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jeudi 9 décembre 2010

Une bulle végétale pour s'extraire du temps

Une bulle végétale pour s'extraire du tempsL'Office Hollandais des Fleurs a crée l'événement fin novembre à Paris en montrant des plantes d'intérieur certes, mais sous bulle !



« Ma bulle, ma plante et moi » c'est quelques minutes de bien-être total, dans l'une des 4 bulles, avant de reprendre le fil de son quotidien. 4 bulles entièrement végétalisées par le designer végétal Amaury Gallon ; 4 bulles aux atmosphères diférentes ; 4 capsules où le temps est suspendu aux plantes ; 4 petits mondes parallèles.

Amaury Gallon, depuis plus de 10 ans, conjugue avec talent l'univers végétal et l'innovation technique pour concevoir de véritables œuvres d'art vivantes.




Quelle est votre vision d'avenir du végétal et la place qu’il peut, doit occuper ?

Nous vivons dans une ville de plus en plus stressante, de plus en plus polluée, toujours plus nombreux dans des espaces de plus en plus restreints. A l'aube de 2050, nous serons 10 milliards dont 80% de population urbaine.

Nous devons pour cela réconcilier la ville avec la nature. Nous savons que l'eau sera l'or de demain. Les eaux pluviales et les eaux usées y seront récupérées et alimenteront les villes qui auront choisi un développement et une orientation vers une croissance verte. 

Il n'est pas utopique de croire dans l'avenir d’une ville verte, une ville où les toitures terrassent pourront nourrir la population, où les immeubles végétalisés assainiront l’atmosphère des villes, où les arbres pousseront à même les immeubles, où le végétal ne rimera plus avec espaces verts mais avec biodiversité.

Quelle est la tendance de fond en France, quelles sont les préoccupations des Français vis à vis du végétal ?
Une bulle végétale pour s'extraire du temps
A une autre échelle, dans de nombreuses villes du monde, des citoyens s'organisent à travers des associations et des actions de guérilla verte consistant à végétaliser l'urbain, afn que la nature grignote sur le béton. A travers ces diférents mouvements sociaux et individuels, on peut constater que nous avons besoin de revenir à des choses plus naturelles, plus vivantes.

De tout à chacun, pour toutes les raisons évoquées précédemment, les citadins à leur échelle s'organisent et végétalisent leurs intérieurs. Les Français se laissent séduire par les plantes d’intérieur, en pots ou à la verticale, pour renouer avec l'essentiel, la nature.



On sait que 8 Français sur 10 ont des plantes d’intérieur, pourquoi donc ce tel sursaut d’intérêt ces dernières années ?

Afin de fuir cette urbanisation galopante stressant leur quotidien chaque jour, de plus en plus d'entre nous végétalisent leur espace de vie afin de se ressourcer pour être en harmonie avec et eux-mêmes et en symbiose avec leur environnement de vie. Ainsi, la thématique de la végétalisation des espaces intérieurs semble être un moteur pour répondre au défi de la ville de demain. Le végétal rend la vie plus belle et est un matériau de décoration vivant, utile et salvateur. Cette cohabitation devient fondamentale, on respire !

mercredi 8 décembre 2010

L’ÉCHANGEUR THERMIQUE ... EN PLASTIQUE

Une idée simple mais qui pourrait faire un bout de chemin : utiliser du plastique pour fabriquer des échangeurs thermiques. Explications.
L'échangeur thermique en plastique, une idée de Jean-Paul Domen, co-fondateur de TAT-SasFumées acides et eau salée n’ont jamais été amies avec les échangeurs thermiques, à moins bien sûr d’utiliser de l’acier inoxydable, plus cher que les autres métaux. C’est de ce constat qu’est parti Jean-Paul Domen, co-fondateur de la sociétéTechnologie de l’Echange Thermique (TET). « Il y a environ une dizaine d’années nous nous sommes lancés dans la distillation d’eau de mer. J’ai donc cherché un échangeur thermique résistant au sel. Et à part l’acier inoxydable… rien ! J’ai donc décidé de me fabriquer mon propre échangeur ! ».

L’astuce ? Utiliser des matières plastiques, différentes selon l’utilisation : 
 
  • Polyéthylène Haute Densité : température inférieure à 80-90°C ;
  • Polypropylène : température d’environ 100°C ;
  • Polyamide : température supérieure à 100°C ;
  • Polyamide réticulée : température supérieure à 200°C
Les derniers prototypes, présentés lors du salon Pollutec, résistent à des pressions de 3 à 5 bars à température ambiante et à plus de 9 bars à -18°c.

Parmi les applications envisagées par l’inventeur : « le froid industriel ou l’industrie agroalimentaire ».

Anne-Katell Mousset

Pour en savoir plus : http://www.tet-sas.fr

LES ROBOTS S’AUTO-CONSTRUISENT

La conformation du robot dépend des conditions extérieures et de sa mission.
Le soulèvement des machines n’est pas loin ! Les robots sont désormais capables de se construire tous seuls. L’Institut Fraunhofer pour les techniques de production et d’automatisation en a fait la démonstration lors du salon Euromold.

L’impression 3D est, en soi, une énorme avancée. Mais que dire quand elle est contrôlée par un logiciel autonome, capable de concevoir un robot adapté à une mission donnée, en fonction des conditions dans lesquelles il devra évoluer ?

L’équipe d’Andreas Fischer, designer industriel à l’Institut Fraunhofer pour les techniques de production et d’automatisation (IPA), a utilisé un algorithme dit ''génétique'' pour fabriquer un robot. Selon que ce dernier doit traverser une pièce, monter un escalier, nager ou prendre un objet, le logiciel crée la solution optimale en prenant en compte les paramètres environnementaux (frottement, gravité). Il pilote ensuite la tête d’impression 3D qui produit les tubes, liaisons rotules et actionneurs. Les différents éléments conçus par le logiciel sortent de l’imprimante déjà assemblés dans une configuration adéquate à la réalisation de la mission.

« Nous connectons juste le moteur (une pompe à air) aux actionneurs et il se débrouille », explique le chercheur. Les choix de conception faits par l’algorithme sont analogues aux règles qui régissent l’évolution des espèces, d’où le terme de ''robot génétique'' choisi par l’équipe.

Les objectifs, données d’entrée du programme, sont pour l’instant très simples. Mais pourquoi ce logiciel génétique ne construirait-il pas un robot capable de coder un logiciel capable de faire des robots…

Monsieur le designer industriel, ne venez-vous pas de vous tirer une balle dans le pied ?

Charles Foucault

Produire de l'électricité avec des plantes : bientôt possible ?

Des chercheurs du Technion à Haifa ont franchi une étape importante vers la création d'énergie d'origine biologique : ils ont réussi à modifier le cycle de la photosynthèse. Le détail de leurs travaux a été publié dans les compte rendus de l'Académie des Sciences américaine et a été breveté par le Technion. Ces chercheurs ont effectué le premier pas vers la création d'une énergie réellement verte, qui selon eux serait: "l'énergie la plus verte parmi les énergies vertes".

L'équipe de chercheurs, composée des professeurs G. Schuster & N. Adir et des doctorants S. Larom & F. Salama, a réussi à modifier une étape de la photosynthèse (processus par lequel les plantes absorbent l'énergie lumineuse venant du Soleil afin de la convertir de manière efficace en énergie chimique) afin de pouvoir éventuellement produire de l'électricité directement à partir des plantes. Pour cela, ils ont étudié une protéine membranaire intervenant dans le transport d'électron lors du processus de la photosynthèse: dans son état naturel, celle-ci extrait les électrons des molécules d'eau et permet de les transporter à travers la membrane sur laquelle elle est fixée. Les chercheurs ont modifié cette protéine en remplaçant un de ses acides aminés (élément de base constitutif des protéines) afin de "court-circuiter" le transfert d'électron au sein de la membrane et autoriser la récupération de ces électrons par une protéine externe venant intéragir au niveau de cet acide aminé. Cette seconde protéine peut ensuite être exploitée afin de transporter les électrons vers un circuit électrique classique. Le meilleur candidat trouvé par les chercheurs est le cytochrome C, provenant du coeur des chevaux.

L'intérêt de cette méthode réside dans la fréquence élevée de "récolte" des électrons, autorisant une production d'énergie suffisamment conséquente pour pouvoir être exploitée. De plus, cette modification ne brise pas le cycle de la photosynthèse, ce qui autorise la croissance des végétaux ainsi modifiés de manière totalement naturelle (par définition peu coûteuse et non-polluante).

A l'avenir, l'équipe du Technion espère pouvoir mettre en place un mécanisme complet basé sur cette découverte permettant de convertir l'énergie lumineuse du Soleil en énergie électrique. Selon eux: "Cela ne va pas remplacer les centrales électriques", "mais cela pourrait fournir des quantités utiles d'électricité totalement propre, notamment dans les endroits isolés, trop éloignés du réseau électrique". Ils espèrent: "atteindre un stade de développement où quelques feuilles (par exemple de tabac) pourraient produire de l'électricité pendant quelques heures, à l'instar d'une cellule photovoltaïque d'environ un mètre carré".

Une caméra qui voit à 360° et en 3D

Des chercheurs de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) se sont inspirés de la structure de l’œil de la mouche pour développer un appareil capable de prendre des clichés et de filmer tout ce qui l’entoure en temps réel et le restituer sans distorsion.

Elle sera l’outil idéal pour les téléconférences, la surveillance de lieux publics, le tournage de scènes dans la réalisation d’un film, la création des décors de jeux-vidéos. Une caméra d’un genre nouveau, capable de filmer à 360° et de restituer les images sans distorsion et en 3D, a été inventée par les chercheurs de deux laboratoires de l’EPFL. Un brevet a été déposé.



Une caméra qui voit à 360° et en 3D.

Cette caméra s’inspire de la structure de l’œil de la mouche. Elle peut prendre des clichés et filmer tout ce qui l’entoure simultanément et en temps réel, sans recourir à un ensemble de miroirs ni de parties mécaniques. Elle se présente comme un hémisphère métallique de la taille d’une orange, sur lequel ont été disposées 104 caméras semblables à celles que l’on trouve sur les téléphones portables. Leur proximité permet à leurs champs de prise de vue de se recouper partiellement. Un second prototype miniaturisé a été développé. Il a la taille d’une balle de ping pong et compte 15 caméras. L’utilisateur peut choisir de les faire fonctionner toutes ensemble afin d’obtenir une image panoramique, soit couvrant 360°, ou individuellement pour se concentrer sur un angle de vue particulier.

«Avec cette caméra, nous résolvons deux problèmes majeurs rencontrés avec les caméras traditionnelles: celui de l’angle de prise de vue, qui n’est plus limité grâce à la capacité de filmer à 360° et en temps réel, et celui de la profondeur de champ grâce à la 3D», explique le professeur Pierre Vandergheynst.

L’objet a été conçu et fabriqué de manière conjointe par le Laboratoire de traitement des signaux 2 (LTS2) du professeur Pierre Vandergheynst et le Laboratoire de systèmes microélectroniques (LSM) du professeur Yusuf Leblebici. Le premier a conçu les algorithmes permettant de calculer la distance de la caméra aux objets pour les restituer en 3D, et de reconstituer les images captées par les caméras en une image panoramique. Le deuxième a développé le support matériel et électronique permettant de collecter et traiter en temps réel les multi-gigabits de données recueillies à raison de 30 images par seconde par les différents objectifs. 

«Cette invention a été rendue possible grâce à la collaboration étroite entre nos deux groupes, combinant ainsi nos compétences et gérant ensemble tous les développements, remarque le professeur Yusuf Leblebici. Les résultats pourraient bien changer le domaine de l’acquisition d’images, avec un champ d’applications très large.»

Ce projet, débuté en 2009, est financé par le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) pour un total de 3 années et un budget se montant à CHF 470,000.

Le paiement par téléphone mobile va être généralisé à l'échelle nationale en 2011

Le déploiement du paiement mobile, expérimenté à Nice depuis mai dernier, est un succès. Ces résultats incitent les opérateurs à proposer ce service à l'échelle nationale dès 2011.


L’AFSCM (Association Française du Sans Contact Mobile) vient de dresser un bilan positif du déploiement grandeur nature de services sans contact mobile, qui a démarré à Nice en mai dernier : plus de 2 500 niçois ont déjà acheté un mobile Cityzi et le seuil des 3 300 devrait être franchi avant fin 2010. Par ailleurs, une première enquête qualitative fait ressortir des retours d’expérience positifs de la part des utilisateurs, notamment une adoption rapide et durable des services et téléphones Cityzi.

Ces résultats confortent les opérateurs mobiles français dans leur volonté de déployer le paiement mobile à l'échelle nationale dès 2011. Des constructeurs majeurs prévoient en 2011 la sortie de téléphones mobiles NFC compatibles avec les attentes des opérateurs mobiles.
D'autres agglomérations françaises de premier plan ont répondu à l’appel à déclaration d’intention lancé par le ministère de l’Industrie cet été.

lundi 6 décembre 2010

Des arbres phosphorescents pour éclairer les villes ?

Arbres (illustration)Une équipe de l'université de Cambridge a réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de bioluminescence de certains organismes vivants à d'autres espèces. Il s'agit là d'un premier pas vers la création d'arbres lumineux. 

Si la nature est pleine d'organismes capables de produire de la lumière, celle-ci reste trop faible pour véritablement éclairer. Pour augmenter cette lumière, les chercheurs de l'université de Cambridge ont cherché à modifier le génome d'insectes (lucioles) et de bactéries sous-marines (Vibrio fischeri) de façon à accroître leur production d'enzymes capables de stocker la lumière. Ils ont par la suite poursuivi leurs études pour parvenir à mettre au point des composants capables d'être insérés au sein même d'un génome.

Le premier organisme à avoir fait les frais de cette expérimentation est la bactérieEscherichia coli. L'équipe s'est ainsi rendue compte qu'une culture de bactéries de la taille d'une bouteille suffisait à produire suffisamment de lumière pour permettre de lire.

L'équipe avait pour ambition initiale de fabriquer des arbres lumineux. Même si ce projet n'a pas été abandonné, les scientifiques ont décidé de poursuivre leurs recherches afin d'établir les modalités qui permettront à une autre équipe d'utiliser de façon plus concrète encore leurs travaux. D’après leurs calculs, un arbre biolumineux n'aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue.

En effet, tous les problèmes de la bioluminescence sont loin d'être résolus. Le principal obstacle est l'existence de composants appelés luciférines. Ces dernières émettent une lumière qui se convertit en oxyluciférine, elle même incapable d'éclairer. La solution trouvée par l'équipe de Cambridge pour contrer ce phénomène a été de mettre au point des éléments rendant les organismes incapables d'émettre de l'oxyluciférine.