Solutions au développement des entreprises du Nord-Pas de Calais

Plus de 50 projets ont associé des savoir-faire d'entreprises pour concevoir et développer des produits et process nouveaux...
Pourquoi pas vous ?

Venez à la rencontre des partenaires avec lesquels vous pourrez construire vos projets.


www.cap-action.fr

lundi 18 octobre 2010

L'entreprise Roger-Delattre va fabriquer et poser les poutres du Louvre-Lens

L'entreprise Roger-Delattre va fabriquer et poser les poutres du Louvre-Lens



Après le stade de Valenciennes, l'entreprise boulonnaise Roger-Delattre a décroché un autre chantier emblématique. C'est elle qui sera chargée de la charpente métallique du Louvre-Lens. 


Pas très loin du stade Bollaert, un des plus gros chantiers au nord de la France fait sortir de terre le futur musée du Louvre. C'est ici qu'à la fin de l'année une équipe d'une quinzaine d'ouvriers de l'entreprise Roger-Delattre commencera à installer la charpente métallique. Ce sera une solide ossature pour cet ensemble de sept bâtiments qui mise sur la transparence avec de nombreuses parois vitrées. Un beau challenge pour cette société boulonnaise fondée il y a 55 ans et qui emploie aujourd'hui 250 personnes réparties pour moitié sur les régions de Lille et de Boulogne-sur-Mer. « Nous sommes les petits régionaux du chantier, souligne le Pdg, Reinold Delattre. Il faut montrer de quoi on est capable. »




Des poutres de vingt-six mètres de long
Ce sont d'abord les ingénieurs et dessinateurs qui ont planché sur les poutres destinées à former l'ossature de ce bâtiment très particulier. Elles feront 26 mètres de long et, en coupe, auront la forme d'un T dont la barre mesurera 1 mètre. L'épaisseur de l'acier sera de 12 mm. Entre les deux extrémités de la poutre, il ne devra pas avoir une différence de trois millimètres. Voilà pour le cahier des charges technique.


« Leur fabrication va démarrer dans quelques semaines sur notre site de Wimille, là où se trouvaient avant les Fonderies du Boulonnais », précise Reinold Delattre. Pour cela, il faudra « nourrir » l'atelier de mille tonnes d'acier. Des tôles qui seront débitées puis soudées. Ensuite, autre challenge de taille, il va falloir les transporter jusqu'à Lens. « Nous allons devoir organiser 65 convois exceptionnels pour amener ces poutres de 26 m de long sur le chantier. » Une chance, la distance n'est pas trop grande. Ce qui diminue le bilan carbone. Un élément qui a sans doute aussi permis de faire pencher la balance du côté de l'offre de Roger-Delattre et de souffler ce marché de six millions d'euros à la barbe des Italiens et des Allemands. « Nous avons mis en avant une démarche environnementale. Nous calculons notre bilan carbone (ndlr : coût énergétique du transport, de la fabrication, etc.).


C'est intégré dans les appels d'offres publics. » D'ailleurs, pour améliorer encore ce bilan carbone, l'entreprise va équiper au printemps son usine de Saint-Léonard d'une toiture de panneaux photovoltaïques.


Pour l'entreprise boulonnaise, la charpente du Louvre-Lens, c'est un gros chantier. « Ça représente 30 000 heures de travail, la première moitié pour la fabrication, la seconde pour la pose, calcule Reinold Delattre. Si vous préférez, c'est du travail pour vingt personnes pendant un an. » C'est une des plus grosses commandes de sa société après l'hôtel de Région et l'hôpital de Valenciennes - des contrats de 15 millions d'euros chacun - ou le stade de Valenciennes (6 millions d'euros). Le chantier de Roger-Delattre s'achèvera en juin. Mais le musée ne devrait accueillir ses premiers visiteurs que fin 2012. Quand vous visiterez le Louvre-lens, après avoir admiré les oeuvres exposées, n'oubliez pas de lever le nez encore plus haut pour regarder ses poutres made in Boulogne. •

vendredi 15 octobre 2010

À Quévy (B), les invendus des grandes surfaces transformés en électricité verte

À Quévy (B), les invendus des grandes surfaces transformés en électricité verte

L'environnement préoccupe. Le sondage réalisé par « La Voix » sur la qualité du cadre de vie le confirme. Les projets censés réduire notre empreinte écologique ne font cependant pas tous l'unanimité, l'éolien en première ligne.

Les alternatives proposées ? La méthanisation. À trois kilomètres de la frontière, Quévy (B) abrite depuis 2007 Sodecom, une unité de revalorisation des déchets.

Des croissants au beurre, des pizzas, des courgettes, du pain, des yaourts, ou encore des bananes, tout est bon pour produire de l'électricité. L'ancienne sucrerie de Quévy, sur la route de Mons, s'est entièrement convertie à la biométhanisation. Pour vulgariser, on parle de recyclage et de valorisation des déchets. Un procédé qui a connu « des échecs en France », mais est en plein essor chez nos voisins belges.


Hubert Ewbank de Wespin, directeur du site de Quévy, explique la recette quotidienne de son entreprise.
Prenez un gros récipient bien hermétique. Ajoutez dedans « des déchets à haut pouvoir calorifique » (croissants au beurre par exemple), des déchets d'emballage, des déchets alimentaires liquides, des boues (du lisier pour être plus précis). En guise de levure, on rajoute dans ce grand récipient du maïs - « celui fourni par les agriculteurs étant idéal par son rythme constant de décomposition » - ou de la tonte de pelouse. Mélangez le tout et faites fermenter en chauffant à 37 C°. La matière organique en décomposition dégage un gaz, le méthane. « Le bio gaz s'accumule sous une bâche positionnée sur le biométhaniseur », puis est récupéré afin d'alimenter de puissants moteurs (les cages vertes sur notre photo). Les alternateurs entraînés par la puissance des moteurs « fournissent 2,4 mégawatts par heure, ce qui équivaut à alimenter 5 700 foyers ». Une double comparaison s'impose : 1,5 million de litres de fioul serait nécessaire pour obtenir la même production énergétique et contrairement aux éoliennes, le biométhaniseur fonctionne 24 heures sur 24. Son rendement est alors comparable à un parc de cinq à six éoliennes.

L'électricité produite est en partie utilisée pour le site, les 75 % restant sont revendus directement aux réseaux. « L'eau nécessaire au refroidissement des moteurs alimente l'ensemble du processus et chauffe les bâtiments. » Une éolienne présente dans l'enceinte du site vend elle aussi son énergie. Le compost stagnant dans le biométhaniseur est revendu aux agriculteurs comme engrais naturel. Enfin, pour boucler la boucle, Hubert Ewbank de Wespin envisage de revêtir les 2 000 mètres carrés de toiture des bâtiments avec des cellules photovoltaïques. Selon lui, l'entreprise « deviendrait le premier site européen réunissant trois sources d'énergie renouvelables ».

« La matière organique provient des invendus des grandes surfaces, des erreurs de production de l'industrie alimentaire », des cuisines des collectivités... Mais pas encore des particuliers, le tri sélectif n'étant pas assez développé. Idéalement, les particuliers devraient séparer la matière organique de leurs déchets, ce que se charge de faire, pour l'instant, l'entreprise belge. Un processus de désemballage qui, par ailleurs, reste secret.

Auchan Louvroil dispose d'une benne de collecte destinée à la biométhanisation. Environ 15 à 20 tonnes par mois partent se faire recycler à Quévy. Un bon point pour l'image, mais aussi une solution intelligente pour éviter de faire déborder les décharges. •


MATTHIEU BOUTON

Un son tout en volume





Jusqu’à présent, le volume sonore s’affichait de façon digital ou grâce à un bouton sur les haut-parleurs. Ce qui n’est pas toujours pratique pour avoir l’information notamment lorsqu’on est éloigné du pc ou que l’appareil est éteint et qu’on ne sait pas quel sera le volume sonore au démarrage du pc. Mais les créateurs des hauts-parleurs “Vol Portable Speakers” ont repensé l’affichage du volume sonore.

Rien de révolutionnaire en soit, mais il s’agit tout de même d’un système astucieux. Un cylindre rétractable grâce à des découpes (voir photo) et recouvrant le haut-parleur s’écrase plus ou moins en fonction du niveau sonore. L’indication visuelle est pratique car disponible depuis toute la pièce et différente de tout ce qui peut se voir par ailleurs. Et le geste est des plus simples: baisser la partie coulissante pour augmenter le son et le contraire pour le baisser


LES INTERFACES PRENNENT DES FORCES

La nouvelle interface NTT Docomo à retour de force, ou comment ressentir la 3D.



Les écrans tactiles seraient-ils déjà has been ?
Deux prototypes exposés au Ceatec le laissent à penser. Hitachi et NTT Docomo donnent de la profondeur aux interactions avec les écrans. Le plus grand opérateur de téléphonie mobile japonais rend même les écrans actifs avec un système de retour de force.



On s’y croirait. Sur le petit écran (en 3D et sans lunettes) un petit caméléon sur une branche regarde à droite, puis à gauche. Il semble inoffensif. Il vit sa vie. Mais lorsqu’on s’approche avec le stylet prévu à cet effet la surprise est de taille : le caméléon en fixe la pointe, projette sa langue et fait valser le stylet des doigts de l’utilisateur ! Oui, la langue de l’animal est venue ''toucher'' la pointe du crayon. 


Ainsi surprend le ''Touchable 3D Displays'' sur le stand de NTT Docomo au Ceatec (le plus grand salon High-Tech du Japon). Pour ce faire le dispositif de l’opérateur de téléphonie mobile suit la pointe du stylet grâce à deux caméras, ce qui permet au caméléon d’en suivre la trajectoire des yeux. Lorsque la pointe se trouve à quelques millimètre de l’écran, un courant envoyé dans la bobine qui se situe sous l’écran vient repousser grâce au champ magnétique créé la pointe aimanté du stylet en même temps que le reptile lance sa langue. A l’avenir l’entreprise imagine remplacer le stylet par des capuchons à mettre sur les doigts.


Si l’exemple présenté sur le stand est virulent, c’est qu’envoyer une forte impulsion de courant ne fait pas chauffer la bobine et donc ne dégrade pas l’écran. Mais la R&D de NTT Docomo cherche à travailler avec du courant continu, en le faisant varier l’utilisateur pourrait ressentir des formes et des matières. Le principal marché visé est celui des jeux vidéo mobiles, mais aucune date de sortie n’a été révélée. 


http://dai.ly/cdXR55


Hitachi, de son côté, présente une interface tactile sans contact basée aussi sur le traitement d’images issues d’une caméra 3D. Les gestes des mains (pointage, déplacement) dans un cube virtuel de 50 centimètres de côté contrôlent ce qu’il se passe sur l’écran, sans le toucher. L’entreprise d’électronique tokyoïte espère le lancer d’ici deux ans sur le marché des interfaces tactiles publiques (gares, centres commerciaux,…). Elle imagine aussi mettre au point un kit de développement, afin de multiplier les applications et ainsi encourager l’essor de sa technologie. 

Un miroir design pour se faire belle, écouter de la musique et… se chauffer !





Voici une petite merveille de créativité : un objet 3 en 1 qui combine trois fonctions : miroir, chauffage et haut-parleurs pour lecteurs Mp3.

   Ce miroir est avant tout un objet design ! La beauté de l’objet permet de l’installer dans n’importe quelle pièce de la maison, et donc aisément dans son salon. On apprécie en plus sa finesse incroyable avec  ses 12 millimètres d’épaisseur, autant dire que sa discrétion est assurée quel que soit son emplacement. 

Mais en plus d’être beau, il sait se rendre utile, puisque ce miroir fait aussi office de chauffage ! Il peut ainsi chauffer jusqu’à 15 m² …sans faire de buée disgracieuse. 


Ce produit hybride cache une autre surprise qui ravira ceux qui ne peuvent pas vivre sans musique :  ce miroir fait aussi office de haut-parleurs grâce à une connexion sans fil pour tous les lecteurs de musique équipés de la technologie Bluetooth. 

Bref, vous l’aurez compris, cet objet fait preuve d’une réelle innovation en matière d’économie d'espace, d’esthétisme et de praticité, et on adore !

Un ruban lumineux pour une mise en lumière originale





Voici une idée déco très astucieuse pour éclairer et décorer son intérieur ! Un ruban adhésif lumineux prêt-à-poser unicolore ou aux couleurs changeantes, pour encore plus de style et d'originalité dans sa déco.

Attention, ne vous fiez pas aux apparences, sous ses allures de simple bande adhésive, ce système lumineux cache un véritable concentré de technologie. Il est en effet constitué de LED et revêtu d’une surface adhésive capable de s’accrocher sur n’importe quel type de surface. Ainsi, chacun peut créer son ambiance en l’installant le long d’une corniche, sur une plinthe, et pourquoi pas un meuble, comme la table du dîner ! 

Bon à savoir : le ruban lumineux peut être installé comme source principale d’éclairage ou en appoint dans les pièces à vivre. Sachez tout de même qu’en unique source d’éclairage, ce système lumineux semble un peu limité. 

Le petit plus : deux modes d’éclairage sont possibles, une lumière fixe blanche, bleue, rose ou rouge ou une lumière à couleurs changeantes. Le système est livré avec une télécommande qui permet de choisir à distance la couleur et le mode d’éclairage. 


Une installation rapide sans travaux d’électricité 
- Découper le ruban à la longueur désirée
- Connecter le ruban au second ruban grâce à un connecteur droit ou d’angle 
- Plier le connecteur d’angle en fonction de l’angle désiré
- Coller le ruban à l’emplacement 
- Brancher le transformateur sur le secteur 
A noter : le raccordement peut atteindre jusqu'à 15 mètres

jeudi 14 octobre 2010

CAP AU NORD POUR LES SERIOUS GAMES

Ludomedic de CCCP avait été primé lors de l'édition 2009



Le Pôle Images lance officiellement son second appel à projets Serious Games 2010. L’objectif est de soutenir le développement et la production d'œuvres réalisées par des TPE et PME innovantes locales.


Avec 8 sociétés labellisées dans le cadre du Plan de Relances d'État de 2009, la région Nord-Pas de Calais veut s’affirmée comme un des bastions de l’économie numérique. C’est donc pour prolonger cette initiative qu’un fonds régional dédié à la structuration du Serious Game avait soutenu près de 10 projets en 2009. A l’instar de la plateforme médicale baptisée Ludomedic, créée par la société valenciennoise CCCP en partenariat avec les CHR de la région. Ce Serious Game permet aux enfants hospitalisés de comprendre l’ensemble du parcours de soin en jouant. 


Fort de ce succès, le Pôle Images, pôle d’excellence dédié aux industries de l’image basé à Tourcoing (59), a donc décidé de renouveler l’opération. Il vient de lancer officiellement son second appel à projets, Serious Games 2010. Le dispositif de cette année soutiendra une dizaine de lauréats, TPE et PME, qui se partageront la dotation de 500 000 €. 


Les entreprises candidates pourront également profiter d’un accompagnement personnalisé pour préparer au mieux leur dossier et maximiser ainsi leurs chances de réussite. Elles sont donc invitées à prendre contact au plus tôt avec l’équipe dédiée, afin de déposer leurs dossiers avant le 15 novembre 2010. 


L’accent mis sur santé et commerce 
Dans le cadre du partenariat du Pôle Images avec les pôles de compétitivité Eurasanté et PICOM, une attention spéciale sera portée aux projets innovants construits autour de la Santé ou du Commerce. Sont également éligibles sans exclusive toutes les PME innovantes de moins de 250 salariés dont les projets présentent un intérêt culturel, social, sanitaire ou économique conséquent et qui feront montre de logiques de partenariats avec des sociétés privées ou institutions publiques installées dans la région Nord-Pas de Calais. 


Les lauréat seront connus le 25 novembre prochain à l’occasion d’une demi-journée événement, baptisée Jouons Sérieusement. Avec à l’affiche : bilan concret de l’appel à projets 2009 ; mise à disposition des projets jouables dans un espace showroom aménagé et conférences thématiques. 


Jean-François Prevéraud


Pour en savoir plus : http://www.pole-images-nordpasdecalais.com