marques, a présenté les nouvelles avancées de sa technologie eCoupled, qui annonce la possibilité de gérer des placards de cuisine comme une épicerie high-tech, grâce à des émetteurs placés dans des emballages : on apprendra sur son téléphone portable qu'on est bientôt à court de jus d'orange ou que les yaourts seront bientôt périmés. Pour Joseph McGuire, président de l'association américaine du secteur AHAM, ces innovations bénéficient "d'un grand soutien au niveau fédéral", illustré par exemple par des crédits d'impôts en faveur des appareils à la consommation modeste, mais "c'est le consommateur qui déterminera leur succès", avec les économies d'électricité pour principale motivation.

Dans les années qui viennent, quand les "compteurs intelligents" se seront généralisés et que le secteur se sera mis d'accord sur une ou deux normes communes pour faire circuler les données d'un appareil à l'autre, les fabricants promettent de développer la programmation des appareils pour éviter les pics de consommation.

Parmi les autres applications du tout-connecté, chez Kenmore et LG des appareils sont déjà équipés d'une technologie permettant au service après-vente d'analyser un dysfonctionnement ou une panne à distance, avec la transmission d'un signal sonore par téléphone, sans déplacement. Le processus de dépannage est ainsi raccourci et simplifié. LG prévoit aussi à terme de pouvoir vous prévenir par téléphone si la porte du réfrigérateur est mal fermée ou si le lave-linge s'est arrêté inopinément.

A terme, Kenmore, marque de milieu de gamme du distributeur Sears, n'exclut pas de faire démarrer ou arrêter à distance diverses machines, du séchoir au four, depuis un téléphone portable. Mais un porte-parole, Tom deSalvo, explique qu'"il y a des questions de sécurité" sur lesquelles les autorités devront se pencher : il est difficile de s'assurer de loin que le four est bien fermé ou qu'un enfant n'y a pas mis sa dînette. En revanche, dès l'an prochain, la température du four Kenmore pourra être réglée depuis la voiture ou la salle de bains, sur un téléphone, tandis qu'un aspirateur LG pourra bientôt être lancé sur le parquet pendant qu'on est au bureau, en cas de visite imprévue.

mardi 21 décembre 2010

Les allemands travaillent sur une voiture électrique à 5000 euros

 voiture électrique
Selon les chercheurs allemands, pour atteindre un tel tarif, les industriels devront adopter les méthodes de la fabrication modulaire. Une solution optimale pour produire en grande série des voitures électriques à un prix abordable.
La fabrication des voitures électriques fait l’objet de recherches intensives en Allemagne. Le Plan national de développement  lancé en 2009 par le gouvernement fédéral, qui a fait du développement des véhicules électriques une priorité, vise un parc d’un million de voitures électriques en 2020 (sur 41 millions de véhicules circulant en Allemagne). Pour atteindre cet objectif, les spécialistes de Wittenstein, une société spécialisée dans la fabrication des systèmes d’entraînement pour l’automobile, préconisent l’utilisation de nouvelles méthodes d’ingénierie. 
« La plupart des voitures électriques ne sont rien de plus que des voitures existantes sur lesquelles le moteur à combustion a été remplacé par un moteur électrique », explique Bernd Schimpf, directeur du développement de Wittenstein. « Elles sont fabriquées individuellement ou en petite série, avec des composants chers,  ce qui explique leur prix prohibitif. »

Les chercheurs de l’Institut RWTH d’Aix-la-Chapelle ont lancé en 2009 un projet de recherche dont l’objectif est de mettre au point de nouvelles méthodes pour la fabrication des voitures électriques. Baptisé «street-scooter", ce projet (www.rwth-aachen.de) vise la prise en compte de technologies de production dès la phase de développement du véhicule. Un programme qui s’appuie sur trois points clés. Premièrement, la réalisation d'une structure de coûts pour atteindre un prix de vente de 5000 euros (sans la TVA) et de location de batterie. D'autre part, il faut assurer la mise en place d'un réseau de fournisseurs. 

Enfin, il faut créer une structure de production efficace et cartographier les processus correspondants. La recette préconisée par les chercheurs allemands est de diviser le véhicule en plusieurs modules, à savoir, la face avant, l’espace du conducteur, l'habitacle arrière et le module arrière (le coffre). Le processus d’assemblage classique sera remplacé par la fusion de ces modules entièrement pré-équipés et pré-testés et qui peuvent provenir de différents fournisseurs. Ce qui facilite la fabrication des modèles différents. Selon Wittenstein, il faudra assurer des kits différents pour les moteurs, les transmissions et les variateurs électroniques avec différents niveaux de performances.

« Cela semble simple, mais cette démarche exige un effort important de développement et une coordination sans faille pour trouver le bon partenaire technologique », explique Heiko Haag, spécialiste chez Wittenstein. 

De nouvelles solutions verront le jour. Les moteurs électriques peuvent par exemple, être installés directement dans les moyeux de roues. Résultat : tous les composants habituels de la chaîne cinématique -arbres de transmission, les différentiels et les transmissions- ne sont plus nécessaires. Wittenstein a développé également un système électronique intelligent de surveillance qui contrôle différents paramètres : la haute tension, la tension auxiliaire et le moteur. Selon les spécialistes allemands le premier prototype sera disponible en 2011, la production en petite série démarrera en 2012 et celle en grande série, en 2014.

lundi 13 décembre 2010

SmartGrains : Le stationnement intelligent

SmartGrains


SmartGrains résout les problèmes de stationnement grâce au déploiement sur les places de vastes réseaux de capteurs intelligents. Installés en quelques minutes, ces capteurs détectent les véhicules puis communiquent entre eux par ondes radio pour relayer les informations en temps réel. Cette technologie est déclinée dans une gamme de solutions de guidage et d'optimisation à destination de la voirie, des parkings publics, de la grande distribution et des aéroports.

Découvrez pourquoi Unibail-Rodamco, SFR, VINCI Energies ou encore la Ville d'Issy-les-Moulineaux nous ont déjà fait confiance.



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Les réseaux de capteurs sans fil ne datent pas d’hier. Dès les années 60, l’armée américaine imaginait semer des « grains intelligents » pour remplacer les mines anti-char et détecter ainsi toute intrusion sur un périmètre sensible. Cinquante ans plus tard, la jeune start-up française SmartGrains, qui vient de remporter le Prix Cleantech Republic 2010, s’empare du concept pour le mettre au service du guidage des automobilistes vers les places de stationnement disponibles dans les zones congestionnées.
Dans une grande ville, chaque année, la recherche de places libres représente en moyenne de 10 à 30% du trafic, ce qui correspond, d’après les calculs de la jeune entreprise,  à l’émission de 2 millions de tonnes de CO2. De quoi considérer la solution de SmartGrains avec sérieux, et cela, même si, au chapitre de l’éco-mobilité, les collectivités tendent naturellement à promouvoir les transports collectifs plutôt que la voiture individuelle.
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Les « grains intelligents » de la jeune pousse, fondée au printemps 2009, prennent la forme de pastilles électroniques (voir image) disséminées au sol au niveau des places de stationnement. Ces capteurs mesurent en permanence le champ magnétique terrestre, et détectent sa déformation provoquée par l’entrée de matériaux ferromagnétiques dans ce champ : « nous avons mis eu point un algorithme qui fonctionne comme une boussole 3D permettant de stipuler que le corps pénétrant dans le champ magnétique est bien un véhicule », explique Cédric Gepner, l’un des trois co-fondateurs de SmartGrains.
Des capteurs utilisés en intérieur comme en extérieur
Les capteurs radio sans fil travaillent sur les plages de fréquences du Wi-Fi, et forment un réseau radio maillé (mesh network). De sorte qu’ils communiquent entre eux, de proche en proche, avant de remonter les informations sur l’occupation ou non des places de parking à une station relais (1 relais pour 100 capteurs). A l’heure de concevoir ces capteurs, il importait de conjuguer deux critères essentiels : l’autonomie des batteries d’alimentation de la pastille et le temps de latence associée à la mesure de l’occupation des places de stationnement. Résultat : les capteurs, alimentés par des piles au lithium, ont une durée de vie de 5 ans ; une longévité due principalement à un logiciel embarqué à très faible consommation qui « se réveille » seulement 5 millisecondes par seconde.
Résistant à des pressions localisées de 5 tonnes, les pastilles de SmartGrains peuvent être utilisées en intérieur comme en extérieur. Un argument comparé aux solutions concurrentes filaires, fonctionnant à l’aide de capteurs ultrasons qu’il convient de fixer à une paroi et qui ne trouvent donc leur usage que dans des parkings couverts.
Composée de ces capteurs et d’une suite logicielle vouée à l’exploitation du système, la solution de SmartGrains est baptisée ParkSense. Le premier marché ciblé par l’équipe dirigeante de la start-up est celui des parkings de centres commerciaux. Ainsi, SmartGrains vient-il de signer son premier gros contrat avec Unibail-Rodamco pour équiper le parking du centre commercial Vélizy 2 de son système de guidage intelligent. Plus de trois mille pastilles seront collées sur les places de parking extérieures. Les travaux dureront un mois, le système devrait être opérationnel fin avril 2010. De grands panneaux fournissant des informations par grandes zones de stationnement seront installés sur les axes routiers bordant le centre ; tandis que des totems électroniques fixés devant chaque allée afficheront une flèche verte (plus le nombre de places libres dans l’allée) ou une croix rouge en fonction de l’occupation des places.
3000 capteurs opérationnels sur le parking du centre commercial Vélizy 2 fin avril 2010
corps_smartgrainsmobile_1012211Autre marché visé : les services de voirie des collectivités locales. En novembre dernier, SmartGrains a annoncé un projet pilote de guidage des automobilistes dans un quartier d’Issy-les-Moulineaux, en partenariat avec SFR (qui avait distingué la start-up lors de son concours SFR Jeunes Talents Innovation), Grand Paris Seine Ouest et Vinci Park. « Ce projet est important car il s’agit de valider la mise au point de notre technologie en voirie », confesse Cédric Gepner. A Issy, une application iPhone, téléchargeable sur Apple Store, permet aux usagers du quartier de bénéficier du service de guidage de SmartGrains.
Deux marchés cibles, deux modèles d’affaires. Pour les centres commerciaux, SmartGrains vendra sa solution complète et des services de maintenance. Pour les projets de voirie, SmartGrains envisage d’investir dans l’infrastructure de capteurs, en échange de quoi il serait autorisé par la collectivité à exploiter les informations de stationnement. En ce cas, SmartGrains jouerait le rôle d’« opérateur de guidage » à même de fournir aux usagers des abonnements à son service (un montage bien connu des opérateurs de téléphonie qui offrent leurs services aux administrés d’une collectivité en délégation de service public).
Le potentiel de la technologie de SmartGrains dépasse largement les frontières françaises. La structuration d’un réseau de distribution à l’international est déjà dans les esprits des fondateurs. Une accélération du plan de développement que renforcerait idéalement une seconde levée de fonds…

vendredi 10 décembre 2010

Les afficheurs s'immiscent (enfin) dans les cartes à puce

Cela fait au moins une décennie que l'on parle d'intégrer des afficheurs dans les cartes à puce. Et le salon Cartes et Identification, dont l'édition 2010 vient tout juste de se terminer aux Parc des expositions de Villepinte, a souvent été le théâtre de présentations de prototypes de ce genre de produits mais sans réels lancements commerciaux. Mais cette année, tous les grands noms de la carte à puce - Gemalto, Giesecke & Devrient, Nagra (notre photo), Oberthur, pour ne citer qu'eux -, ont exposé des modèles de cartes à puce intégrant au moins un afficheur et son contrôleur, voire en sus pour certaines d'entre elles, la liaison d'interconnexion entre la puce et l'afficheur, quand elles n'abritent pas également un touchpad pour le paiement par mot de passe.
Malgré un surcout important par rapport à une carte à puce conventionnelle, le marché bancaire, notamment, semble séduit par cette technologie car les banques y voient plusieurs intérêts, en particulier une grande valeur ajoutée au niveau des services proposés (possibilité de connaître à tout moment, à partir de sa carte bancaire, le solde de son compte, les dernières transactions effectuées, etc.), un niveau de sécurisation supplémentaire (mot de passe à taper directement sur la carte pour un paiement sécurisé) et la possibilité d'adresser, via l'afficheur, des messages marketing à leurs clients.
La production de volume des cartes à puce à afficheur intégré, qui a réellement démarré cette année, devrait croître fortement en 2011. Compte tenu de ce que nous ont avancé les acteurs du secteur lors du salon Cartes et Identification, ce marché devrait atteindre entre 2 et 7 millions d'unités l'année prochaine. Nous reviendrons sur ce sujet dans le numéro de janvier de notre revue ElectroniqueS, dans le cadre d'un compte-rendu de cette manifestation.