Solutions au développement des entreprises du Nord-Pas de Calais

Plus de 50 projets ont associé des savoir-faire d'entreprises pour concevoir et développer des produits et process nouveaux...
Pourquoi pas vous ?

Venez à la rencontre des partenaires avec lesquels vous pourrez construire vos projets.


www.cap-action.fr
Affichage des articles dont le libellé est Consommation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Consommation. Afficher tous les articles

jeudi 19 mai 2011

Donnez vie à votre habitat!

Deux concepteurs, Sébastien Haquet et Thomas Lanthier, réinventent l’habitat pour animaux de compagnie, et transforment un objet banal en un objet tendance.


Pousse Créative a conçu une ligne d’accessoires pour animaux de compagnie: niches pour petits chiens,poulaillers, clapiers et même jardinières qui font aussi nichoir pour oiseaux. Tendances, aux couleurs dynamiques, les niches favorisent la relation avec les plantes et animaux chez soi: certaines des niches d’intérieur dessinées par Pousse Créative sont dotées d’un toit végétal.


nichoirs et niche intérieure

Les niches, clapiers et nichoirs sont fabriqués en France dans des matériaux recyclables: bois, polypropylène et plastique rotomoulé recyclé et recyclable.
clapier lapin
Les lignes sont modernes, épurées, le produit fonctionnel et se transforme en véritable objet de décoration intérieur comme extérieur. Ajoutez une touche design et fonctionnelle à votre habitat!

vendredi 11 mars 2011

WAT : la lampe qui fonctionne à l’eau

La lampe concept WAT fonctionne avec de l’eau. Il ne s’agit pas de l’énergie marémotrice mais vraiment de gouttes d’eau. WAT a été conçue par la française Manon Leblanc, designer férue de décoration. Pour utiliser cette lampe, on verse un peu d’eau dans sa partie supérieure puis on fait tourner sa petite manivelle pour qu’elle s’allume. Comment allume-t-on une lampe avec l’eau ? La réponse relève de la chimie. Tout d’abord, WAT possède une batterie hydro-électrique fabriquée à partir d’une tige de carbone recouverte de poudre de magnésium. Lorsque l’eau entre en contact avec la batterie, elle génère une réaction électrochimique qui produit la lumière.





Le concept WAT a déjà remporté le premier prix lors du CINNA – MAISON FRANCAISE Design Contest 2011



Source : http://oxgeek.com/design/wat-la-lampe-qui-fonctionne-a-l%E2%80%99eau-1253

jeudi 3 mars 2011

PROOFTAG : LE CODE À BULLES™ SÉDUIT LA CHINE

La société Prooftag, qui a conçu et commercialise la solution de sécurité baptisée Code à Bulles™, poursuit son déploiement à l’international et suscite l’intérêt des autorités chinoises.

À l’origine de la solution de sécurité pour la certification de documents et la protection des marques baptisée Code à Bulles™, la société Prooftag vient de se voir attribuer une certification de l’institution CATA (China Anti-Counterfeiting Technology Association). Cette reconnaissance marque l’accélération du développement international de la société créée en 2004. Déjà implantée en Pologne, à Dubaï, en Chine, en Asie du Sud-Est, et en Afrique, Prooftag, qui réalise désormais 70% de son chiffre d’affaires à l’export, envisage d’ouvrir d’ici 2012 d’autres agences commerciales, notamment aux Etats-Unis.

Des producteurs de vins bordelais ont fait confiance à Prooftag et à son code de protection aléatoire et non-reproductible matérialisé sous la forme d’une puce d’un cm2. © Prooftag

Source : http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article6479

mercredi 2 mars 2011

Parapluie pour chien



L’objet mesure un peu moins de 75 centimètres de diamètre. Suffisant si vous possédez un yorkshire ou un cocker, mais ne résoudra que très partiellement votre problème de chien mouillé si vous possédez un dogue argentin ou un terre-neuve.


Disponible chez Hammacher Schlemmer pour 30$

vendredi 25 février 2011

Une tondeuse robotisée pour jardins de petite taille

Une tondeuse robotisée pour jardins de petite tailleLeader sur son marché, Husqvarna, a lancé la troisième génération de tondeuses robotiques silencieuses et automatiques, légères et compactes s'adressant avant tout aux propriétaires de petits jardins.


En effet, l'Automower 305 est une tondeuse à gazon robotique, équipée d'une batterie Li-Ion rechargeable, adaptée aux pelouses d'une superficie de moins de 500 m2.
D'une autonomie de coupe d'environ 40 minutes, le temps normal de recharge est estimé quant à lui à 150 minutes.

Par ailleurs, comme elle pèse 7 kg seulement, l'herbe n'est pas écrasée, ce qui facilite les mouvements de l'engin entre les différentes zones. Comme toutes les tondeuses robotiques d'Husqvarna, ce nouveau modèle est doté d'un système anti-vol, comprenant une alarme et un code PIN personnel, rendant la machine inutilisable en cas de vol.

"À l'avenir, les tondeuses à gazon robotiques seront aussi communes pour les propriétaires que les lave-vaisselles le sont aujourd'hui. Automower 305 rend l'entretien robotique de pelouses abordable pour les propriétaires, libérant du temps qu'ils peuvent consacrer à d'autres activités, sans pour autant compromettre l'état de leurs pelouses", a expliqué Towe Ressman, responsable mondial de la conception chez Husqvarna.
Une tondeuse robotisée pour jardins de petite taille
Selon la compagnie Husqvarna, la tondeuse à gazon robotique Automower "fertilise et coupe le gazon à la perfection, de façon totalement autonome et en utilisant moins d'énergie qu'une ampoule électrique."

Mais cette technologie a un prix. Il faudra débourser environ 1 500 euros pour s'accaparer les services de ce nouveau modèle.

mardi 18 janvier 2011

Du savon râpé bon pour la planète


soapgrater
Les designers sont fantastiques, ils sont capables de nous mettre face à des évidences que les grandes sociétés de marketing ont fini par nous faire oublier pour toujours nous en vendre moins à un prix plus exorbitant.
Comment ne pas de dire ” il fallait y penser ” en voyant ce distributeur de savon ? Une solution qui convertira sans aucun doute les adeptes dusavon liquide au retour du savon de Marseille .
On doit ce concept à Nathalie Stämpfli à la recherche d’une solution économique et écologique pour remplacer les savons liquides qui contiennent de l’eau et tout un ensemble de produits chimiques dont le traitement n’est pas toujours tendre avec la planète, ainsi que des emballages volumineux dont le plastique n’est pas toujours recyclé.
Le problème des savons normaux étant qu’ils nécessitent tous autant d’eau pour extraire une couche de leur bloc, et que généralement le fait de mouiller un pain entier de savon provoque des pertes non utilisées.
Ici le principe est simple, le pain de savon vient se positionner sur une rape dont l’action se fait par une simple pression. Des petits copeaux de savons tombent ainsi dans la main de l’utilisateur qui n’a plus qu’à y apporter un peu d’eau pour en profiter pleinement.
Le concept a également été porté dans une forme adaptée à la douche, ressemblant fortement avec un poivrier dont il faudra tourner le moulin pour obtenir des morceaux de savon.

vendredi 14 janvier 2011

La métropole lilloise choisie pour tester les services mobiles sans contact


La métropole lilloise choisie pour tester les services mobiles sans contactLMCU doit expérimenter un système permettant, entre autres, de payer ses achats avec un téléphone portable. PHOTO PIB
La communauté urbaine de Lille (LMCU), comme neuf autres pôles en France, vient d'être désignée par le ministère de l'Économie pour tester les services mobiles sans contact. Une technologie qui doit, à terme, simplifier notre quotidien.
> De quoi s'agit-il ? De permettre aux particuliers de se passer de toutes leurs cartes plastiques, à puce ou magnétiques (cartes bancaires, de transports...), et d'effectuer toute une série d'actions du quotidien par le biais unique du téléphone portable. Objectif : gagner du temps.
> Comment ça marche ? Cela fait appel à une technologie qui permet l'échange de données entre différentes puces séparées de quelques centimètres, entre un support (un terminal bancaire à la caisse d'un commerce par exemple) et le téléphone (compatible) qu'on aura posé dessus.
> Des exemples d'utilisation ? Avec son téléphone, un particulier pourra par exemple acheter à distance des titres de transport et n'aura plus qu'à passer son mobile devant une borne ou un contrôleur pour voyager. Il pourra aussi passer son portable devant une affiche de spectacle en ville et réserver immédiatement des places... « Depuis deux ans, on a lancé le projet Les Numériques de Lille XXL, rappelle Michel-François Delannoy, vice-président de LMCU en charge du développement économique. On travaille notamment au développement de l'information et des services à la population en tout lieu et sur tout support. » Ce projet entre dans ce cadre.
> C'est pour quand ? L'expérimentation, financée par l'État, doit débuter dans les dix-huit prochains mois. Et les tests s'étaleront jusqu'en 2014.
> Où les tests seront-ils effectués ? A priori dans un site péri-urbain (une zone commerciale) et un site urbain (les commerces d'un centre-ville) qui restent à définir. On sait en revanche que les pôles de compétitivité Picom (industries du commerce) et I-Trans (ferroviaire) travaillent déjà sur le sujet. •

lundi 13 décembre 2010

Foodtubes Project ou comment distribuer la nourriture par des tuyaux

Transporter les produits alimentaires à l’aide d’un immense réseau souterrain de tubes, à l’image des « pneumatiques » d’antan, mais sans air comprimé : c’est l’idée très sérieusement développée par les tenants du Foodtubes Project. À gagner : d’énormes économies d’argent, de liberté de circulation et d’émissions de gaz à effet de serre.

Un cylindre creux, un tube, de l’air comprimé : c’est le principe du « tube pneumatique », longtemps utilisé pour expédier un message d’un étage à l’autre d’une entreprise ou même entre centres postaux à l’échelle d’une ville. Paris avait son réseau jusque dans les années 1980. Le journal Le Télégramme de Brest a conservé ce système jusqu’à cette époque. Par rapport au courrier électronique, l’avantage du « pneu », l’expression utilisée à l’époque, est la transmission d’un objet matériel, en principe un document en papier. Mais en entreprise, certains glissaient bien d’autres choses dans le cylindre, parfois un sandwich.

Alors pourquoi ne pas reprendre cette vieille idée (certains la font remonter à l’Antiquité) pour distribuer les produits alimentaires jusqu'au cœur des villes ? L’idée peut sembler saugrenue. Elle nécessiterait un réseau immense et tentaculaire de tubes tissé dans le sous-sol des villes. Devraient-ils s'étendre jusque dans les immeubles et les appartements ? Nous voilà dans le décor du film Brazil…

Mais à y regarder de plus près, les avantages sont énormes, nous expliquent les membres de l’équipe du Foodtubes Project qui a planché sur la question et qui se veut désormais militante. Ces avant-gardistes ne sont pas des hurluberlus, ni des designeurs, ni des auteurs de science-fiction. On y trouve, entre autres, un spécialiste de l’atmosphère (Fred Taylor, université d’Oxford), un spécialiste britannique des transports (Noel Hodson, responsable du projet) et un mathématicien de l’Imperial College of London(Jonathan Carter).



Un centre commercial est connecté à des pipes-lines transportant des conteneurs (en vert), de 2 mètres par 1 mètre, propulsés par induction magnétique (les zones rouges). 45 de ces colis transportent autant qu'un camion de 44 tonnes et pèse un cinquantième de son poids. S'il était déployé à l'échelle du Royaume-Uni, un tel réseau ferait économiser 5 milliards de litres de carburant par an.Un centre commercial est connecté à des pipelines transportant des conteneurs (en vert), de 2 mètres par 1 mètre, propulsés par induction magnétique (les zones rouges). 45 de ces colis transportent autant qu'un camion de 44 tonnes et pèse un cinquantième de son poids. S'il était déployé à l'échelle du Royaume-Uni, un tel réseau ferait économiser 5 milliards de litres de carburant par an. © Foodtubes Project

Le même service, mais sans camions

L’idée est qu’un tel réseau, géré par une noria d’ordinateurs, éliminerait une grande partie du transport par camions. « Le quart du trafic routier est dû au transport de denrées alimentaires, explique le projet. Et un camion dépense 92 % de son énergie pour se transporter lui-même. »

Le projet Foodtubes ne pousse pas ses tubes jusque dans les appartements. Ces réseaux relieraient les producteurs, les grossistes, les distributeurs et les usines de recyclage. À l’échelle d’un pays, on trouverait quatre types de réseau selon la densité de population : milieux urbain et « urbain dense », campagne et vastes régions très peu peuplées. En ville, le réseau typique compterait 150 kilomètres de tuyaux qui aboutiraient à environ 400 terminaux, répartis dans les magasins et les supermarchés, voire dans les écoles et les entreprises.

Plusieurs tailles de conteneurs (dénommées « capsules ») serviraient à différentes catégories de produits. Les plus grands mesureraient deux mètres de longueur pour un mètre de diamètre. Ils ne seraient pas poussés par de l’air comprimé, comme les antiques pneumatiques, mais progresseraient grâce un moteur à induction linéaire, un principe bien connu et utilisé de diverses manières. On le rencontre dans certains manèges de montagnes russes et, au Japon, dans le train Linimo. La vitesse des conteneurs varierait entre cinq et 100 km/h, et « ne serait jamais réduite par des embouteillages ou une mauvaise météo ».

Le bénéfice direct serait double : moins de camions sur les routes et moins d’émissions de CO2. La réduction atteindrait un à quatre milliards de tonnes par an pour un pays comme le Royaume-Uni, estiment les auteurs du projet. Quant au coût, il ne serait pas excessif, assurent-ils. Un réseau urbain de 150 kilomètres coûterait 500 millions de dollars. De plus, sa maintenanceserait bien plus simple que l’entretien des routes. (Les anglophones pourront consulter un argumentaire vidéo du projet Foodtubes, en anglais.)

Finalement, l’idée ne semble donc pas irréaliste. Mais elle est un tantinet révolutionnaire et aura sûrement du mal à convaincre tout le monde. Nous avons tellement pris l’habitude des camions…

mardi 30 novembre 2010

Un analyseur de consommation énergétique professionnel, compact et bon marché



Alciom a développé le PowerSpy qui se présente sous la forme d’une prise gigogne et qui fonctionne avec un PC. Les données à mesurer sont envoyées au PC via liaison Bluetooth. Le PowerSpy calcule une vingtaine de grandeurs, détecte et analyse les pics de courant et les chutes de tension, fournit des rapports HTML…

Limiter la consommation énergétique tant en veille qu’en fonctionnement fait maintenant partie des préoccupations de tout concepteur de matériel électronique. Le distributeur, comme l’utilisateur, recherche quant à lui le produit le moins énergivore. D’où l’importance de mesurer la consommation d’un équipement pour l’améliorer ou le comparer à d’autres.

Or, jusqu’à aujourd’hui n’existaient sur le marché que deux types de mesureurs : les énergie-mètres, peu coûteux mais ne délivrant qu’une information grossière (la consommation moyenne), et les matériels professionnels de mesure permettant, eux, une analyse poussée mais qui sont très chers.
D’où l’idée de la société d’études Alciom de concevoir un analyseur de consommation énergétique à la fois professionnel et accessible financièrement.

Baptisé PowerSpy, ce mesureur se présente sous la forme d’une prise gigogne s’intercalant entre le réseau et l’appareil à tester.
Il agit comme un oscilloscope effectuant une acquisition à haute fréquence des formes d’onde du courant et de la tension, puis transmet ces données à un PC via une liaison sans fil (Bluetooth).
Le logiciel associé délivre alors des graphes en temps réel, calcule une vingtaine de grandeurs, procède à l’analyse des harmoniques, réalise des statistiques, la détection ainsi que l’analyse des pics de courant et des chutes de tension, fournit des rapports HTML… En particulier, il effectue une comparaison automatique aux gabarits de la norme EN61000-3-2 (limites des harmoniques du courant d’entrée produits par les matériels).

Dans la pratique, le PowerSpy peut étudier des signaux de tension comprise entre 90 et 240 Vac et d’intensité entre 1 mA et 6 Arms, pour une puissance entre 10 mW et 1300 W, et une fréquence comprise entre 45 et 65 Hz.
Les mesures sont réalisées avec une précision de 1 %. Elles reposent sur 256 prises de mesure élémentaires par période. Les harmoniques sont calculés jusqu’au rang 40.
Le PowerSpy indique les puissances actives et apparentes, le facteur de puissance, le facteur de crête, le taux de distorsion harmonique…
En France il est distribué par Lextronic au prix de 299 euros HT.

Compteurs intelligents et objets communicants : Rafi Haladjian, le créateur du Nabaztag lancera Open.sen.se, le 1er décembre

Rafi Haladjan


Rafi Haladjian, qui a revendu Violet en 2009, revient avec Sen.se, qui sera lancée officiellement cette semaine. Il veut créer une sorte de boutique d'applications pour les objets communicants, avant de lancer ses propres produits sur le marché. 

Sen.se, la nouvelle start-up de Rafi Haladjian, ouvre sa version bêta le 1er décembre. Le créateur du lapin Nabaztag (revendu à Mindscape en octobre 2009 alors que la société était en difficulté), qui s'est écoulé à 180 000 exemplaires, en est à sa 17e création d'entreprise. Cette fois, il s'attaque encore à l'internet des objets. Sa nouvelle société compte une douzaine de personnes, éclatées entre le siège à Paris, Stockholm, et Montréal.
Quelle est la genèse de votre nouveau projet ?
Avec Violet, j'ai participé à la première phase de ce qui est devenu l'internet des objets. On l'a expérimenté comme très peu de gens l'ont fait, et cela nous a beaucoup appris. D'une part, que les gens vont finir par avoir plusieurs objets communicants chez eux, qui se parlent les uns aux autres. Pas seulement un objet qui communique avec le web. D'autre part, ces objets seront achetés chez différents vendeurs. L'intérêt sera qu'il y ait une espèce d'intelligence d'ensemble. Un objet communicant, c'est généralement cher : entre 100 et 200 euros, parfois avec un abonnement en plus. Les gens ne vont pas pouvoir en acheter beaucoup, chacun avec sa spécialisation. La solution, c'est qu'ils deviennent polyvalents, plus flexibles, ou que l'on puisse les fabriquer soi-même.
Pouvez-vous nous donner des exemples d'objets communicants existant aujourd'hui ?
Zéo, un "coach de sommeil" qui mesure la qualité de votre sommeil. Philips Direct Life, un gestionnaire de santé qui mesure votre niveau d'activité. AlertMe, un système domotique qui vous aide à réduire votre consommation d'énergie. Withings, un pèse-personne WiFi connecté à internet...
Qu'est-ce que Sen.se ?
C'est une plateforme qui permet de connecter tous ces objets achetés séparément, de faire en sorte que l'utilisateur récupère toutes ces données qu'ils enregistrent, et de demander à ces objets d'effectuer de nouvelles choses. L'idée, c'est de transformer tous ces flux de données en actions : par exemple, envoyer un tweet, allumer un appareil ou ouvrir la fenêtre quand une série de conditions que vous avez définies sont remplies. Sen.se permet de donner du sens à des flux d'informations. De créer un journal intime qui s'écrit tout seul. Concrètement, ce sont des serveurs et un site web, qui n'est que la partie visible.
Comment cela va-t-il fonctionner, et à qui s'adresse le site ?
Open.sen.se, lancé le 1er décembre, est un espace dédié à tous ceux qui conçoivent des objets communicants : amateurs, ingénieurs, labos... Le principe, c'est qu'ils connectent leur machine pour faire des expérimentations. Concrètement, ils envoient leurs données à la plateforme qui est capable d'identifier leur machine, par exemple un Nabaztag, et ils ont accès à une bibliothèque d'applications pour créer des scénarios d'usages. Cela permet de changer les fonctions de l'objet sans le transformer physiquement. Par exemple, je peux créer un scénario de comportement pour le Nabaztag : si je veux lui faire accomplir une action spécifique si la température de la pièce atteint un certain niveau et que mon nombre d'emails reçus dépasse 10, je peux. Je peux aussi ajouter une application de courbe graphique à la balance Withings. Ou envoyer un mail automatique à mon médecin si mon poids dépasse un certain seuil, des fonctions qui n'existent pas dans l'objet quand vous l'achetez.
Vous avez créé vous-mêmes ces applications ?
Dans un premier temps, ce sont des applications que nous avons développées, seuls ou avec des partenaires. Mais tout est open source et les développeurs pourront l'enrichir.
Allez-vous aussi fabriquer des objets ou fonctionnerez-vous avec ceux qui sont déjà sur le marché ?
Dans un deuxième temps, cette plateforme pourra servir à l'exploitation d'objets à l'échelle industrielle. Et il y aura peut-être des objets Sen.se... mais ce ne sera pas des lapins ! L'idée, c'est de faire l'internet des objets, pas l'internet des lapins.
Quels types d'objets serez-vous susceptible de créer ?
Des objets désirables avant tout. Si on veut que l'internet des objets démarre, il faut d'abord que les gens s'équipent. Or, sorti des box et des téléphones mobiles, il n'y a pas d'objets subventionnables. Un objet cher, follement utile et sérieux, je n'y crois pas. Si au lieu de rendre un objet intelligent on le rend idiot, ce qui est notre approche puisqu'on lui demande de faire un minimum, capter une donnée et l'envoyer à un serveur, on retarde le cycle de l'obsolescence dans lequel entrent tous les objets numériques, et tout est imaginable.
Quel est votre modèle économique ?
La plateforme d'expérimentation et de prototypage Open.sen.se sera gratuite. En revanche, la connexion d'appareils de manière massive sera payante. La plateforme recevra et traitera les flux de milliers d'appareils, 24/24, et cela a un coût. La tarification sera proportionnelle. Et bien sûr, nos futurs objets ne seront pas gratuits.

vendredi 26 novembre 2010

Lampes basse consommation : attention aux installations électriques !

Dopées par le Grenelle de l'Environnement, les lampes basse consommation remplacent les ampoules à incandescence classiques. Si leurs performances sont incontestables, elles présentent toutefois une caractéristique technique qui peut poser problème. Explication.

Les lampes économiques basse consommation, telles que les fluo compactes, offrent des avantages avérés en comparaison aux lampes à incandescence classiques : meilleures performances, durée de vie plus longue et moins d'échauffement. Cependant, elles présentent une caractéristique technique qui peut poser problème : la valeur du courant d'appel au moment de l'enclenchement d'une lampe. En effet, avec une ampoule à incandescence, ce courant d'entrée peut être jusqu'à 17 fois supérieur au courant nominal indiqué sur les fiches techniques. Avec les lampes fluo compactes, la hauteur du courant d'appel peut être 100 fois supérieure. A cause de ce courant d'appel jusqu'à 100 fois plus élevé à l'enclenchement pendant un temps de quelques millisecondes, les contacts des relais qui commutent l'éclairage « ON/OFF » chauffent et se soudent. Outre les relais, tous les appareils de programmation et d'automatisme du système d'éclairage (minuteries, détecteurs, interrupteurs...) peuvent être abîmés. Conséquence : il devient nécessaire de remplacer ces dispositifs, ce qui engendre des pannes et des coûts importants. Le simple remplacement de l'automatisme à l'identique ne suffit pas car, dans ce cas, il est nécessaire d'installer des automatismes pouvant gérer ces appels de courant.
La réponse d'un industriel

Pour protéger les relais, les lampes basse consommation et pérenniser l'installation de gestion de l'éclairage, Theben, spécialisé dans des solutions de commandes temporisées et commandes d'éclairage, a développé la technologie de commutation au point zéro de l'alternance (ou Zero Crossing). Il s'agit d'assurer un courant proche de zéro au moment de l'enclenchement du contact du relais. Basé sur un logiciel développé par l'industriel, le Zero Crossing va simultanément contrôler la tension, mesurer le temps de commutation des relais et calculer exactement l'instant où la tension croise le point zéro de l'alternance pour commuter. En outre, comme cette commutation « douce » démarre à partir du cycle zéro du sinus, la durée de vie de la charge s'en trouve prolongée.

CE QUE DIT LA LOI

Dans le cadre des engagements du Grenelle Environnement, une convention a été signée entre le Ministère du Développement Durable et différents acteurs de la grande distribution et du bricolage pour le retrait de la vente des ampoules à incandescence et la promotion des lampes basse consommation (2). Depuis le 30 juin 2009 et jusqu'au 31 décembre 2012, les ampoules à incandescence de 100 W à 25 W sont progressivement retirées de la vente pour être remplacées par des lampes basse consommation. Il est indispensable que les installations de gestion des réseaux d'éclairage soient dotées de technologies capables de garantir leur fonctionnement sans dommages ni coûts supplémentaires.

(2) Engagement N° 53 du Grenelle de l'Environnement e t Article 16 du projet de loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle Environnement en application de la Directive européenne « EuP » 2005/32/CE du 6 juillet 2005.

Henkel lance le premier distributeur de lessive en hypermarchés

Eco distributeur le chat


L’industriel allemand, spécialisé dans les produits d’hygiène et d’entretien, inaugure cette semaine les premiers distributeurs automatique de lessive en grandes surfaces. Le concept, développé en collaboration avec la start-up Eco2Distrib, permet de réduire les consommations emballages et les dépenses des consommateurs…
C’est comme une fontaine à eau, mais avec de la lessive. Voilà, en quelques mots le résumé du concept inédit de « L’Eco-distributeur Le Chat », lancé cette semaine par le groupe allemand Henkel dans les grandes surfaces françaises. 

« Ce distributeur de lessive en self-service est une première européenne », se félicite Yvan Bonneton, le directeur marketing détergents d’Henkel France. Il permet au consommateur de réutiliser et remplir plusieurs fois leur bidon de lessive. Et donc de limiter l’utilisation des emballages. « Cela représente une réduction annuelle de 83 % du volume des emballages plastiques à traiter ou à recycler et 10 % d’émissions de CO2 en moins », souligne Yvan Bonneton. Selon lui, l’utilisation de l’éco-distributeur est aussi une source d’économie pour le consommateur. « Au total, après l’achat unique d’un bidon vide à 50 centimes d’euros, le client économise ensuite 10 % sur le prix de sa lessive à chaque remplissage », insiste-t-il. En revanche, Henkel assure ne pas profiter de cette diminution des emballages dans son process. « Nous vendons le flacon vide à un prix inférieur à celui qu’il nous coûte », ajoute le directeur du marketing sans donner de chiffre.    

DÉVELOPPÉ ET ASSEMBLÉ EN FRANCE

Le concept, breveté et imaginé en collaboration avec la start-up avignonaise Eco2Distrib, a nécessité 18 mois de développement et six mois de tests en magasin pour valider les aspects techniques. « Les premiers essais ont été réalisés sur des distributeurs à vin », se rappelle Xavier Masselin, directeur d’Eco2Distrib. Puis le projet a bénéficié du soutien de l’Ademe, d’Oséo et de la région Paca. Les machines qui contiennent 2 cuves de 60 litres (une pour la lessive et une pour l’adoucissant) sont assemblées chez un sous-traitant près de Dreux. Tandis que la lessive provient directement de l’usine Henkel, située à Nemours, près de Fontainebleau. « Nous avons privilégié le plus de composants français et européens dans la machine. En revanche, aucune chance de trouver des éléments électroniques en Europe. Nous nous sommes adressés à Israël », explique Xavier Masselin.  

Disponible d’abord dans une dizaine d’hypermarchés français, chez les enseignes Cora et Auchan, l’Eco-distributeur Le Chat devrait généraliser d’ici la fin du premier trimestre 2011 à 250 autres magasins. « Nous sommes en train de signer avec une très grosse chaîne d’hypermarchés », confie Yvan Bonneton. Selon nos informations, il pourrait s’agir de Carrefour.

Si ce nouveau concept a le mérite d’être « une innovation pas bidon », comme le souligne Henkel, le groupe allemand se garde pour l’heure de tout pronostic commercial. « Les consommateurs vont devoir changer leurs habitudes. Et cela prend toujours du temps », reconnaît Yvan Bonneton.