Solutions au développement des entreprises du Nord-Pas de Calais

Plus de 50 projets ont associé des savoir-faire d'entreprises pour concevoir et développer des produits et process nouveaux...
Pourquoi pas vous ?

Venez à la rencontre des partenaires avec lesquels vous pourrez construire vos projets.


www.cap-action.fr

lundi 6 décembre 2010

Des arbres phosphorescents pour éclairer les villes ?

Arbres (illustration)Une équipe de l'université de Cambridge a réussi à mettre au point un procédé permettant de transférer des informations de bioluminescence de certains organismes vivants à d'autres espèces. Il s'agit là d'un premier pas vers la création d'arbres lumineux. 

Si la nature est pleine d'organismes capables de produire de la lumière, celle-ci reste trop faible pour véritablement éclairer. Pour augmenter cette lumière, les chercheurs de l'université de Cambridge ont cherché à modifier le génome d'insectes (lucioles) et de bactéries sous-marines (Vibrio fischeri) de façon à accroître leur production d'enzymes capables de stocker la lumière. Ils ont par la suite poursuivi leurs études pour parvenir à mettre au point des composants capables d'être insérés au sein même d'un génome.

Le premier organisme à avoir fait les frais de cette expérimentation est la bactérieEscherichia coli. L'équipe s'est ainsi rendue compte qu'une culture de bactéries de la taille d'une bouteille suffisait à produire suffisamment de lumière pour permettre de lire.

L'équipe avait pour ambition initiale de fabriquer des arbres lumineux. Même si ce projet n'a pas été abandonné, les scientifiques ont décidé de poursuivre leurs recherches afin d'établir les modalités qui permettront à une autre équipe d'utiliser de façon plus concrète encore leurs travaux. D’après leurs calculs, un arbre biolumineux n'aurait besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour produire une lumière suffisante pour éclaire une rue.

En effet, tous les problèmes de la bioluminescence sont loin d'être résolus. Le principal obstacle est l'existence de composants appelés luciférines. Ces dernières émettent une lumière qui se convertit en oxyluciférine, elle même incapable d'éclairer. La solution trouvée par l'équipe de Cambridge pour contrer ce phénomène a été de mettre au point des éléments rendant les organismes incapables d'émettre de l'oxyluciférine.

Le pompage excessif de l’eau augmente le niveau de la mer

Selon les estimations d’une nouvelle étude réalisée par une équipe de chercheurs néerlandais et publié dans Geophysical Review Letters, « dans le monde, le pompage excessif des eaux souterraines, en particulier dans le Nord de l'Inde, l'Iran, le Mexique, la Chine et le Nord-ouest américain, a plus que doublé entre 1960 et 2000 et est responsable d'environ 25% de la hausse actuelle du niveau de la mer. »

L'idée générale est que les eaux souterraines utilisées pour l'irrigation s’écoulent dans les cours d'eau reliés aux océans ou que leur évaporation dans les nuages finis par la pluie dans l’océan.

Cette étude, menée par une équipe de chercheurs basée à l'Université d'Utrecht et de l'International Groundwater Resources Assessment Centersouterraines à Utrecht aux Pays-Bas, donne à penser «à la fois l’ampleur et la gravité du phénomène »: elle estime que l’épuisement des eaux souterraines à travers le monde est passé de 29,5 millions de m3 en 1960 à 55 millionsde m3 en 2000.

Ce volume représente 15 fois la quantité d'eau utilisée chaque année par tous les utilisateurs de la rivière Colorado, aux Etats-Unis, des villes de Los Angeles, Phoenix et Las Vegas, des fermes de Californie et dans les déserts d’Arizona, qui produisent la plupart des fruits et légumes de ce pays.

Ce que cette nouvelle étude suggère, c’est que « l'épuisement des eaux souterraines est un problème mondial. Maintenant, nous avons à craindre qu’il contribue aussi à l'élévation du niveau de la mer et cela change l'échelle du problème à laquelle nous n'avions pas pensé avant. »

Selon le directeur du think tank environnementaliste californien, Peter Gleick, « il y a une prise de conscience de la gravité du problème du pompage excessif des eaux souterraines, mais je pense que ça va prendre plus de temps pour réveiller nos politiques, parce que nous sommes extrêmement dépendants de cette source non durable de l’eau », ajoutant : « 40% de nos prélèvements d'eaux souterraines proviennent de sources non durables de l'eau. »

Source : Green blog du New York Times.com

Un mini-générateur pour remplacer la pile boutonToshiyuki Ueno, un chercheur japonais a mis au point un nouveau type de générateur électrique miniaturisé capable non seulement de produire, mais aussi de stocker une certaine quantité d'énergie à partir des vibrations.

Un mini-générateur pour remplacer la pile bouton
Toshiyuki Ueno, un chercheur japonais a mis au point un nouveau type de générateur électrique miniaturisé capable non seulement de produire, mais aussi de stocker une certaine quantité d'énergie à partir des vibrations.

Le générateur qui mesure seulement 2 x 3 x 12 mm est en mesure de développer une puissance de 1.56 mW avec des vibrations à 357Hz. Selon le japonais, la partie batterie possède une densité énergétique d'environ 22 mW/cm3, soit 20 fois plus élevés que les autres générateurs cinétiques fabriqués avec des matériaux piézoélectriques.

Comme élément producteur d'énergie, T. Ueno a intégré du Galfenol, un alliage de fer et de gallium possédant des propriétés de magnétostriction qui, tout comme les matériaux piézoélectriques réagissent lorsqu'ils sont étirés mécaniquement. Les matériaux magnétostrictifs sont utilisés dans des dispositifs à énergie cinétique, car en présence d'un champ magnétique, la forme s'en trouve modifiée. Dans le cas du Galfenol, la densité de flux magnétique décroît jusqu'à plus de 1T lorsque le stress physique est appliqué. Le changement de flux magnétique génère alors une tension induite.

Par ailleurs, "le Galfenol est un matériau ductile, et même avec une structure fine en forme de tige, elle ne cassait pas facilement," a déclaré T. Ueno. Il a également ajouté que le Galfenol peut être utilisé dans des environnements extrêmes car il résiste à des températures de 700°C.

Un mini-générateur pour remplacer la pile boutonLe dispositif pourrait un jour remplacer les piles boutons placées dans nos montres, voire dans de plus gros appareils électriques. Il prévoit ainsi d'utiliser le générateur dans des systèmes de surveillance de pression des pneus, ou encore dans nos appareils mobiles.

vendredi 3 décembre 2010

Volkswagen utilise la réalité augmentée pour la formation

Pour la formation de ses techniciens, le constructeur allemand a décidé d'utiliser une technologie de réalité augmentée. Ce mode de projection numérique a été retenu pour former des équipes de Volkswagen dans le monde entier, et particulièrement pour les informer sur le développement et les innovations techniques des nouveaux modèles. Le principe est relativement simple : un programme de positionnement, basé sur la vidéo, détermine la position du projecteur d'image et celle du spectateur par rapport au véhicule. L'information, générée par ordinateur, peut alors être précisément noyée dans l'environnement du monde réel par l'image du projecteur. Le tout, sans avoir à utiliser de sans lunettes spéciales.

Les données de conception en trois dimensions, projetées sur les surfaces d'un véhicule de production, avec la possibilité de varier les différents angles de vue, créée une sorte de "vision virtuelle à rayons X'. Ainsi, le spectateur peut voir des composants et des structures qui se trouvent à l'intérieur du véhicule. En outre, il est également possible de superposer de nouveaux composants ou de projeter des animations préparées sur le véhicule.
Le procédé a été appliqué pour la première fois à l'Académie Wolfsburg Service, à l'occasion de la formation pour le Touareg hybride, à destination des instructeurs pour les importateurs. Le développement et les fonctions liées à la technologie ont pu être expliqués avec une profondeur qui n'aurait pas été possible en utilisant des moyens classiques. Le procédé a été très appréciés par les équipes Volkswagen après-vente. Depuis lors, le système a également été testé avec succès pour le service de formation sur le nouveau Sharan, par exemple pour la mise en place opérationnelle des portes coulissantes électriques.
Le système de réalité augmentée en fonction de projection a été développée par les équipes de recherche du groupe Volkswagen, en collaboration avec l'Académie Volkswagen Service. Il est utile pour la formation. Mais, le procédé sera également appliqué pour le développement des véhicules de Volkswagen, de la conception à la commercialisation.

Eizo va commercialiser un écran 3D Full HD sans lunettes



Le fabricant japonais Eizo vient de présenter son premier écran 3D, le DuraVision FDF2301-3D, ne nécessitant pas le port de lunettes, et affichant des images en Full HD.

Pour faire bénéficier l'utilisateur de la 3D sans lunettes, le fabricant a utilisé un système propriétaire de rétro-éclairage directionnel. L'intérêt de ce procédé est qu'il évite de diviser la définition, ce qui n'est pas le cas des écrans autostéréoscopiques utilisant les microlentilles ou un procédé à barrière. Le système utilisé ici permet à la dalle de transmettre une image différente à chaque oeil par alternance.

Quelques inconvénients sont toutefois à noter. Tout d'abord, avec ses dimensions de 65 x 26,2 x 56,6 cm pour un poids de 16 kg, l'écran de 23 pouces est assez encombrant. Ensuite, son utilisation est un peu particulière: le fabricant préconise de se positionner à 89 cm de l'écran, avec une tolérance de mouvements latéraux de seulement 6,5 cm. Enfin, son prix fera réfléchir: il devrait avoisiner les 10 000 euros.

Mais il présente tout de même l'avantage de proposer une résolution Full HD, soit 1920 x 1080 pixels. Côté connectique, l'utilisateur trouvera deux ports DVI-D ainsi qu'une entrée VESA Stereo Sync.

Sa commercialisation est prévue pour le premier semestre 2011, et s'adressera plus particulièrement aux professionnels se servant de l'imagerie 3D. Quoiqu'il en soit, si cet écran n'est pas encore dans nos salons, il est important de noter l'avancée technologique de ces derniers mois sur les méthodes d'affichage 3D sans lunettes.

Comment nous déplacerons-nous Demain ?



Dans sa dernière note de veille, le Centre d’Analyse Stratégique nous propose une vision de la mobilité de Demain. Comment nous déplacerons-nous demain ? Réponse en 5 points.

Première alternative à nos déplacement de Demain, la marche à pied et le vélo qu’il soit avec ou sans assistance électrique. Bénéfiques pour la santé, ces modes de déplacement permettent également de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’être économiques. Toutefois, ceux-ci nécessiteront la mise en place d’équipements et services collectifs de la vie quotidienne sécurisés et agréables.

  • L’interconnexion sera notre seconde manière d’appréhender nos allers et venues. Transports collectifs, voitures individuelles ou partagées, deux-roues motorisés seront interconnectés grâce à des services de communication intégrés (le portable géolocalisé fournissant à la fois l’information sur les services disponibles, le guidage d’itinéraire et le moyen de paiement).
  • Lors de nos déplacements, nous penserons également innovation et tendance, grâce à de nouveaux véhicules urbains. Ils seront à faible encombrement, au design innovant, écologiquement performants et équipés des derniers moyens de communication. Ils équiperont tant les particuliers que les opérateurs de services (loueurs, autopartage, libre-service, etc.) ou les professionnels (poste, livreurs, artisan).
  • Les téléservices feront également partie prenante de nos trajets (services d’informations à la demande, demandes administratives, diagnostics santé…
  • Enfin, notre mobilité sera privilégiée par des politiques urbaines volontaristes facilitant l’usage de ces nouveaux types de véhicules par des dispositions réglementaires et tarifaires d’usage de la voirie et du stationnement, l’équipement de stations de recharge ou d’échange de batteries et la mise en place d’un système complet d’information multimodale connectant les services.

La Villa Déchets, ou comment construire en recyclant

Avec 350 kg par habitant produits chaque année, les déchets constituent une manne pour les recycleurs, surtout quand ces derniers veulent en faire une maison. C'est en tout cas le défi que s'est lancée l'association Tabakero à Nantes.



L'association Tabakero s'est lancé un défi étonnant : construire une maison uniquement avec des matériaux issus de déchets. Inspiré par la ScrapHouse de San Francisco (États-Unis), le projet vise à construire une véritable villa d'architecte à partir des déchets collectés, triés et métamorphosés par plus de 7.000 bénévoles de la région. Palettes, fer à béton, billes de polystyrène… tout est sujet au recyclage.
Installée à Nantes sur l'île de Nantes, devant l'Eléphant, cette initiative vise surtout à sensibiliser les citoyens et faire prendre conscience des énormes quantités de déchets quotidiennement rejetés.