Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le terme de « réalité augmentée » il s’agit d’une technique consistant à superposer à l’image affichée sur votre écran par l’objectif de l’appareil photo des informations géo-localisées. Ces informations « augmentent » la réalité visible à l’œil nu et peuvent rendre une grande diversité de services. On peut ainsi découvrir à travers l’écran de son téléphone les coordonnées des magasins ou la distance à parcourir jusqu’à la prochaine station de métro. On peut potentiellement même accéder à des informations en temps réel sur le trafic et sur les travaux ou les manifestations culturelles qui se déroulent dans le quartier. Toutefois les applications « smartphones » disponibles actuellement se limitent encore à des fonctionnalités gadgets.
Ironie du sort, c’est donc du monde des bibliothèques, qui sont bien souvent des refuges pour les réfractaires aux NTIC, qu’est venue la plus innovante des utilisations de la réalité augmentée. En effet, le groupe de travail sur la réalité augmentée de l’université de Miami (Augmented Reality Research Group, je vous laisse retrouver le sigle…) a donc mis au point cette application Android qui permet aux bibliothécaires de « passer en revue » une section d’étagère à l’aide de l’objectif de leur téléphone et de repérer immédiatement les livres mal rangés. Pour permettre ce miracle les livres de la bibliothèque doivent êtres équipés d’un code permettant de « taguer » instantanément la référence et de croiser l’emplacement avec la base de donnée de la bibliothèque. Dans un second temps, l’application indique l’emplacement correct de l’ouvrage sur l’étagère, ce qui permet à l’archiviste de gagner un temps précieux.
Il est intéressant de voir que l’on commence à se pencher sur les utilisations professionnelles de la réalité augmentée et que l’on sort de la logique un peu limitative du « service immédiat au particulier » pour envisager d’autres perspectives. Les potentiels de développement sont nombreux dans pratiquement toutes les catégories de métier et ne demandent qu’à êtres explorés.
Retrouvez plus d’informations en anglais et la vidéo de démonstration ici.
Louis Thomas