Des scientifiques de la Faculté des sciences et de technologies de Lisbonne, au Portugal, ont créé un nouveau type de batterie de papier capable d'alimenter des appareils électroniques.
Le groupe de chercheurs dirigé par Elvira Fortunato et Rodrigo Martins indique que ces batteries novatrices sont rechargées "grâce à la vapeur d'eau contenue dans l'air, à condition que l'humidité relative demeure de l'ordre de 40%".
Les scientifiques ont également inventé la première bio-batterie, dans laquelle circule des fluides corporels comme la sueur et le plasma sanguin. Elle a été conçue pour alimenter en énergie les appareillages médicaux comme les stimulateurs cardiaques.
Les batteries de papier utilisent un papier à écrire ordinaire, tandis que les bio-batteries ont besoin d'un papier synthétique qui ne se dégrade pas à l'intérieur du corps humain. Ce papier est fabriqué à partir d'un dérivé de cellulose, qui est projeté sur une cible en utilisant des champs électriques, et formant une membrane de nanofibres. Ensuite, les étapes suivantes sont communes : le dépôt des électrodes et du prototype (morphologique et électrique).
La technologie des cellules solaires 3D n'en est encore qu'a ses premiers balbutiements et son développement commercial devrait prendre encore quelques années.
Brevetée par la compagnie Solar3D, la technologie promet de rendre les cellules photovoltaïques beaucoup plus efficaces et rentables que les méthodes traditionnelles utilisées jusqu'à maintenant. D'ailleurs, la société prévoit de créer un prototype pour une démonstration grand public d'ici la fin de 2011.
Inspirées par les techniques de gestion de lumière dans les dispositifs à fibres optiques, les nouvelles cellules solaires en 3D sont conçues pour absorber la quasi-totalité du rayonnement solaire "tombant" sur les structures micro-photovoltaïques.
Concrètement, les photons rebondissent autour de ces structures à moins d'être entièrement convertis en électrons. Cette nouvelle génération de cellules solaires devrait être largement plus efficace, abaissant d'autant le coût-par-watt et faire du solaire, une source d'énergie enfin abordable pour notre planète. Ainsi, selon Solar3D, sa technologie devrait faire augmenter l'efficacité des cellules solaires de 50 à 100 %.
Les cellules solaires absorbent la lumière en provenance de nombreux endroits différents, de sorte qu'il n'est pas nécessaire qu'elles reçoivent directement la lumière. En outre, une fois que la cellule a absorbé le rayonnement, ce dernier est emprisonné à l'intérieur de la structure afin que les photons piégés soient utilisés pour produire de l'électricité. En plus d'abaisser le coût de l'installation, la taille et le poids des modules solaires seraient également réduits.
Les supermarchés sont un véritable amoncellement de signes pour les consommateurs qui ne savent plus où poser leur regard. Comment s'y distinguer? Voici une innovation qui risque de bouleverser l'expérience in store: ouvrez bien les yeux, les packagings de demain seront rétro-éclairés...
Il faudra bientôt se munir de lunettes de soleil pour aller faire ses courses car les rayons des supermarchés accueilleront bientôt une nouvelle génération de packs. Pour gagner en visibilité, formes innovantes et aplats de couleurs ne suffisaient plus, il fallait franchir une étape: le packaging de demain attirera l’œil comme jamais…
Le monde des signes serait-il en train de s’effondrer ou du moins de subir un régime forcé? C’est ce que l’on pouvait penser au regard de l’ascension fulgurante du minimalisme. Qu’ils soient à tendance commerciale ou purement informatifs, les signes de notre monde de communication jaillissent massivement. Il fallait limiter cette pollution visuelle sous peine de rendre définitivement aveugles les destinataires des messages. L’Homme a ainsi pris la tangente en optant pour le «less is more» afin de redonner du sens aux signes et conquérir à nouveaux nos cerveaux imperturbables.
En jouant la carte de l’épuré, de la simplicité sans tomber toutefois dans le banal, l’imperceptible, les consommateurs pouvaient envisager un monde meilleur, moins agressif et plus sain. Hélas, le rêve ne dura qu’un temps, le bruyant et l’éblouissant (au mauvais sens du terme) n’avaient pas dit leur dernier mot.
A l’occasion du dernier CES à Las Vegas, Fulton Innovation a présenté une technologie qui risque de faire cligner des yeux plus d’un annonceur. L’idée est simple mais bouleversera totalement l’expérience consommateur, tant l’impact visuel est puissant. Le promeneur déambulant avec habitude dans les rayons de son supermarché favori, dans un rituel flegmatique, ne pourra pas ignorer ces nouveaux packagings :
Vous ne rêvez pas. L’énergie créée par induction permet de faire s’illuminer les packs et mieux encore, de créer un ordre d’apparition des différents éléments. L’objet s’impose alors à nous en dictant un sens de lecture. Ainsi, le consommateur ne se retrouve plus pétrifié devant l’aplat bouillonnant d’informations car le produit ordonne lui-même «ce qui doit être vu».
Messieurs les annonceurs, dépêchez-vous, l’effet de surprise ne dure qu’un temps, soyez les premiers avant que le monde de la consommation ne devienne un vaste champ de flashs criards et aveuglants.
Yahoo a récemment installé des écrans tactiles de la taille d’un poster dans 20 arrêts de bus de San Francisco. Les passagers peuvent jouer à des jeux en réseau contre des joueurs se trouvant dans les autres arrêts de bus ! Rien ne pourrait plus me faire prendre le bus que de pouvoir défier d’autres passagers. Et ce n’est pas tout, le meilleur quartier est récompensé…
Le quartier qui récolte le plus grand nombre de points avant la fin de la semaine aura la joie d’accueillir un concert de quartier avec le groupe OK Go.
Les écrans ont été mis à disposition grâce à une alliance entre Yahoo, l’agence de transport de San Francisco et Clear Channel. Cette idée est de loin la plus sympa que je connaisse.
Une fois n’est pas coutume, c’est à des fabricants japonais que l’on doit ce prototype de maison temporaire. L’idée étant de proposer une solution compacte, facile à transporter et à déployer, pratique et parfaitement autonome :le Bungalow du futur.
Voici donc le EDV-01, un module ayant 2 fonctions principales. Cette structure de 6×2.5×2.4 m ( soit la taille d’un Container ) permettra bientôt d’offrir des solutions d’hébergement temporaire à des familles lors de sinistres, mais aussi de proposer des centres de secours ou centres d’aide.
En configuration de stockage, l’EDV-01 peut être transporté par train, par porte-container, hélicoptère ou transport routier et donc être déployé partout sur le globe.
Une fois installé , un système de stabilisation permet à la structure de déployer son étage vers le haut, doublant ainsi en quelques minutes sa surface habitable.
L’EDV-01 est particulièrement pensé pour répondre aux besoins élémentaires qui surviennent lors de catastrophes comme des séismes, ras de marée, inondations, incendies, tempêtes et autres désastres climatiques ou humains.
Le module est donc parfaitement autonome, et dispose d’éléments importants et souvent décisifs lors de grosses crises.
Ses 10 tonnes permettent en effet de proposer un système de batteries agrémentées de panneaux solaires pour subvenir aux besoins électriques des sinistrés.
Une réserve d’eau potable permet également de pallier les manques ainsi que de permettre quelques conforts d’hygiène ( une douche ainsi qu’une cuisine sont installées à l’intérieur ).
Une connexion satellite est également de la partie, permettant de communiquer vers les secours ou plus simplement vers l’extérieur.
Destiné à abriter un couple de personnes, l’EDV-01 propose une cuisine, une douche, des toilettes, un coin bureau ainsi que 2 couchettes.
La structure externe dispose également d’un ensemble de Leds permettant d’éclairer l’extérieur de l’habitation, mais également de créer des icônes visuelles.
Ces icônes pourront à terme permettre d’identifier les bungalows de la croix rouge, des organisations diverses d’aides humanitaires ou gouvernementales.
Daiwa Houses, a l’initiative du projet est déjà entrée en phase de fabrication de ses EDV-01, qui devraient être disponibles rapidement. Reste à espérer ne pas en avoir besoin avant quelques temps.
L’usine pilote BFS d’Alicante en Espagne, vient d’achever en novembre 2010 sa première phase de construction au pied de la cimenterie Cemex et sera pleinement opérationnelle en mars 2011. Cette usine pilote est capable selon BFS, par hectare équipé et par an, d’absorber 12.000 tonnes de CO2 et de produire 5.500 barils de pétrole voire, selon l’option retenue, 0.45 Mégawatts d’électricité par heure (le CO2 capté peut être transformé en électricité grâce à des turbines ou des Moteurs de Combustion Internes).
L’idée est venue au début 2006 quand à la suite de la campagne menée par Al Gore, Bernard Stroïazzo-Mougin fait le constat simple que ce CO2 était le résultat de la combustion ou l’oxydation des hydrocarbures et que ces hydrocarbures ont été formés par des matières organiques, principalement végétales. Ces matières végétales ont elle-mêmes été fabriquées à partir d’énergie solaire, d’eau et de dioxyde de carbone. Alors pourquoi ne pas essayer d’inverser ce cycle oxydo-réduction en utilisant le CO2 résultant de la combustion et pour récupérer son carbone pour le reconvertir en pétrole ?
Mais la difficulté majeur était alors le temps de réalisation car la formation du pétrole fossile a duré des millions d’années, d’où la seconde partie de l’idée, qui fut de trouver une solution pour accélérer ce processus de formation. Mais on ne peut pas éviter la dure réalité des lois physiques qui régissent notre univers. Par contre, on peut imaginer l’assemblage d’éléments qui nous permettent d’accélérer un processus de transformation. Pour la concrétisation de cette idée, Bernard Stroïazzo-Mougin a travaillé avec une équipe d’ingénieurs, de scientifiques, de techniciens qui ont ensemble contribué à la mise au point d’un procédé industriel de production en continue de pétrole propre à partir des émissions de CO2.
Transport du CO2 industriel
Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, Bio Fuel Systems a donc réussi à produire une synthèse contrôlée de formation de pétrole en stimulant et en accélérant chaque étape de ce processus au moyen d’un processus de transfert hydrophotosynthétique et thermochimique à l’aide de catalyseurs, utilisant :
L’énergie solaire comme principale source d’énergie.
Le CO2 des émissions industrielles comme matière première.
Le plancton en tant qu’échangeur primaire, simple et efficace.
Le résultat c’est un combustible dense, non polluant, durable, inépuisable et viable d’un point de vue économique, le Blue Petroleum, comparable au pétrole fossile et offrant, toujours selon BFS, les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…).
DENSE avec un pouvoir calorifique élevé (9.700 kcal / kg).
NON POLLUANT, il élimine 938 kg de CO2 par baril produit.
DURABLE, il convertit en permanence le CO2 en énergie (2.168 kg de CO2 par baril).
INÉPUISABLE, avec une production journalière par reproduction cellulaire illimitée.
EFFICACITÉ PROUVÉE, son bilan énergétique est positif et sa production en continue nécessité de faibles apports énergétiques, assurant une disponibilité d’énergie de 8 000 heures par an.
VIABLE D’UN POINT DE VUE ÉCONOMIQUE, son prix est compétitif comparé à celui des sources énergétiques existantes.
Des photobioréacteurs profilés pour une rentabilité optimale
La culture intensive des micro-organismes s’opère en milieu fermé dans des photobioréacteurs verticaux de 8 mètres de haut pour optimiser les surfaces d’implantation au sol et la productivité à l’hectare. Les photobioréacteurs offrent une large surface de réception à l’énergie lumineuse afin d’assurer la fixation des photons et la production de biomasse en continu, avec un rapport m²/m3 optimisé. Ils ont été pensés pour être également « autonettoyants ». Le confinement du milieu d’élevage, assuré par le maintien constant d’une « pression positive », assure qu’aucun élément extérieur pathogène ou contaminant ne peut pénétrer le milieu de culture ni en altérer sa productivité. La mise en structure cellulaire des tubes des photobioréacteurs facilite la photosynthèse.
Un substitut au pétrole produit en moins de 48 heures
Élaboré à partir des émissions de CO2 des industries dites polluantes telles les cimenteries, les déchetteries, les centrales thermiques ou encore les raffineries, le pétrole BFS est produit directement sur place ou, selon les options retenues, sur un site distant de transformation.
Alors que le pétrole d’origine fossile a nécessité des millions d’années pour se former à la suite d’un long et complexe processus de sédimentation, 48h suffisent à produire le pétrole BFS. Il faut en effet près de 24h pour obtenir le gisement de biomasse et autant pour en extraire le pétrole par voie thermochimique. Les installations fonctionnent 24h/24 pour permettre l’absorption massive du CO2 et assurer une production en continu du pétrole.
Dans sa phase finale 450.000 tonnes de CO2 seront traitées annuellement dans l’usine pilote de San Vicente de Raspeig (Alicante) en Espagne pour produire 35.000 tonnes de fuel ainsi que 3.000 tonnes de produits secondaires hautement nutritifs. Cela éliminera plus de 200.000 tonnes de CO2 d’émissions dans l’atmosphère. Deux autres usines sont déjà signées sur l’île de Madère au Portugal et à Venise en Italie.
Les designers sont fantastiques, ils sont capables de nous mettre face à des évidences que les grandes sociétés de marketing ont fini par nous faire oublier pour toujours nous en vendre moins à un prix plus exorbitant.
On doit ce concept à Nathalie Stämpfli à la recherche d’une solution économique et écologique pour remplacer les savons liquides qui contiennent de l’eau et tout un ensemble de produits chimiques dont le traitement n’est pas toujours tendre avec la planète, ainsi que des emballages volumineux dont le plastique n’est pas toujours recyclé.
Le problème des savons normaux étant qu’ils nécessitent tous autant d’eau pour extraire une couche de leur bloc, et que généralement le fait de mouiller un pain entier de savon provoque des pertes non utilisées.
Ici le principe est simple, le pain de savon vient se positionner sur une rape dont l’action se fait par une simple pression. Des petits copeaux de savons tombent ainsi dans la main de l’utilisateur qui n’a plus qu’à y apporter un peu d’eau pour en profiter pleinement.
Le concept a également été porté dans une forme adaptée à la douche, ressemblant fortement avec un poivrier dont il faudra tourner le moulin pour obtenir des morceaux de savon.