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lundi 14 mars 2011

Gaz, eau, poussière, particules... : les nouveaux textiles filtrent tout


Gaz, eau, poussière, particules... : les nouveaux textiles filtrent toutLe banc de filtration de l'ENSAIT à Roubaix. PHOTO MAX ROSEREAU
On les appelle « médias filtrants ». Pour les industriels régionaux des textiles techniques réunis au sein de Clubtex, ces nouvelles fibres offrent des débouchés importants.
On filtre l'eau dans nos carafes, on améliore la qualité de l'air ambiant dans les maisons, les hôpitaux comme dans l'habitacle des voitures, les usines doivent filtrer leurs rejets, poussières, gaz, liquides ; à chaque fois, des membranes textiles interviennent.
Ce sont ces fameux « médias filtrants » auxquels Clubtex, le cluster régional rassemblant 74 entreprises, laboratoires, centres de formation dédiés aux textiles techniques, a consacré une récente journée technologique.
« À l'hôpital, dans l'industrie comme dans la vie quotidienne, nous avons besoin d'un monde propre et sain. Cela peut se faire avec ces textiles techniques, majoritairement des non-tissés », explique Édith Degans, ingénieur de recherche au sein de Clubtex.
Au sein de l'industrie des textiles techniques (150 entreprises en région, 9 000 emplois), nombreuses sont les sociétés à s'intéresser aux médias filtrants : c'est Mecaplast à Libercourt qui fabrique des filtres pour les habitacles automobiles. Sefar-Fyltis à Billy-Berclau fabrique des filtres médicaux servant notamment à purifier le sang. Mortelecque à Provin réalise les filtres à air des conduits à poussière d'Arcelor. Sans parler d'Intissel à Wasquehal qui travaille aux textiles échangeurs d'ions, permettant la filtration des eaux polluées.
« Le marché mondial des moyens de filtration en non-tissés est estimé à 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros) en 2010, avec un taux de croissance de 7 % par an. » Une niche plus qu'intéressante à rejoindre...
JEAN-MARC PETIT

vendredi 25 février 2011

DU SILICONE QUI COLLECTE L’ÉNERGIE

Des textiles, des semelles ou des pacemakers qui transforment les mouvements en électricité font partie des débouchés possibles pour les matériaux piézoélectriques. Mais encore faut-il pouvoir les intégrer à une surface souple et qu’ils résistent aux contraintes mécaniques. C’est chose faite sur du silicone.


Deux équipes américaines, de l’Université de Princeton et de l’Université de Pennsylvanie, ont mis au point une méthode qui transforme le silicone en matériau collecteur d’énergie. Ils ont pour cela employé des céramiques de titane, de zirconium et de plomb (PZT), un des matériaux piézoélectriques les plus performants. Il convertit près de 80 % de l’énergie mécanique reçue en électricité. 


                              
                                      Le matériau piézoélectrique résiste mieux aux contraintes 
                                                      grâce à sa forme en vaguelettes.
 


Les chercheurs ont déjà démontré en 2010 qu’il était possible d’intégrer les PZT dans des feuilles souples de silicone. Pratiquement, plusieurs nano-rubans de titane, zirconium et plomb sont alignés puis imprimés à la surface du silicone. Le matériau n’était cependant pas encore assez résistant aux déformations pour envisager des applications.

Cette fois, le nouveau procédé donne une conformation particulière aux nano-rubans, en vaguelettes, afin qu’ils résistent mieux aux contraintes appliquées au silicone. Les ingénieurs ont même observé une amélioration du rendement piézoélectrique. 

Ludovic Fery 

lundi 25 octobre 2010

R3iLab



Le R3iLab est un réseau destiné aux professionnels du textile, de la mode et des industries créatives au sens large. Il met en place, anime et organise avec le soutien de l’Etat un certain nombre d’actions et de projets destinés à promouvoir l’innovation, notamment immatérielle, au sein des entreprises.

Réseau Nord :
Fortement industrialisée et considérée comme l’un des grands bassins du 
textile français, la région Nord dispose d’une industrie dynamique et performante, en pointe sur les matériaux textiles avancés.

La NASA au salon Texcomp des textiles composites

Après Philadelphie, il y a deux ans, c'est au tour de Lille, d'aujourd'hui à vendredi, d'accueillir la 10e édition de Texcomp, le congrès scientifique international sur les composites à base de textiles.

Définition : un composite est un assemblage de plusieurs matériaux, dont les qualités se complètent afin d'obtenir des performances supérieures à celles de ses composantes. Conscient de la difficulté des scientifiques à communiquer, André Beirnaert, président du pôle de compétitivité Up-tex, vulgarise : « Le textile est au composite ce que le jambon est au sandwich. » En clair, on trouve des textiles composites presque partout : transport, aérospatial, génie civil, médical. Ils représenteront ainsi 50 % de la masse du futur Airbus A350.

« Nous allons accueillir des scientifiques de tous les pays. C'est une chance énorme d'avoir ce congrès dans notre cité », se félicite André Beirnaert.

Partager l'état des connaissances
L'événement, on l'aura compris, n'est pas grand public. Il doit permettre aux scientifiques de partager l'état des connaissances dans ce domaine très technique. « Le vendredi 29 octobre sera une journée ouverte au plus grand nombre, pour les personnes qui n'ont pas une culture suffisante mais qui veulent bénéficier de ce qui a été dit », annonce Christophe Binetruy, responsable du groupe composites à l'école des Mines de Douai. « Mais toutes les conférences se tiendront en anglais », tempère-t-il aussitôt.

Au-delà des scientifiques, de nombreux industriels seront présents : la NASA, Duflot, Eurocopter, General Electric. « Une occasion unique, pour les entreprises de la région, de percevoir toutes les opportunités liées au textile », conclut Christophe Binetruy. •