Solutions au développement des entreprises du Nord-Pas de Calais

Plus de 50 projets ont associé des savoir-faire d'entreprises pour concevoir et développer des produits et process nouveaux...
Pourquoi pas vous ?

Venez à la rencontre des partenaires avec lesquels vous pourrez construire vos projets.


www.cap-action.fr

vendredi 11 février 2011

Le fauteuil roulant du futur est un rameur


Le problème des fauteuils roulants actuels ? Ils ne sont pas assez adaptés aux routes défoncées des pays émergents, aux collines raides, ou aux immeubles à l’architecture hostile aux handicapés. Voici le Leveraged Freedom Chair, un fauteuil roulant plus puissant qui se déplace comme un VTT et contrôlé par des leviers.
Le LFC est entièrement fabriqué à partir de morceaux de vélos et fonctionne de la même manière qu’un VTT. Pour manœuvrer le fauteuil roulant, il faut utiliser le levier et la position de la main sur le levier correspond a des vitesses différentes (en haut pour les côtes, en bas pour aller plus vite sur du plat). Le bonus : n’importe quel magasin de vélo sera capable de les réparer.
L’équipe derrière le LFC a actuellement construit 2 modèles de fauteuil roulant, une version pour les pays en voie de développement et un autre pour les pays en voie de tiers-mondialisation développés. Les acheteurs du modèle pour pays développés (une meilleure construction, plus léger, etc.) paient charitablement pour les pays en voie de développement. Pour 3.000$ vous avez votre LFC et vous offre 3 modèles à ceux qui en ont besoin dans les pays pauvres

L’écran tactile géant passe la seconde


 Beaucoup d’universitaires partagent le même avis concernant la salle de théâtre de leur campus  : ennuyeuse au possible, et de ce fait l’endroit se retrouve souvent désert.
Seulement il est des endroits ou les Geeks ont pris les choses en main, comme à l’université de Groningen en Hollande qui y a introduit un écran 3D tactile de 10 mètres de diagonale.

Cliquer ici pour voir la vidéo.



L’intérêt est simple : impliquer davantage les élèves dans les mathématiques et l’informatique en leur proposant un support technologique à fort pouvoir d’attraction.
L’écran mesure ainsi 10 mètres de diagonale et est incurvé à 135 degrés pour 2.74m de hauteur.
Le fait qu’il soit incurvé permet de renforcer l’effet 3D proposé et rend agrandi un peu plus l’angle de vision pour le spectateur.
Chose assez particulière, celui-ci propose une fonction multitouch capable de gérer 100 points en simultané, de quoi le transformer en véritable tableau interactif lors de grands débats.
Son éclairage est produit par pas moins de 1000 Leds et il dispose de 6 caméras optitrack lui permettant de capturer les gestes des intervenants.
Le temps de réponse affiché à 50 ms pourrait décevoir les hardcore gamers sur le papier, mais il faut constater que la vidéo montre des animations fluides et que la réactivité à l’air plutôt bonne.
Au cas ou vous voudriez leur envoyer votre propre fond d’écran, sachez enfin qu’il offre une résolution de 4900×1700 pixels .

Des chargeurs de portables sans fil dans les aéroports

Dans plusieurs aéroports européens, des « tables de recharge » apparaîtront dans certains cafés, avec un chargeur sans fil gratuitement utilisable.
Alors que le chargeur universel de mobile n'est qu'en fin de gestation, un nouveau service sans fil qui permet aux voyageurs de recharger leur téléphone mobile est progressivement lancé dans les aéroports du continent. Avec le système de l'entreprise finnoise PowerKiss, les utilisateurs branchent un petit appareil baptisé iRing dans leur téléphone, à l'emplacement normalement utilisé pour recharger la batterie. Cet appareil permet, s'il est placé sur une surface de chargement, de recharger le téléphone sans avoir à le brancher à une prise.
Les iRings seront proposés gratuitement aux usagers des établissements gérés par la société SSP Limited, c'est-à-dire des restaurants et des cafés comme Starbucks, Burger King ou Pizza Hut dans les aéroports et les gares ferroviaires.
Charge automatique
Dans ces établissements, certaines tables serviront de table de recharge : la batterie d'un téléphone portable dans lequel un iRing aura été inséré commencera automatiquement à se recharger lorsque le mobile sera placé sur la table.
Ce système a été testé à l'aéroport d'Helsinki et sera bientôt disponible dans plus de 30 aéroports dont ceux de Düsseldorf International, Francfort, Copenhague, Manchester, Paris-Charles De Gaulle, Stockholm-Arlanda, Malaga, Genève et Zurich.
« Il a toujours été difficile de recharger son téléphone portable lorsqu'on voyageait, mais désormais nos clients n'auront plus ce problème », affirme Rick Stavast de la société SSP.

jeudi 10 février 2011

Un matériau qui pourrait révolutionner l'électronique

Des puces électroniques plus petites et plus économes en énergie pourraient être fabriquées en utilisant la molybdénite, un matériau plus performant que le traditionnel silicium ou le graphène. C’est ce que révèlent les recherches du Laboratoire d'électronique et structures à l'échelle nanométrique de l’EPFL - Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne - (LANES), qui font l’objet d’une publication dans Nature Nanotechnology.

Une découverte faite à l’EPFL pourrait jouer un rôle important dans le monde de l’électronique en permettant de réaliser des transistors encore plus petits et beaucoup moins gourmands en énergie. Des recherches menées au Laboratoire d'électronique et structures à l'échelle nanométrique (LANES) ont révélé que la molybdénite, ou MoS2, était un semi-conducteur très efficace. Ce minéral, que l’on trouve en grande quantité à l’état naturel, est notamment utilisé comme élément d’alliage pour les aciers ou additifs dans les lubrifiants. Mais il n’avait pas encore été véritablement étudié dans le domaine électronique.

«C’est un matériau bi-dimensionnel facile à utiliser en nanotechnologie. Il a un potentiel intéressant pour la fabrication de transistors de très petite taille, ainsi que de diodes électroluminescents (LED) et cellules solaires», décrit Andras Kis, professeur responsable du LANES, qui a travaillé sur ce projet avec ses collaborateurs, M. Radisavljevic, Professeur Radenovic et M. Brivio. Il en compare les avantages à ceux de deux autres matières: le silicium, principal composant à l’heure actuelle des puces électroniques et informatiques, et le graphène, dont la découverte en 2004 a valu à André Geim et Konstantin Novoselov, deux physiciens de l’Université de Manchester, de recevoir le Prix Nobel de physique en 2010.


100 000 fois moins d’énergie

L’un des atouts de la molybdénite est d’être beaucoup moins volumineux que le silicium, qui est un matériau tri-dimensionnel. «Dans une feuille de 0,65 nanomètre de MoS2, les électrons peuvent se déplacer aussi facilement que dans une feuille de silicium de 2 nanomètres d’épaisseur, précise Andras Kis. Or, il n’est actuellement pas possible de fabriquer des couches de silicium aussi fines qu’une monocouche de MoS2.»

Autre avantage: ce matériau permet de faire des transistors qui consomment jusqu’à 100 000 fois moins d’énergie à l’état de veille que les transistors traditionnels au silicium. Pour enclencher et déclencher un transistor, il est nécessaire d’utiliser un semi-conducteur doté d’un «gap» et celui que possède MoS2, de 1,8 électron-volt, est idéal.

Plus fort que le graphène

En physique du solide, la théorie des bandes est une manière de représenter les valeurs d’énergie que prennent les électrons à l’intérieur d’un matériau donné. Chez les semi-conducteurs, les bandes sont disposées de telle sorte qu’un espace existe entre elles, un bandgap. Ni trop court, ni trop grand, ce gap permet ainsi à certains électrons de le traverser. Il offre ainsi un plus grand contrôle sur le comportement électrique du matériau, qui peut être mis en position on/off plus facilement.

L’existence de ce gap dans la molybdénite lui donne également un avantage sur le graphène. Considéré aujourd’hui par beaucoup de scientifiques et d’industriels comme le matériau d’avenir pour l’électronique, le graphène, qui peut être désigné comme un semi-métal, n’a pas de gap. Or, il est très difficile d’en reproduire un artificiellement.

Pour en savoir plus:
- Site de la publication: http://www.nature.com/nnano/index.html
- Lien direct sur l’article: http://dx.doi.org/10.1038/nnano.2010.279

Le rapport sur les carburants du futur met l'accent sur l'électrique et l'hydrogène

Les carburants alternatifs pourraient remplacer progressivement les sources d'énergie fossiles et rendre la mobilité durable d'ici à 2050, tout en respectant l'objectif de réduction des émissions de CO2 de 80 à 95 %, selon un rapport présenté à la Commission européenne par le groupe d'experts* sur les carburants du futur pour les transports. Selon les auteurs, qui ont pour la première fois, élaboré une statégie globale couvrant l'ensemble du secteur des transports, il serait possible de répondre à tous les besoins par une combinaison de la propulsion électrique (batteries et hydrogène/piles à combustible, avec une phase intermédiaire par l'hybride) et de biocarburants comme solutions principales, complétées par les bio-carburants, des carburants de synthèse (issus de sources renouvelables dans une proportion croissante) comme solution intermédiaire et éventuellement le méthane. Le GPL est par contre marginalisé, en tant que produit dérivé du pétrole (même si on évoque un Bio-GPL) et ne devrait pas peser plus de 10 %.



Selon cette vision pour 2050, il est intéressant de noter que les experts ne partagent pas l'optimisme béat pour l'électrique pur. Les auteurs du rapport insistent sur l'autonomie insatisfaisante des batteries et leur coût élevé et préconisent une multiplicité de solutions : hybride rechargeable, prolongateur d'autonomie (REV : range extender vehicle) et piles à combustible pour produire du courant à bord. L'électro-mobilité passera par des technologies de complément à la batterie.


L'hydrogène est vivement encouragé. Le rapport souligne que 400 véhicules roulent actuellement dans le monde, qu'ils ont parcouru 15 millions de km et ont effectué sans problème 80 000 pleins. Les principaux problèmes techniques sont aujourd'hui résolus et le coût - encore élevé aujourd'hui - des piles à combustible va baisser de 90 % d'ici 2020. Le principal problème reste celui de l'infrastructure pour lequel il faut investir 3 à 5 milliards d'euros par an jusqu'en 2020 pour bâtir un réseau. Un effort financier qui serait toutefois moins élevé que pour les bornes de recharge à plus long terme. Dans ces conditions,le marché grand public est envisageable sur la période 2020-2025.


Une autre solution vient des bio carburants. Ils peuvent être utilisés avec les moteurs existants (avec des modifications mineures) et distribués par une infrastructure déjà en place. Le rapport préconise l'éthanol sous sa forme light (E10) ou plus chargée en alcool (E85), ainsi que le bio diesel B7. C'est toutefois l'émergence des carburants de synthèse (issus de sources renouvelables), qui va pouvoir donner un coup de fouet au marché. On pourra ainsi produire du BTL (biomass to liquids), du bio-méthane, mais aussi de l'éthanol ligno-cellulosique à base de déchets, ou encore du carburant à base de graisses animales ou végétales (HVO), sans oublier les algues. Ce ne sont pas les solutions qui manquent.
Ce rapport n'est qu'une base de propositions. Il faut toutefois prendre des décisions dans les 10 ans qui viennent si l'Europe veut avoir une chance d'atteindre les objectifs ambitieux qu'elle s'est fixés.
Lien : http://ec.europa.eu/transport/urban/vehicles/road/clean_transport_systems_en.htm

*Ces experts font partie d'associations et de fédérations qui regroupent très largement les différentes énergies. Les constructeurs sont représentés par l'ACEA et sa branche de R&D Eucar. Il y a même dans le panel Greenpeace et le WWF

Les nouveaux ateliers industriels pour tous

Vous avez l’âme d’un Géo-trouve-tout? Ingénieur, vous produisez la journée avec des cahiers des charges stricts et avez parfois des idées en friche? Curieux, passionnés ou débutants? Vous souhaitez mettre en œuvre des projets personnels? La solution pour produire et expérimenter soi-même. Et cette idée débarque en France, sous la forme de Fab Labs.




Tout a commencé en 1998. Une classe du Massachussetts Institute of Technology, intituléeHow to Make (Almost) Anything, avait pour but de sensibiliser les étudiants aux machines industrielles. Ce cours a tellement enthousiasmé les étudiants qu’ils ont réuni les moyens de production pour concevoir leurs propres projets. Un atelier collaboratif est né, encore indéfini.
NANTERRE. Electrolab.En 2002, Neil Gershenfeld, le professeur du MIT responsable du cours, décide de copier cette initiative en Inde, pour donner l’opportunité de se développer au Village de Pabal, dans l’ouest de l’Inde. Du détecteur de nappes phréatiques aux tracteurs faits maison, tout est bricolé dans cet atelier ouvert aux locaux qui produisent mais aussi apprennent à produire. En 2004, le professeur définit précisément le concept. 

A partir de ce moment, un Fab Lab est un LABoratoire de FABrication où chacun peut venir fabriquer par elle-même tous types d'objets (prototype technique, meuble, objet artistique ou design, object interactif, etc...). Pour cela chaque membre peut venir utiliser les différentes machines du Fab Lab, apprendre des autres membres ou participer aux différents projets collectifs. Partage est le mot clef de ce principe.
 
Le phénomène prend de l’ampleur et se développe à travers le monde à l’initiative de passionnés. Au potin qu’en 2008, on dénombrait déjà 34 Fab Labs, répartis dans 10 pays. En 2010, le mouvement émerge réellement en France. Le premier Fab Lab est créé à Toulouse sous le nom d’ArtilectTmp/lab, plus axé sur l’informatique, est installé à Vitry-sur-Seine (Val de Marne). Et Michel Houellebecq évoque les Fab Lab dans son dernier roman La carte et le territoire.

Une nouvelle technologie israélienne permet de peser les camions sans qu'ils aient besoin de s'arrêter

L'institut technologique du Technion et Innowattech Energy Harvesting Systems ont trouvé le moyen de détecter des camions surchargés en mouvement.

Une nouvelle technologie développée par la société nationale des routes d'Israël (SNRI), en collaboration avec des chercheurs du Technion et Innowattech Energy Harvesting Systems, permet aux véhicules d'être pesés en mouvement. Ce système de pesée, autoalimenté, est intégré sur la route. Les dernières séries de tests ont été effectués il y a une dizaine de jours sur la route 75, près de Haïfa. Le système, qui peut contrôler la qualité des infrastructures, la maintenance des routes et des ponts, est un des générateurs piézo-électriques les plus abouties au monde, il est utilisé pour produire de l'électricité grâce au mouvement des véhicules sur la route.

Selon Adrian Cotrus, directeur du département de Recherche et Développement du SNRI, il n'existe pas d'autres technologies disponibles actuellement pour peser les véhicules en mouvement, dans le monde. Le niveau de précision et la gestion en temps réel du flux d'informations généré par les capteurs rendent cette trouvaille unique et révolutionnaire. Cette découverte est d'autant plus importante qu'elle permettra d'assurer plus de sécurité sur les routes : les camions surchargés représentent un danger réel pour les autres véhicules. Le système Innowattech sera mis en place sur les ponts et autres points sensibles.

C'est le seul système au monde qui est incorporé sous l'asphalte et donne un pesage précis à n'importe quelle vitesse et fournissant l'énergie électrique nécessaire pour faire fonctionner le système de suivi. La pesée en mouvement a un énorme potentiel dans les domaines de l'industrie, du commerce et des services et pourrait fonctionner comme un système de surveillance à l'entrée et la sortie des lieux tels que les stations d'essence, les ports et les entrepôts.