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jeudi 2 décembre 2010

RYB INVENTE LE TUYAU COMMUNICANT

RYB a présenté au salon Pollutec le premier tuyau intelligent, intégrant des puces RFID.
RYB a présenté au salon Pollutec le premier tuyau intelligent, intégrant des puces RFID. 


Présenté pour la première fois au public sur Pollutec : Eliot, un tuyau ingénieux grâce à des puces RFID. Explications.
« Le polyéthylène, c’est formidable ! Le seul problème c’est que c’est assez difficilement détectable… », note Marc-Antoine Blin, directeur de la société RYB.

RYB fabrique depuis plus de 40 ans des tuyaux en polyéthylène (PE). Les avantages de ce produit sont nombreux : prix ; résistance… Résultat : ils se retrouvent partout. Transport d’eau, de gaz ou encore de câbles électriques. Mais une fois enterrés, leur localisation est pour le moins ardue, et leur arrachage involontaire, malheureusement trop fréquent, a un coût. 

La RFID au secours des terrassiers 
La solution ? Une puce RFID implantée à intervalle régulier dans le tuyau, à l’interface entre une couche de polyéthylène et une surcouche de polypropylène renforcée en quartz pour la protection. Cette nouveauté, présentée hier au salon de l'environnement Pollutec, s'appelle Eliot, pour  Equipement de Localisation et d'Identification des Ouvrages en Terre. Elle devrait être commercialisée courant 2011.

Les puces RFID insérées dans les tuyaux de RYB ont été développées par le CEA Grenoble. Elles sont détectables jusqu’à 1,5 mètres dans le sol (soit 90 % des réseaux). «Terre, glaise, argile, roche, eau… Les tuyaux Eliot sont localisables dans n’importe quel milieu, explique Marc Palomares, directeur technique de la société. Encore en phase de protypage, RYB prévoit de mettre une puce tous les 3 à 6 mètres de tuyaux. 

Détection, Information et traçabilité
Il suffit alors d’un détecteur radio pour connaitre exactement la position et la nature d’un réseau. « L’appareil affiche la profondeur à laquelle se trouve le tuyau, explique Marc Palomares. Mais aussi ce qu’il transporte, son numéro de série et sa date de fabrication ». 

Un résultat, qui à la différence des techniques actuelles, n’est pas sujet à interprétation : soit le lecteur détecte une puce, soit il ne détecte rien. Quant à la sécurité, elle pourra être assurée par cryptage, comme n'importe quelle puce RFID. 

Le fruit d'une collaboration avec le CEA
C’est en 2006 que RYB s’est tourné vers le CEA. Entre la PME spécialiste de l’extrusion et les chercheurs en microéletroniques de Minatec : un fossé, voir un gouffre. « Ce sont deux mondes qui s’ignoraient et qui avaient à priori peu de chance de se rencontrer », raconte Jean Therme, président du CEA Grenoble. 

Et pourtant après plus trois ans d’efforts, l’équipe du CEA en charge du projet arrive enfin à créer une puce adaptée. « En juillet 2009, nous n’avions toujours pas la solution, avoue Jean Therme. C’est en fait l’un de nos ingénieurs –Thierry Thomas- connaissant les deux problématique : les communications sans fil et les technologies de forages, qui a résolu le problème ». 
Anne-Katell Mousset

Pour en savoir plus : http://www.ryb.fr

mardi 30 novembre 2010

Apple s’intéresse-t-il de près à la domotique ?

C’est en tout les cas ce que laisse penser une nouvelle demande de brevet déposée au nom de la firme de Cupertino.


Le document détaille plus particulièrement l’usage de surfaces d’affichage tactiles intégrées dans une cuisine afin, notamment, d’aider l’utilisateur lors de la réalisation de ses repas. Un premier pas pour Apple - au moins en matière de brevet - dans un secteur promis à un bel avenir: l’interface maison-ordinateur. Certes Apple ne cherche pas à nous apprendre à cuisiner, mais bien davantage de contrôler un environnement via des surfaces sensitives.


Un analyseur de consommation énergétique professionnel, compact et bon marché



Alciom a développé le PowerSpy qui se présente sous la forme d’une prise gigogne et qui fonctionne avec un PC. Les données à mesurer sont envoyées au PC via liaison Bluetooth. Le PowerSpy calcule une vingtaine de grandeurs, détecte et analyse les pics de courant et les chutes de tension, fournit des rapports HTML…

Limiter la consommation énergétique tant en veille qu’en fonctionnement fait maintenant partie des préoccupations de tout concepteur de matériel électronique. Le distributeur, comme l’utilisateur, recherche quant à lui le produit le moins énergivore. D’où l’importance de mesurer la consommation d’un équipement pour l’améliorer ou le comparer à d’autres.

Or, jusqu’à aujourd’hui n’existaient sur le marché que deux types de mesureurs : les énergie-mètres, peu coûteux mais ne délivrant qu’une information grossière (la consommation moyenne), et les matériels professionnels de mesure permettant, eux, une analyse poussée mais qui sont très chers.
D’où l’idée de la société d’études Alciom de concevoir un analyseur de consommation énergétique à la fois professionnel et accessible financièrement.

Baptisé PowerSpy, ce mesureur se présente sous la forme d’une prise gigogne s’intercalant entre le réseau et l’appareil à tester.
Il agit comme un oscilloscope effectuant une acquisition à haute fréquence des formes d’onde du courant et de la tension, puis transmet ces données à un PC via une liaison sans fil (Bluetooth).
Le logiciel associé délivre alors des graphes en temps réel, calcule une vingtaine de grandeurs, procède à l’analyse des harmoniques, réalise des statistiques, la détection ainsi que l’analyse des pics de courant et des chutes de tension, fournit des rapports HTML… En particulier, il effectue une comparaison automatique aux gabarits de la norme EN61000-3-2 (limites des harmoniques du courant d’entrée produits par les matériels).

Dans la pratique, le PowerSpy peut étudier des signaux de tension comprise entre 90 et 240 Vac et d’intensité entre 1 mA et 6 Arms, pour une puissance entre 10 mW et 1300 W, et une fréquence comprise entre 45 et 65 Hz.
Les mesures sont réalisées avec une précision de 1 %. Elles reposent sur 256 prises de mesure élémentaires par période. Les harmoniques sont calculés jusqu’au rang 40.
Le PowerSpy indique les puissances actives et apparentes, le facteur de puissance, le facteur de crête, le taux de distorsion harmonique…
En France il est distribué par Lextronic au prix de 299 euros HT.

EnR, le salon des énergies renouvelables a 10 ans

Compteurs intelligents et objets communicants : Rafi Haladjian, le créateur du Nabaztag lancera Open.sen.se, le 1er décembre

Rafi Haladjan


Rafi Haladjian, qui a revendu Violet en 2009, revient avec Sen.se, qui sera lancée officiellement cette semaine. Il veut créer une sorte de boutique d'applications pour les objets communicants, avant de lancer ses propres produits sur le marché. 

Sen.se, la nouvelle start-up de Rafi Haladjian, ouvre sa version bêta le 1er décembre. Le créateur du lapin Nabaztag (revendu à Mindscape en octobre 2009 alors que la société était en difficulté), qui s'est écoulé à 180 000 exemplaires, en est à sa 17e création d'entreprise. Cette fois, il s'attaque encore à l'internet des objets. Sa nouvelle société compte une douzaine de personnes, éclatées entre le siège à Paris, Stockholm, et Montréal.
Quelle est la genèse de votre nouveau projet ?
Avec Violet, j'ai participé à la première phase de ce qui est devenu l'internet des objets. On l'a expérimenté comme très peu de gens l'ont fait, et cela nous a beaucoup appris. D'une part, que les gens vont finir par avoir plusieurs objets communicants chez eux, qui se parlent les uns aux autres. Pas seulement un objet qui communique avec le web. D'autre part, ces objets seront achetés chez différents vendeurs. L'intérêt sera qu'il y ait une espèce d'intelligence d'ensemble. Un objet communicant, c'est généralement cher : entre 100 et 200 euros, parfois avec un abonnement en plus. Les gens ne vont pas pouvoir en acheter beaucoup, chacun avec sa spécialisation. La solution, c'est qu'ils deviennent polyvalents, plus flexibles, ou que l'on puisse les fabriquer soi-même.
Pouvez-vous nous donner des exemples d'objets communicants existant aujourd'hui ?
Zéo, un "coach de sommeil" qui mesure la qualité de votre sommeil. Philips Direct Life, un gestionnaire de santé qui mesure votre niveau d'activité. AlertMe, un système domotique qui vous aide à réduire votre consommation d'énergie. Withings, un pèse-personne WiFi connecté à internet...
Qu'est-ce que Sen.se ?
C'est une plateforme qui permet de connecter tous ces objets achetés séparément, de faire en sorte que l'utilisateur récupère toutes ces données qu'ils enregistrent, et de demander à ces objets d'effectuer de nouvelles choses. L'idée, c'est de transformer tous ces flux de données en actions : par exemple, envoyer un tweet, allumer un appareil ou ouvrir la fenêtre quand une série de conditions que vous avez définies sont remplies. Sen.se permet de donner du sens à des flux d'informations. De créer un journal intime qui s'écrit tout seul. Concrètement, ce sont des serveurs et un site web, qui n'est que la partie visible.
Comment cela va-t-il fonctionner, et à qui s'adresse le site ?
Open.sen.se, lancé le 1er décembre, est un espace dédié à tous ceux qui conçoivent des objets communicants : amateurs, ingénieurs, labos... Le principe, c'est qu'ils connectent leur machine pour faire des expérimentations. Concrètement, ils envoient leurs données à la plateforme qui est capable d'identifier leur machine, par exemple un Nabaztag, et ils ont accès à une bibliothèque d'applications pour créer des scénarios d'usages. Cela permet de changer les fonctions de l'objet sans le transformer physiquement. Par exemple, je peux créer un scénario de comportement pour le Nabaztag : si je veux lui faire accomplir une action spécifique si la température de la pièce atteint un certain niveau et que mon nombre d'emails reçus dépasse 10, je peux. Je peux aussi ajouter une application de courbe graphique à la balance Withings. Ou envoyer un mail automatique à mon médecin si mon poids dépasse un certain seuil, des fonctions qui n'existent pas dans l'objet quand vous l'achetez.
Vous avez créé vous-mêmes ces applications ?
Dans un premier temps, ce sont des applications que nous avons développées, seuls ou avec des partenaires. Mais tout est open source et les développeurs pourront l'enrichir.
Allez-vous aussi fabriquer des objets ou fonctionnerez-vous avec ceux qui sont déjà sur le marché ?
Dans un deuxième temps, cette plateforme pourra servir à l'exploitation d'objets à l'échelle industrielle. Et il y aura peut-être des objets Sen.se... mais ce ne sera pas des lapins ! L'idée, c'est de faire l'internet des objets, pas l'internet des lapins.
Quels types d'objets serez-vous susceptible de créer ?
Des objets désirables avant tout. Si on veut que l'internet des objets démarre, il faut d'abord que les gens s'équipent. Or, sorti des box et des téléphones mobiles, il n'y a pas d'objets subventionnables. Un objet cher, follement utile et sérieux, je n'y crois pas. Si au lieu de rendre un objet intelligent on le rend idiot, ce qui est notre approche puisqu'on lui demande de faire un minimum, capter une donnée et l'envoyer à un serveur, on retarde le cycle de l'obsolescence dans lequel entrent tous les objets numériques, et tout est imaginable.
Quel est votre modèle économique ?
La plateforme d'expérimentation et de prototypage Open.sen.se sera gratuite. En revanche, la connexion d'appareils de manière massive sera payante. La plateforme recevra et traitera les flux de milliers d'appareils, 24/24, et cela a un coût. La tarification sera proportionnelle. Et bien sûr, nos futurs objets ne seront pas gratuits.

PHOTOVOLTAÏQUE : UN CENTRE D'ESSAIS EN FRANCE

Certifier la qualité des modules

Le CSTB et le LNE ont créé un laboratoire d'essais et de certifications des équipements photovoltaïques. Son nom : Certisolis.

La France du photovoltaïque possède désormais un centre d'essais. Le nouveau laboratoire Certisolis a deux missions : les essais de conformité aux normes et la certification des produits. C'est une filiale duCentre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE).

Du composant à la ligne de production 

Une dizaine de personnes, sans compter les outils du CSTB et du LNE. Ce sont les moyens dont dispose Certisolis pour tester les composants et modules photovoltaïques. Le laboratoire peut réaliser des essais électriques, mécaniques, mais aussi climatiques. Par exemple en soumettant les équipements à des cycles de températures entre -40°C et +85°C. Ou encore en reproduisant des ambiances jusqu'à à 85°C et 85 % d'humidité."Nous irons aussi auditer les lignes de production", ajoute Jérôme Beccavin, président de Certisolis.

Aller au-delà des normes

Côté certification, le laboratoire testera la conformité des modules photovoltaïques aux normes NF EN 61215, NF EN 61646 et NF EN 61730. Mais il encouragera les fabricants à aller au-delà. Des exigences supplémentaires pour se différencier sur leur marché. Si la certification est réservée aux modules complets, les moyens d'essais sont aussi utilisables pour les composants.

Thomas Blosseville

RECYCLAGE : LA DEUXIÈME VIE DES CÂBLES EN CUIVRE

Ebhys a développé un procédé transformant les câbles en grenaille ultra-pure.
L'installation d'Ebhys traite 35 000 tonnes de câbles en cuivre par an, rebuts de production ou issus de la démolition des véhicules ou équipements électriques et électroniques. 

Les câbles sont broyés. Les parties plastiques sont séparées. Au final, Ebhys assure obtenir de la grenaille de cuivre pure à 99,9 %. 

Thomas Blosseville

Pour en savoir plus : http://www.ebhys.com/

Pur à 99,9 %